La directrice du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, a annoncé, que « nous ouvrirons notre 9e centre régional d’assistance technique, et notre 5e en Afrique, le mois prochain, à Maurice ». C’était lors de l’Assemblée générale annuelle du FMI, qui se tient actuellement à Washington, et à laquelle participe le ministre des Finances mauricien, Xavier-Luc Duval. C’est le second centre que le pays accueillera après le lancement des opérations de l’Africa Regional Technical Assistance Center South (AFRITAC South), en juin dernier, qui a pour but d’offrir de l’assistance à 13 pays de l’Afrique australe et des pays de l’océan Indien. Quant au nouveau centre,il s’occupera de toute la région sub-saharienne. Soulignons que c’est le Ghana qui aurait dû abriter ce centre.
« Les pays à faibles revenus ont accompli des progrès remarquables ces dernières années, et il faut les en féliciter. Mais aujourd’hui, il existe des facteurs qui puissent freiner le progrés Nous continuerons aussi à aider les pays à faibles revenu sà renforcer leur capacité de concevoir et d’exécuter leur politique économique », a expliqué Christine Lagarde.
L’assistance technique est l’un des avantages que les pays retirent de leur adhésion au FMI. Les opérations d’assistance technique du FMI sont consacrées pour les deux tiers environ aux pays à faibles revenus ou pays à revenus intermédiaires.
« Le FMI dispense une assistance technique dans ses domaines de compétence, à savoir : politique macroéconomique, politique fiscale et administration des recettes, gestion des dépenses, politique monétaire, système de change, stabilité du secteur financier, dispositifs législatifs et statistiques macroéconomiques et financières », souligne le FMI dans sa fiche technique sur cette assistance. Les efforts déployés, ces dernières années, pour consolider le système financier international ont entraîné une augmentation des demandes d’assistance technique du FMI. « Les demandes formulées par les pays ont, par exemple, porté sur les thèmes suivants : élimination des faiblesses du secteur financier décelées dans le cadre du programme conjoint FMI-Banque mondiale sur l’évaluation du secteur financier; adoption et respect des normes et codes internationaux en matière de gestion financière, budgétaire et statistique; mise en œuvre des recommandations issues des évaluations du FMI sur les centres financiers offshore; renforcement des mesures de répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme », explique le FMI.
Les centres régionaux d’assistance technique en Afrique s’inscrivent dans l’Initiative du FMI pour le renforcement des capacités en Afrique, en réponse à l’appel lancé par les dirigeants africains, notamment dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).









