20 June 2013
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Saturday, 10 November 2012 09:00

Sauveur ou étrangleur de la croissance ? Featured

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Le Budget 2013 va-t-il aider à relancer la croissance ? Des doutes subsistent.
Par contre, Xavier-Luc Duval rassure en tant que gestionnaire financier, réussissant à ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 % et la dette publique sous les 55 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

La population mauricienne, notamment le monde des affaires, attendait beaucoup du Budget 2013 pour relancer une économie locale qui a manqué le coup cette année. Croissance de 3,4 % pour 2012, selon les chiffres de Statistics Mauritius, contre 3,9 % en 2011. Finalement, ce sera un Budget principalement à vocation sociale. Renganaden Padayachy, économiste de la Chambre de Commerce de l’île Maurice (CCIM), explique que « le Budget est socialement intéressant. Le gouvernement continue une politique de ciblage concernant certaines aides sociales.»

Mais sur les prévisions de croissance de 4 %, annoncée par le ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, Renganaden Padayachy est plutôt pessimiste et sceptique. « Il sera difficile d’atteindre cet objectif, compte tenu de la situation actuelle. Mais nous pouvons toujours espérer…»

Atteindre 4 % l’an prochain, alors que les instances suprêmes, dont la Banque mondiale, prévoient une croissance de 3,7 %, relève en effet d’une gageure.

Le porte-parole des Petites et Moyennes Entreprises (PME), poumon de l’économie (et pourvoyeur de 250 000 emplois, soit 46 % des emplois au pays) dit rester sur sa faim. « Nous attendions des mesures fortes pour booster notre économie, redonner la confiance et encourager l’investissement. Finalement, c’est un Budget que je qualifierai de non-event. »
Si l’an dernier, certains observateurs qualifiaient le premier Budget de Xavier-Luc Duval de prosecteur privé, cette année, le monde des affaires devra repasser : pas d’allégement fiscal ou de mesures phares comme le réclamaient les opérateurs économiques, pour retrouver la compétitivité.

Si le Budget pèche au niveau des mesures macroéco­nomiques, le ministre démontre une nouvelle fois son approche prudente, gérant les comptes de l’État comme sait le faire un expert-comptable. Le déficit budgétaire (l’un des indicateurs qui effraient le plus les investisseurs) a été ramené à 2,5 %. Et sans les dépenses du Pay Research Bureau (PRB), Maurice aurait eu un déficit budgétaire de 1,1 %, en 2013.

Le pays est également ‘on track’ concernant la dette publique. La dette publique devrait passer de 54,2 % du PIB en 2012, à 53,7 % en 2013.



Last modified on Saturday, 10 November 2012 09:50
Kervin Victor

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