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Friday, 15 February 2013 11:00

Pluies torrentielles – Des mesures post-déluge

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Des mesures correctives seront prises pour éviter le scenario catastrophe des pluies torrentielles de mercredi. « Nous allons investir dans les drains là où le besoin se fait le plus sentir », confie-t-on au ministère des Infrastructures publiques. Cette année, il faut s’attendre à des projets valant plusieurs dizaines de millions de roupies.
Ce qui est peut-être encore plus important, c'est qu’une proposition de loi sur la gestion des catastrophes naturelles pourrait être présentée à l'Assemblée nationale, en avril. Depuis 2008, elle est peaufinée. Elle avait été recommandée par le Fact-Finding Committee, présidé par le juge Bushan Domah, faisant suite aux pluies torrentielles du 26 mars 2008 qui avaient fait quatre victimes.

À chaque fois que Dame Nature fait ses caprices, les services météorologiques sont parmi les premiers à essuyer des critiques. À tort ou à raison ? À cet effet, Balraj Dunputh, directeur de la station de Vacoas, fait ressortir : « Nous avions prévu depuis la veille qu’il allait y avoir de fortes averses mercredi. Nous avons fait ce qu'il fallait et avons déclenché l’alerte aux pluies torrentielles lorsque nous avons enregistré 100 mm de pluie dans plusieurs régions durant les 12 dernières heures ». Et de préciser qu’il y a déjà un protocole établi en cas de pluies torrentielles : « Tous les départements savent ce qu’il faut faire. »

Fait est cependant qu’alors que les prévisionnistes indiquaient que les grosses pluies allaient continuer dans l’après-midi et durant la soirée, la majeure partie de l'île est restée au sec. « Les nuages se sont dissipés. Dans un système nuageux, il y a toujours des évolutions qui ne sont pas prévisibles », explique Balraj Dunputh.

Subaraj Sok Appadu, ancien directeur de la station de Vacoas, se demande pourquoi l'on a attendu pour émettre l’alerte aux pluies torrentielles à 6 heures : « Lorsque j’étais là et même avant, la pratique voulait que les alertes fussent déclenchées à 4 heures ou à 16 heures. Ceci permettait à tout le monde de prendre les dispositions nécessaires. Nous n’attendions pas que la barre des 100 mm fût franchie... »
Très sévère envers les autorités, Subaraj Sok Appadu constate qu’après chaque catastrophe naturelle, «elles disent qu’elles apporteront des améliorations, mais après rien. En 2008, un rapport a été soumis avec des recommandations. Qu’est-ce qui a été fait ? »

Ses critiques se dirigent envers les gouvernements successifs. « Chaque régime a eu au moins un rapport sur les régions les plus à risques. Ils savent donc très bien quelles sont ces régions, mais au lieu d’apporter des mesures correctives, on laisse les choses empirer. »S’il y a un département qui est exposé lors des intempéries, c’est celui des sapeurs-pompiers. Louis Pallen, Chief Fire Officer, est catégorique sur ce qui s’est passé mercredi : « Nous avons eu une situation où tout le monde a été débordé par l’ampleur de l’événement qui s’est produit à une période précise. » En dix heures, les pompiers sont intervenus 400 fois, sur un peu plus d’un millier d’appels.



Last modified on Friday, 15 February 2013 08:58
Patrick Hilbert

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