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Thursday, 21 February 2013 10:58

Inondations : En quête des causes Featured

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L’actualité est dominée par les récentes pluies torrentielles qui ont causé des dégâts, non seulement, à l’agriculture mais aussi aux habitations.
Des centaines de maisons à travers le pays ont été inondées, avec des meubles, appareils électroménagers et autres effets personnels abîmés. L’incompréhension règne alors que les autorités essayent de situer les responsabilités, à l’instar des morcellements.

Si les pluies torrentielles de la semaine dernière ont provoqué au moins une chose de bien, c’est la prise de conscience de l’état de nos drains, de notre capacité à gérer efficacement une calamité naturelle, l’importance de faire un audit complet du niveau infrastructurel pour éviter des situations semblables dans le futur et l’urgence de la prise de décisions spontanées. Cela, sans pour autant créer la confusion, surtout au niveau des écoles. Toutefois, beaucoup de gens restent sceptiques quant à la gravité des récentes averses. Pour eux, ces pluies n’étaient pas du genre à causer une catastrophe, mais n’empêche, nos routes ont été rapidement inondées, des habitations sous l’eau, des ponts submergés et pire, la panne du réseau mobile d’un gros opérateur.

Les causes probables
Pour les autorités, la faute dans le Sud du pays revient à certains promoteurs de morcellements qui n’ont pas fait provision pour des drains adéquats. On a aussi entendu que des promoteurs ont bloqué des cours d’eaux naturels et des drains. Jusqu’ici, aucun des promoteurs visés ne s’est défendu. Alors que les victimes des inondations ont manifesté leur colère quant à l’absence de drains dans leur région. La National Development Unit a rappelé que le programme de construction se poursuit. De son côté, le ministre des Infrastructures publiques a dit que de 2008 à ce jour, le gouvernement a dépensé Rs 2,5 milliards dans la construction de drains.

Drains obstrués
Nos drains sont principalement des tranchées d’une profondeur d’à peine trois pieds, et d’une largeur de deux pieds, recouvertes d’une dalle de béton sert de trottoir. Il faut souligner que la construction de trottoirs comprend simultanément le drain en dessous, mais depuis quelque temps, on voit des travaux bâclés dans certains endroits avec l’installation de passage pour piétons en béton, sans aucune tranchée servant de drains.

L’eau de pluies transforme ainsi la route en bourbier. C’est aussi  un fait que la majorité des drains du pays sont obstrués par des déchets, et un mauvais entretien ne fait qu’aggraver le problème. Alors qu’on demeure indifférent quand il fait beau temps, ce n’est qu’en temps de pluies qu’on dépêche des hommes pour débou­cher les drains en urgence, comme en témoigne une photo du lord-maire prise, mercredi dernier, et circulée sur Facebook.

Mauvaise planification
Kevin Doomun, ingénieur civil, est d’avis que tout se résume à une question de planification. Pour lui, c’est aux autorités de faire une étude des différents endroits afin de déterminer comment canaliser les eaux de pluie loin des habitations. « Il faut savoir et prévoir comment évacuer l’eau qui se fraiera de pluie un chemin à travers champs et maisons. Au Japon, on a ce qu’on appelle des ‘Floodways’ qui sont des vastes drains souterrains.

Nous pouvons, certes, nous en inspirer », nous dit-il. Il y a aussi le fait que des gens construisent leurs maisons sur des bas-fonds, ou encore dont le rez-de-chaussée est à même la rue, ce qui les rendent très à risques. « Augmenter le ‘floor level’ n’est pas vraiment la solution, car si vous épargnez votre maison des inondations, votre cour et votre rue seront toujours inondées, faute d’une canalisation appropriée. »

Les assurances
Abdel Ruhomatally, Deputy Director de GFA Insurance, trouve que les Mauriciens ne sont pas enclins à assurer leurs maisons contre les intempéries. « Nous avons tendance à prendre une assurance seulement quand c’est obligatoire, par exemple une assurance voiture. »  Par les temps qui courent, souscrire à une assurance habitation est une priorité pour éviter des mauvaises surprises.

Témoignage
Yash Ramchurn, travailleur social et conseiller de village à Fond-du-Sac nous a raconté le calvaire subi par des centaines d’habitants du village. Fond-du-Sac a été complètement inondé. « C’était du jamais-vu. On ne comprend pas d’où a pu venir cette eau. Nous pensons que l’eau est venue des villages avoisinants, en passant par les champs de canne. Ceux-ci, déblayés, (derocking oblige) donnent libre cours à l’eau. Les habitants déplorent que la télévision nationale n’ait pas répondu à l’appel pour montrer ces images au public. C’était une expérience traumatisante. Même le terrain de foot devant l’école a été transformé en lac. Les drains du village ne pouvaient contenir ces flots. On craint une répétition si la pluie persiste. »







Shaffick Hamuth

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