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Saturday, 03 December 2011 12:00

Agression mortelle de Reaz Calloo – Bibi Akleema Calloo raconte les faits Featured

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Bibi Akleema Calloo affirme avoir entendu les cris de détresse de son fils le jour de l’agression. Bibi Akleema Calloo affirme avoir entendu les cris de détresse de son fils le jour de l’agression.
Bibi Akleema Calloo ne s’est jamais remise de la mort de son fils, Reaz Mohammad Calloo, 28 ans. Trois ans après, la mère fait le récit de l’agression de son fils en Cour intermédiaire dans le procès qu’intente le DPP à l’agresseur, Said Maudarun.
Said Maudarun, un chauffeur de taxi de 58 ans, fait objet devant cette instance judiciaire d’une accusation de coups et blessures ayant causé mort d’homme sans intention de tuer. Le drame s’est produit le 27 décembre 2008, à la rue Boulevard Pitot. Le chauffeur de taxi est accusé d’avoir infligé des coups à la victime ayant causé sa mort sans avoir eu l’intention de tuer.

Les Dr Sudesh Kumar Gungadin et Max­well Monvoisin, respectivement Principal Police Medical Officer et Police Medical Offi­cer, ont conclu le décès de la victime à une lacé­ration du cerveau à la suite d’une fracture du crâne.

État critique
Le quinquagénaire a plaidé non coupable sous la charge retenue contre lui. Il est défendu par Me Samad Golamaully, tandis que la poursuite est assurée par Me Noël Thomasoo, State Counsel, assisté du « Police Prosecutor », le chef inspecteur Bissessur.

La mère de Reaz Calloo, Bibi Akleema Cal­loo a été entendue en Cour. Elle relate l’agression de son fils comme-ci c’était d’hier. « Le jour du délit, j’ai entendu mon fils crier : « mama, dimoune pé batte moi ». Immédiate­ment, dit-elle, après avoir entendu les cris de détresse de son fils, elle s’est ruée hors de sa maison. « Mone sortie. Mo garçon ti pé déboute devant la porte lentrée. Mone trouve Said Maudarun tape li en coup dibois. Sa jour-là, ti ena bien la lumière, ti bien éclairé », raconte la vieille dame.

Le témoin souligne qu’elle a tenté de protéger son fils. En même temps, raconte-t-elle, les sœurs de Said Maudarun sont intervenues. Elle explique qu’une d’entre elles a attrapé son fils, alors que l’autre lui a infligé des coups de pied. Elle souligne que son fils est tombé. « Il y avait du sang qui sortait de ses oreilles. Je pensais que mon fils était simplement inconscient.

Je l’ai conduit d’urgence à l’hôpital. On m’a informé que son état était critique et qu’il devait être transféré à l’hôpital SSRN, à Pample­mousses. Quelques jours après, mon fils est décédé ». Elle précise : « Mo garçon pane rentre dans la caze. La mort qui fine rentre dans mo la caze sa jour-là ». Selon la mère, Reza Calloo était sorti ce jour-là pour acheter du pain. Son père venait de décéder.

Contre-interrogée par Me Samad Golamaully sur les antécédents de son fils, Bibi Akleema Calloo précise que son fils n’était pas un mauvais garçon. « Mon fils était tranquille. Il tentait de sortir de l'enfer de la drogue. Il se soignait en suivant un traitement à la méthadone ».

Le témoin Aftar Ali Lawloo souligne, pour sa part, que le jour du drame, il avait entendu un bruit. « Je suis sorti. J’ai vu Said Maudarun et Reaz Calloo en train de se disputer. Tout d’un coup, Said Maudarun a frappé Reaz Calloo à la tête avec un casque intégral ». Contre-interrogé par la défense, le témoin dit n’avoir rien vu par la suite. « Ce que j’ai vu, je l’ai dit en Cour », maintient-il.

Said Maudarun a, quant à lui, nié avoir tabassé Reaz Calloo. Selon sa version, il a appris que Reaz Calloo aurait vandalisé sa voiture. Il a voulu avoir des explications. Reaz Calloo lui aurait lancé : « Tone trouve moi raye to van » ? Ensuite, souligne-t-il, Reaz Calloo l’a frappé avec son casque intégral. Puis, il s’est sauvé. Au même moment, il a entendu crier : « Attention li pé vini ». Said Maudarun explique que Reaz Calloo avait dans une main un morceau de bois et dans l’autre, un sabre. Ce dernier, dit-il, l’a de nouveau tabassé. Cette fois, il affirme avoir reçu des coups au ventre. « Je ne l’ai ni frappé, ni poursuivi », maintient-il en Cour.

Par ailleurs, la sœur de Reaz Calloo, Bibi Reshaznia Mamode, témoin de la défense, a confirmé la version de sa mère en Cour. Ensuite, le procès a été ajourné au 5 décembre 2011 devant le magistrat Vinay Appadoo. La défense fera sa plaidoirie et la poursuite, son réquisitoire.



Le Defi Plus

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