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Friday, 31 August 2012 11:15

Son passeport est à Paris, Sada Curpen reste en prison Featured

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Sada Curpen (centre) n’est pas passé loin d’être libéré Sada Curpen (centre) n’est pas passé loin d’être libéré
Le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) a annoncé jeudi n’avoir aucune objection à ce que Sada Curpen soit en liberté conditionnelle. Toutefois, il s’est ravisé en apprenant que le passeport français du prévenu est en France.
Le directeur d’Imagine Hair, Sada Curpen, 35 ans, n’est pas passé loin d’une remise en liberté sous caution. Jeudi, il a été présenté devant la Cour intermédiaire où il répond d’une accusation formelle d’entente délictueuse, aux côtés de Christophe Jérôme Legrand, alias Souri, et Steeve Patrick Prinsley Serret, surnommé Poloco.

Les trois sont poursuivis sous une accusation commuée d’entente délictueuse en vue de faire du tort à Denis Fine. Ce dernier, un Mauricien établi à Paris, a été abattu d’une balle à la tête à son domicile à Pamplemousses, dans la nuit du 3 janvier 2010. Selon la police, le mobile du crime serait une rivalité sur fond de trafic de Subutex.

Le DPP avait décidé de poursuivre les prévenus devant la cour d’assises, avant de se raviser et de le faire devant la Cour intermédiaire. La décision d’éviter un procès aux assises est dû au fait que trois témoins-clefs de la poursuite se sont rétractés au cours de l’enquête préliminaire et qu’après avoir revu le dossier, le DPP est d’avis qu’il a une chance d’obtenir la condamnation avec le présent procès devant la Cour intermédiaire.

À l’ouverture du procès jeudi devant la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen, Me Mohana Naidoo a informé le tribunal que le DPP n’a pas d’objection à ce que Sada Curpen et ses acolytes soient en liberté conditionnelle. Toutefois, l’avocate a soutenu que cette démarche est soumise à conditions.
Cette déclaration a été suivie par des remarques des plus acerbes des avocats des prévenus, notamment Me Ivan Collendavelloo, qui défend Sada Curpen, avec Mes Gavin Glover et Raouf Gulbul. Pour Me Ivan Collendavelloo, « les conditions d’une remise en liberté sous caution sont du ressort du tribunal, en l’occurrence du magistrat siégeant (…) Cela a toujours été le cas… »

Me Mohana Naidoo a répliqué qu’il y a déjà eu des remises en liberté sous caution, après des conditions soumises par le DPP.
La magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen a alors rappelé à la représentante du bureau du DPP qu’elle n’est pas censée dicter les conditions de remise en liberté d’un prévenu.

À quoi, Me Mohana Naidoo devait répondre qu’il s’agissait uniquement d’une suggestion. Elle a ensuite annoncé qu’elle ne va pas objecter à ce que Sada Curpen soit en liberté conditionnelle, à condition qu’il fournisse une caution de Rs 1 million et accepte de remettre aux autorités son passeport français « afin d’éviter qu’il puisse fuir la justice comme cela a été le cas avec le steward français Christophe Caterino ».

Après concertation, il ressort que le passeport français de Sada Curpen est resté dans sa demeure à Paris, en France. Me Mohana Naidoo a soutenu qu’en l’absence de ce document en possession des autorités, elle va objecter à ce que Sada Curpen soit en liberté conditionnelle. Me Ivan Collendavelloo a alors requis un débat sur la position adoptée par le DPP. Il aura lieu le 4 septembre. Concernant le prévenu Serret, Me Mohana Naidoo a informé la Cour qu’elle n’a aucune objection à ce qu’il soit en liberté conditionnelle.

Mais vu que l’appel interjeté par le DPP contre une décision du tribunal de Pamplemousses d’accorder la liberté conditionnelle au prévenu Serret est étudié devant la Cour suprême, une décision finale sera prise ultérieurement.

Quant au prévenu Jérôme Legrand, il aurait pu être en liberté conditionnelle contre une caution de
Rs 500 000 et une reconnaissance de dette du même montant. N’ayant pu satisfaire ces conditions à jeudi après-midi, il a été reconduit en détention préventive.



Last modified on Friday, 31 August 2012 11:33
Kursley Thanay

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