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Monday, 16 January 2012 12:00

Konrad Morgan : « Je me suis senti limité dans mes moyens » Featured

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C’est la grande rentrée mais il y aura un grand départ, Konrad Morgan (en médaillon).  C’est la grande rentrée mais il y aura un grand départ, Konrad Morgan (en médaillon).
Konrad Morgan explique les raisons de son départ. Ne pouvant fonctionner librement, il a pris la décision, lundi dernier, de mettre un terme à sa collaboration comme No 1 de l’Université de Maurice.
Petit à petit, Konrad Morgan, qui a démis­sionné de son poste de vice-chancelier de l’université de Maurice lundi dernier, lève le voile sur ce qui l’a poussé à partir. « Oui, je me suis senti limité pour faire progresser davantage l’université, alors j’ai pensé qu’il était approprié de soumettre ma démission », répond-il à une question du Défi Quotidien.

A force d’ingérences, notamment au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, et de résistance farouche à son plan de restructuration dans certains quartiers de l’université de Maurice, Konrad Morgan a donc décidé de jeter l’éponge. Il reste en poste jusqu’au 9 février, lorsque son préavis d’un mois aura expiré. Cela alors qu’il devait y être jusqu’en janvier 2013.

Probablement, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la décision du Bureau du Premier ministre de remplacer une bonne partie du conseil d’administration de l’Université de Maurice. Cela exactement quatre jours avant le 22 décembre, date à laquelle une réunion du conseil d’administration devait se tenir pour amender les statuts de l’institution et permettre une mise en application du fameux plan de restructuration. « L’intervention du Bureau du Premier ministre est venue comme une surprise pour moi », concède Konrad Morgan.

Certes, le mandat de certains des membres avait expiré, mais pourquoi venir changer cela juste avant la mise en route du plan de réforme ? D’autant plus que le mandat de certaines de ces personnes était arrivé à terme depuis près de deux ans.

Pourtant, cette réunion était le moment culminant de plus d’un an d’efforts. La réorganisation de l’uni­versité était une des attributions claires de Konrad Morgan. Il s’agissait, entre autres, de revoir la nomi­nation du personnel, les méthodes de promotion, la discipline, le mode d’allocation de contrats, mais aussi l’organigramme de l’établissement.

« Certains  principes de la réorganisation et la considération du conseil sur ces propositions ont évolué pendant plus de 18 mois pour culminer à la réunion du 22 décembre. Un préavis légal de 14 jours avait été donné pour amender les statuts de l’université. (…) Comme je l’ai déjà dit, les membres du conseil attendaient leur renouvellement et le Bureau du Premier ministre était parfaitement en droit de changer les membres, mais le faire après 18 mois de travail, à un tel moment, c’est une surprise », avance Konrad Morgan.

Cette restructuration, qui a subi plusieurs retouches et qui a été avalisé fin août, faisait cependant l’objet de critiques de certains qui activaient des leviers en coulisses pour faire capoter le plan. Pourtant, de restructuration, l’Université de Maurice en a un énorme besoin. En 40 ans d’existence, la structure de l’institution n’a guère évolué.

Encore en place aujourd’hui la structure avait été dessinée pour 400 étudiants au départ. Demain, le campus de Réduit accueille près de 12 000 étudiants et un millier de membres du personnel, alors qu’ils étaient quelques douzaines au début.C’est Pour Konrad Morgan, « le modèle de l’organi­sation était bon pour une institution embryonnaire ,de petite taille, mais il n’est plus approprié pour un établissement  beaucoup plus vaste. Donc, la priorité de la réorganisation était d’améliorer l’efficience organisationnelle et de séparer les responsabilités afin de minimiser la possibilité, ou la perception, d’in­fluence sur des décisions critiques ». Ce dernier espère maintenant que le nouveau board continuera à se pencher sur cette grande réorganisation.

Sans trop de rancune, Konrad Morgan affirme que travailler « avec une grande équipe à l’université a été un énorme plaisir et je pense que nous avons pu faire des changements positifs qui serviront de base pour un plus grand progrès dans le futur ».

La Secondary School Teachers’ Union réclame un ministère pour le secondaire
Un ministère dédié au Secondaire comme c’est le cas pour le Tertiaire. C’est le souhait de la Secondary School Teachers’ Union (SSTU). Cela fait suite aux récents événements dans le secteur, rétorque Vikash Ramdonee, secrétaire de la SSTU. Et d’ajouter que c’est la preuve que le ministre de l’Education ne peut pas tout gérer. « Il n’y a qu’à voir si les examens de la Form III sont vraiment des examens nationaux.

Pourquoi ne pas demander aux instances comme le Mauritius Examination Syndicate de s’occuper de remplir les menus détails demandés » , s’insurge Vikash Ramdonee.’Notre interlocuteur estime qu’il n’y a pas de communication entre le syndicat et le ministère. « Nos correspondances ne sont pas prises en considération. Augmenter le salaire des enseignants du primaire ne pose pas de problème, affirme Vikash Ramdonee. Mais que le ministre vienne dire que le gros du travail avec les enfants se fait au primaire n’est pas juste. Car, au secondaire également, il y a du travail à faire, parce que les enfants sont en pleine adolescence et il faut les prendre en considération. »



Last modified on Monday, 16 January 2012 12:46
Patrick Hilbert

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