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Wednesday, 21 November 2012 12:00

Logo mauricien – Les produits alimentaires pourraient-ils être soumis à un contrôle de qualité ?

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Très peu de produits alimentaires fabriqués à Maurice répondent aux normes exigées par la standard bureau. Très peu de produits alimentaires fabriqués à Maurice répondent aux normes exigées par la standard bureau.
La démarche des fabricants locaux en vue d’utiliser un logo commun pour permettre aux consommateurs de mieux identifier les produits mauriciens est louable à plus d’un titre.
L’Association of Mauritian Manufacturers (AMM) affirme vouloir mettre en valeur la qualité de ses produits. Or, force est de constater qu’ils sont très peu les produits alimentaires qui répondent à des normes de qualité, soumis à des vérifications rigoureuses comme celles exigées par le Mauritius Standard Bureau (MSB).

En effet, un examen des emballages des produits mauriciens permet de constater que très peu de marques portent le logo du MSB, privant les consommateurs de la possibilité de s’assurer de la qualité de ces produits. Peut-on être sûr, par exemple, que le volume de jus dans la boîte de conserve de petits pois est conforme aux normes. En l’absence d’une telle assurance, il n’est pas impossible, comme nous le démontrons plus loin (voir l’article sur l’affichage des prix), que les consommateurs payent plus chers leurs produits. Idem pour le taux de colorants et autres additifs dans certains produits.

Toujours au chapitre de la qualité des produits, comment peut-on faire confiance au fabricant local de boissons aux fruits, que son produit répond aux normes pouvant qualifier ceci à l’appellation pur jus, ou pourra-t-il nous vendre du nectar à la place sans que nous ne puissions le savoir ? Autre exemple, quelle est la contenance de sucre dans les sirops et autre cordial ? Qui contrôle quoi ? Une enquête récente avait démontré que le pain quotidien contenait plus de sel autorisé, illustrant le manque de contrôle sur la qualité du pain.

Dans un autre registre, il est permis de s’interroger si l’on peut se fier aux dates d’expiration imprimées sur les emballages de produits locaux vendus par des artisans ? Ils sont nombreux les consommateurs qui ont eu la désagréable expérience de constater que les pistaches salées achetées chez un marchand ambulant opérant à la gare d’autobus, avaient un goût de rance. Pourtant la date d’utilisation optimale de ce produit n’a pas expiré. De nombreux consommateurs ont certainement vécu cette expérience désagréable d’avoir été floués.

De nombreux Mauriciens ont pris des initiatives intéressantes dans la production de produits alimentaires. Utilisant des moyens de bord, certains producteurs ont pu mettre sur le marché les traditionnels gâteaux cravates, baguettes de fromage et autres pistaches salées ou grillées… La liste est inépuisable. Il est intéressant de noter que de plus en plus de commerçants se conforment aux dispositions de la ‘Food Act’ en apposant une étiquette sur leurs produits. Néanmoins, certaines étiquettes ne portent pas toutes les indications requises par la loi. Même si certains négligent parfois la liste d’ingrédients ou le nom du fabricant, ou encore leur adresse, la date d’expiration n’est pas oubliée.

Pour revenir donc à celle-ci, le constat est indiscutable : aucune autorité ne dispose de la compétence pour vérifier si un produit peut vraiment préserver ses qualités organoleptiques jusqu'à la date indiquée. D’ailleurs, les producteurs ne semblent pas disposer de moyens fiables pour déterminer la période pendant laquelle un produit alimentaire est propre à la consommation.
L’initiative de l’AMM viserait-elle à favoriser exclusivement les grands producteurs ?




Last modified on Tuesday, 20 November 2012 19:34
Le Défi Quotidien

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