Cette affaire remonte à 2008. L’accusé était alors âgé de 16 ans. La victime, une habitante du Nord, est connectée sur « MSN Messenger », entame une conversation avec l’accusé via le ‘chat’. Mais la jeune fille remarque que la conversation prend une tournure indécente. Elle décide donc d’arrêter tout contact. Mais, les choses tournent au vinaigre. Le jeune homme commence à la harceler en lui envoyant des messages indécents sur son portable et sur celui de son frère. Une manœuvre entreprise en seize occasions.
Le pire : l'accusé a traqué le profil de l’adolescente via « MSN Messenger » en utilisant un mot de passe. La jeune fille est atterrée lorsqu’elle découvre que sa photo a été remplacée par celle d’une personne décapitée. C’est le père de la victime qui parle alors au jeune homme le menaçant de le dénoncer à la police. Mais ce dernier, confiant, réplique alors « que les enquêteurs ne sont pas assez intelligents pour le retracer ».
C’est le 22 août 2008, que la victime, accompagnée de son père, consigne une déposition au Central Criminal Investigation Department (CCID) pour dénoncer son harceleur. L’enquête de la police a été menée par la Cybercrime Unit, le sergent Robin Bhundoo et l’équipe de l’IT Unit de la police. Au cours de l’enquête, la police a découvert que l’accusé a utilisé la carte d’identité de son père pour se procurer une « SIM Card ». Cette même carte a été utilisée pour harceler la jeune fille. Le jeune homme est, aujourd’hui, âgé de 21 ans et est étudiant à l’Université de Technologie.
Dans son jugement, la magistrate Wendy Rangan affirme que « Sending text messages or calling people with whom one has no connection at all and persisting in doing so even when one is asked to stop is indeed done with a view to cause annoyance and indicates a total disregard of people’s privacy”. La magistrate soutient, entre autres, que les délits commis par l’étudiant sont très sérieux. Toutefois, elle souligne avoir considéré les aveux de l’accusé et que c’est son premier délit. « Il est jeune et une recrue de l’université. Je suis d’avis qu’il y a une possibilité de réforme. Cette amende est un moyen de le faire prendre conscience de ses actes pour qu’il change de vie », évoque la magistrate. Pour cette raison, elle a envoyé un signal fort et l’a condamné à payer une amende de Rs 190 000.
Le jeune homme, poursuivi sous quinze chefs d’accusations notamment « using an information and communication service for the purpose of causing annoyance », d’une accusation de « unauthorised access to computer data » et d’une charge de « unauthorised modification of computer material » a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il dit regretter son geste et a présenté des excuses.
Lors de la plaidoirie, son homme de loi, Me Abdool Razack Mohammad Peeroo, a fait ressortir le fait que son client a exprimé son regret pour son geste. D’autre part, l’avocat a expliqué que son client a commis les délits à « l’âge de la folie ». Il a alors suggéré une « non-custodial sentence » pour son client, qui a un casier judiciaire vierge et qui a aussi coopéré avec la police au moment de son arrestation.




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