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Tuesday, 19 February 2013 11:45

Kavish Ramessur – Son livre est utilisé par des étudiants étrangers Featured

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À 22 ans, Kavish Ramessur a écrit un livre médical intitulé « A Case Oriented Approach Towards Biochemistry », en collaboration avec un médecin indien. Actuellement en rupture de stock, son livre est utilisé par les étudiants mauriciens, américains, anglais et australiens.
C’est un amour inconditionnel pour les sciences et la médecine qui a amené Kavish Ramessur à écrire un livre sur la biochimie. « A Case Oriented Approach Towards Biochemistry » est un bouquin de 600 pages qui traite d’un peu plus de 500 cas reliés aux diverses maladies. « Actuellement, il y a une rupture du stock sur le marché mauricien comme à l’étranger.

On m’a également appris que de nombreuses universités en Inde, Amérique et Angleterre ont remplacé les manuels qu’ils utilisaient depuis plus d’un demi-siècle par « A Case Oriented Approach Towards Biochemistry » », soutient l'auteur du livre.

Après un an et demi de recherches et de travaux, le livre a été lancé en fin 2012. « Le chef du département de biochi­mie au Sir Seewoosagur Ramgoolam Medical Col­lege, la Doctoresse Chabra, voulait le point de vue d’un étudiant pour l’élabo­ration du livre. Elle a donc fait appel à moi », dit d’emblée  Kavish Ramessur, lauréat de la Cuvée 2008.

« La majorité des étudiants se plaignent que les livres de médecine sont trop théoriques. L’idée était donc de prendre de vrais cas de maladies et de les analyser et aussi d’élaborer une méthode de guérison. Des ‘Case Studies’ sur le cancer, le diabète, l’hypertension, l'infarctus et autres déficiences y sont inclus », ajoute-t-il. Pour le faire, Kavish Ramessur a analysé les cas des patients dans les hôpitaux. Mais cela n’a pas été de tout repos.

Selon ce jeune étudiant en troisième année de médecine, la biochimie est la base de la médecine. « La biochimie est une science moléculaire qui étudie les réactions chimiques qui ont lieu dans les cellules. C’est un sujet complexe », explique-t-il. Il lui a donc fallu tout d’abord analyser, déchiffrer et maîtriser cette science avant de l’expliquer en mots justes pour faciliter la compréhension chez les étudiants.

Pour les besoins pratique de ses cours, Kavish passe trois heures par jour à l’hôpital, où il côtoie de nombreux patients. Certains de ces cas figurent dans son livre. Cet habitant de Saint-Pierre a consacré pratiquement toutes ses soirées à bouquiner et effectuer des recherches. Entre 8 heures et 16 heures, il est en cours. À son retour à la maison, Kavish Ramessur s’accorde une petite sieste. Puis, il se met à travailler et ce, jusqu’à fort tard dans la nuit.

« Cela n’a certes pas affecté mes études. Je suis un ‘topper’ (rire), donc ma performance académique n’a pas souffert », dit cet aspirant chirurgien car­dia­que, confiant. En 2009, cet ancien élève du collège Royal de Cure­pipe est admis à l’uni­versité de Cambridge en Angle­terre. Suite à un souci de santé, Kavish Ramessur  décide de conti­nuer ses études à l’université de Newcastle. En 2011, on lui recommande de changer d’environnement. Kavish Ramessur retourne ainsi à Maurice et s’inscrit au SSR Medical College. « C’était un choc quand j’ai su que je devais poursuivre mes études à Maurice. J’hésitais à rentrer au SSR Medical College. Mais dès le premier jour, j’ai vite changé d’avis. La qualité de l’enseigne­ment ici est un millier de fois meilleure que celle en Angleterre ou même en Inde », constate-t-il.

C’est à l’âge de 9 ans que ce jeune homme décide de devenir médecin. « Un proche, gravement malade, a succombé à une crise cardiaque. À l’hôpital, un chirurgien cardiaque expliquait cette maladie à mon père », raconte notre interlocuteur. Fouillant dans sa mémoire, il raconte : « Étonné, j’ai alors demandé à mon père comment était-il possible que le médecin connaissait toutes ces informations ? Il m’a répondu que pour être médecin, il faut être très intelligent ». C’est à partir de là que Kavish Ramessur s’applique sérieusement dans ses études.

Outre ses études, Kavish alloue également du temps à ses passe-temps favoris. S’il n’est pas devant l’écran de son Playstation 3 à marquer des buts ou à s’adonner à la joie de la stratégie, Kavish s’entraîne à garder la forme. Cela fait quelque temps depuis qu’il pratique l’haltérophilie et la natation. « Il faut un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Les passe-temps servent à se relaxer », trouve-t-il. Cet habitant de Saint-Pierre est également ceinture marron en jujitsu. De plus, il est très actif sur le plan politique.

L’aîné d’une fratrie de deux enfants, Kavish joue aussi au tabla. Après avoir participé à un concours en Inde, il a obtenu une formation de trois semaines avec  Ustad Zakir Hussain. Il a écrit six articles de recherches sur la médecine et qui ont été publiés dans des journaux internationaux.

Son premier article, sur le stress, a connu un succès mondial. Kavish a été approché pour écrire un livre sur ce même sujet. Il a déjà soumis un manuscrit qui a été approuvé. Le livre sera publié par une société allemande. Kavish est également un ‘Certified Biostatistician and Epidemiologist’ de l’Université de Harvard. Il s’est inscrit à ce cours en ligne, l’année précédente. Il s’est distingué à la première place au classement mondial avec 97 %.

Actuellement, Kavish collabore de nouveau avec Dr Chabra sur un deuxième livre, toujours sur la biochimie. Il a préparé une thèse sur les liens entre les antioxydants et le cancer du sein. «  Le comité de médecine internationale m’a contacté suite à la publication de cette thèse. En juin prochain, je suis invité pour livrer un discours sur ce sujet à l’université de Californie », dit-il fièrement. Il est aussi invité par la Diabetes Association en Inde, à une conférence de médecine en avril prochain.

Sur le « serment sur l’honneur », Kavish dit être entièrement d’accord avec ce nouveau système qui remplace désormais les bourses.  « C’est avec l’argent des contribuables que nous, lauréats, partons pour des études supérieures à l’étranger. Pour rembourser cette dette, il n’y a pas meilleur façon que de mettre nos compétences et connaissances au service du pays », termine-t-il.



Rajmeela Seetamonee

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