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Tuesday, 15 January 2013 23:54

Pilules contraceptives 3G – Des risques pas trop durs à avaler

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Une femme qui souffre d’hyper­tension, de surpoids, et si elle a un antécédant de thrombose est plus à risque qu’une autre. Une femme qui souffre d’hyper­tension, de surpoids, et si elle a un antécédant de thrombose est plus à risque qu’une autre.
La polémique enfle autour des pilules contraceptives de troisième et quatrième générations en France. Risques d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus, de phlébite et de cancer du sein. La liste est longue, mais ce mode de contraception a toujours la cote chez la femme mauricienne. Le point sur la question.
«C’est la meil­leure façon », lâche Char­lotte, fonctionnaire de 35 ans. Comme elle, de nombreuses femmes optent pour des pilules contracep­tives. Certaines préfèrent celles qui agissent dans la durée et d’autres celles du lendemain. Pharmacie Nouvelle est le premier importateur de pilules à Maurice.

Anushka Mootia, chargée de communication, expli-que : « La commercialisation mondiale des pilules con­traceptives a commencé dans les années 60. Et au début des années 70, c’est à travers le laboratoire Schering que Pharmacie Nouvelle Ltd introduit les deux premières marques à Maurice : Anovlar et Eugynon. » Avec plus de 40 ans d’existence à Maurice, les pilules contraceptives sont déjà bien adoptées par les femmes mauriciennes. Sous l’avis d’un gynécologue ou sans consultation.

« Le gynécologue m’a prescrit des pilules d’une marque précise et depuis, je n’achète que cette marque. Je ne ressens pas de méfaits, sauf des pertes blanches de temps en temps », ajoute Kavita, 27 ans. Des marques, il y a en un éventail. « Nous avons plusieurs marques de pilules. Elles sont utilisées selon les prescriptions des médecins », affirme Anushka Mootia.

Et comme tout médicament est appelé à évoluer, la pilule a fait son bonhomme de chemin pour arriver à la troisième génération.

Pharmacie Nouvelle explique que celles qui ont plus la cote chez les Mauriciennes sont Yasmin, Microgynon, Brevinor et Meliane. Elles se vendent entre Rs 50 et Rs 350 la boîte. Prix accessible selon ces femmes pour qui la pilule est devenue un must.

« J’ai deux enfants et il n’est pas question d’en avoir d’autres. Je prends la pilule et je n’en parle pas autour de moi, c’est toujours tabou dans certaines familles. Une amie m’en a parlé et je suis cette méthode depuis quatre ans. J’en ai toujours à la maison et je prends le soin d’en prendre après chaque relation », nous confie Ruby, 35 ans, femme au foyer.

Ah Fat Wong Ten Yuen, gynécologue : « Une fausse polémique »
Les plaintes se succèdent en France depuis deux semaines. Si bien que l’affaire est prise au sérieux. À Maurice, ces pilules sont connues chez les femmes.

« Cette polémique n’a pas sa raison d’être », estime le gynécologue Ah Fat Wong Ten Yuen, opérant dans le privé. Selon lui, « la première génération était déjà connue pour ses risques de thrombose. » Il existe deux types de pilule contraceptive, la pilule combinée, qui contient deux dérivés de l’œstrogène et de la progestérone, et la pilule progestative, qui ne contient que le progestatif. Elle est active sur les hormones et est fiable, selon le gynécologue :
« Avec la pilule, c’est sûr et certain que la femme ne tombera pas enceinte. »

Avant toute prescription, Ah Fat Wong Ten Yuen explique qu’il faut faire un bilan de santé : « Les facteurs à risques sont présents si la femme souffre d’hypertension, de surpoids ou si elle est âgée de plus de 40 ans, et surtout si elle a des antécédents de thrombose. La cigarette est déconseillée chez celles qui prennent la pilule ».

La liste des accusations est longue, à tel point que le gouvernement français préfère arrêter le remboursement des plaquettes de pilules concernées. Une mesure qui prendra effet dès le début du mois de mars.

Pilules 3ème génération : faut-il les arrêter ?
Affolées par le déferlement médiatique autour des pilules de 3ème génération, de nombreuses femmes s’interrogent sur les démarches à entreprendre : doivent-elles arrêter de prendre leur pilule ? Le Dr Christian Jamin, gynécologue endocrinologue à Paris, fait le point sur la question.
> Les femmes doivent-elles interrompre leur pilule ?
Les femmes ne doivent surtout pas arrêter de prendre leur pilule. Les sur-risques thromboveineux et thromboembolique attribués aux pilules de 3ème génération existent surtout en début de prise. Si vous supportez bien votre pilule de 3ème génération, discutez-en tranquillement avec votre médecin pour savoir pourquoi il vous a prescrit cette pilule. Si les raisons ne sont pas suffisantes, demandez-lui de vous prescrire une pilule de 2ème génération ou des pilules à l’estradiol ou encore un autre mode de contraception. S’il a des raisons objectives, gardez-la.

> Quels sont les risques auxquels les pilules de 3ème génération exposent ?
Deux types d’accidents sont associés aux pilules, que l’on connaît depuis plus de 50 ans :

- les accidents artériels (les infarctus du myocarde, certains accidents vasculaires cérébraux), dont la mortalité est très élevée, à hauteur de 50 %. Ces accidents sont toujours liés à des comorbidités, autrement dit à d’autres maladies ou facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’hypercholestérolémie. En l’absence de tels facteurs, la pilule ne présente aucun risque.

- les accidents thromboveineux (phlébite, embolie pulmonaire). Ces accidents sont imprévisibles dans la moitié des cas. Et même si l’on tient compte des facteurs de risque - que sont les antécédents person­nels et familiaux, l’âge, le poids et la durée de prise de la pilule - le risque reste le même, à savoir le double de celui d’une femme sans contraceptif oral, soit 4 cas attendus par an pour 10 000 femmes contre 2.
> Les autres modes de contraception comportent-ils des risques ?
La pose d’un stérilet expose à un risque infectieux important, notamment chez les femmes qui n’ont pas une vie sexuelle stable. En outre, il existe un risque de perforation de l’utérus. Le préservatif ne prévient la grossesse que dans 80 % des cas. Quant aux pilules progestatives pures ou aux implants, la prise continue de progestatifs peut entraîner des troubles des règles, de l’acné ou une prise de poids parfois difficilement supportables.
> Y a-t-il des examens spécifiques capables de prédire le risque d’accident vasculaire ?
Aucun examen ni aucune prise de sang n’est prédictif d’une thrombose. La preuve, seul un tiers des victimes de phlébites présentent des désordres biologiques.
> Quel est le plus grand risque de la contraception ?
Le pire de la contraception, c’est de ne pas la prendre.

Source :Doctissimo



Last modified on Wednesday, 16 January 2013 07:22
Ursula Lareine

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