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Tuesday, 19 February 2013 10:12

Subvention de Rs 750 par enfant pauvre – Bras de fer entre les Finances et la Sécurité sociale

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Une solution sera trouvée rapidement, dit-on. Une solution sera trouvée rapidement, dit-on.
La mise en place d’une mesure sociale, annoncée dans le dernier budget et visant des milliers d’enfants pauvres, ne se passe pas sans heurts. Le ministère des Finances et celui de la Sécurité sociale n’ont pas la même opinion sur son application, retardant ainsi le projet.
La mise en place de l’aide gouverne-mentale de Rs 750 par enfant défavorisé pour garantir leur scolarité est retardée par un différend entre les deux ministères concernés.

D’un côté, le ministère de la Sécurité sociale soutient ne pas disposer de suffisamment de ressources humaines pour la mise en place de cette subvention, et de l’autre, le ministère des Finances ne veut pas débloquer l’argent pour recruter davantage de personnel.

Lors de son discours du Budget, le 20 novembre dernier, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, avait annoncé une nouvelle aide de Rs 750 par enfant pour toutes les familles ayant des revenus mensuels de moins de Rs 6 200. Cela, à condition que les enfants aient un taux de présence à l’école de 90 %. Mais voilà qu’après l’annonce faite depuis plusieurs mois, le ministère de la Sécurité sociale fait face à un problème de taille.

S’il a, jusqu’ici, enregistré 12 000 familles souhaitant bénéficier de cet avantage, il n’a pas les moyens d’aller enquêter sur le terrain pour savoir si ces foyers sont effectivement éligibles ou pas.
« C’est vrai que nous avons un problème de personnel. Nos officiers ont déjà leur travail à faire et pour effectuer les enquêtes, nous aurons besoin d’environ 30 personnes », confirme Thakooparsad Bhoyroo, commissaire adjoint au ministère de la Sécurité sociale. La demande a bien été faite pour des fonds additionnels au ministère des Finances, mais celui-ci est réticent.

« Ce que les Finances ne veulent pas comprendre, c’est que c’est un travail continu. Non seulement, il faut enquêter sur les revenus de ces familles, mais en plus, il faut vérifier si chaque enfant est bel et bien présent à 90 % du temps dans la classe durant les heures d’école », fait ressortir Radakrishna Sadien, président de la Government Servants’ Association (GSA). « Le syndicat et le ministère de la Sécurité sociale sont d’accord sur le fait qu’il faut plus de gens. Le ministère des Finances insiste pour que l’on prenne les mêmes personnes », ajoute le représentant des travailleurs du service public.

Au niveau des Finances, l’on fait ressortir que « l’on essaie toujours de trouver une solution ». Cette source proche du dossier est confiante qu’une solution sera trouvée rapidement. Même son de cloche du côté du ministère de la Sécurité sociale. « Nous sommes en train de voir avec les Finances comment mettre en place ce plan. Les discussions se passent à très haut niveau », confie Thakooparsad Bhoyroo. Si initialement, le soutien devait commencer au début de l’année, l’échéance a été repoussée à mai. Le gouvernement pourra-t-il entamer le décaissement à partir de ce mois-là ? « Nous essayons de maintenir ce cap », dit l’adjoint au commissaire du ministère de la Sécurité sociale.

En novembre dernier, Xavier-Luc Duval avait indiqué qu’il visait 20 000 enfants par cette mesure pour une somme globale de Rs 100 millions par an. Selon les statistiques officielles, environ 5 000 enfants en âge d’aller à l’école n’y vont pas ou de manière sporadique. Cette nouvelle mesure vise à inciter les parents à envoyer leurs enfants à l’école. Au cas contraire, ils n’auront pas droit à cette somme de Rs 750 par enfant.




Patrick Hilbert

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