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Wednesday, 12 December 2012 12:00

Acheter malin – Purée de pomme de terre : le produit local n’est pas le moins cher

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Consommer de la purée de pomme de terre au petit déjeuner n’est pas encore dans les habitudes des Mauriciens. Le prix assez élevé rend d’ailleurs ce produit inaccessible à certains ménages.
Pourtant, les frites prêtes à préparer et les purées instantanées font graduelle­ment leur place sur les rayons des super marchés. Une tournée nous permet de constater que ces produits peuvent être intéressants, à condition, pour se faire un petit plaisir, de débourser un peu.

Sinon, il n’y a aucun intérêt à acheter de la pomme de terre à Rs 213,00 le kilo. Il faut aussi savoir que les purées instantanées contiennent aussi d’autres ingrédients, dont le lait en poudre, ce qui explique leur prix. Comme pour les frites, la purée instantanée facilite la vie des femmes au travail.

Pour en revenir au marché des purées instanta­nées, la marque Smash, importée de l’Afrique du Sud, semble se faire une place plus importante sur les rayons. Vendue en sachet de 104 g, elle est disponible en trois saveurs : original, ail, fines herbes. Elle est aussi disponible en logement de 400 g.

Toutefois, c’est la marque Bouton d’Or qui pré­sente le meil­leur rapport qualité-prix, ayant subi une baisse. Impor­­tée de la France, elle est vendue en boîtes de 375 g, 500 g et un kilo. Bouton d’Or est aussi le moins cher au kilo, soit Rs 213,07.
Une seule nouveauté sur ce rayon, Belle France, qui se vend à Rs 39,00 la boîte de 125 g, et dont le prix de revient au kilo est à Rs 312,00. Le produit local, LWP, commer­cialisé en sachets de 100 g par Li Wan Po, n’est pas le moins cher. Il est vendu à Rs 22,90 le sachet, soit Rs 229,00 le kilo. Smash est encore une fois le plus cher à Rs 466, 35 le kilo.

Prix exagérés v/s prix recommandés
La Consumer Protection Unit (CPU) compte-t-elle sévir contre les commerçants qui exploitent les consommateurs en exigeant des prix excessivement exagérés sur des produits les plus demandés? Telle est la question que se posent les consommateurs depuis la publication des derniers relevés de l’Observatoire des prix, relevés qui sont effectués, faut-il le souligner, par les officiers de la CPU.

Selon l’Observatoire des prix, qui opère sous l’égide du ministère de la Protection des consommateurs, pour l’achat de 60 produits de consommation, il faut débourser Rs 4 496 au point de vente le moins cher de Maurice, et Rs 6 575 au point le plus cher, au Sud du pays, soit un écart de pas moins de Rs 1 879, une différence de 40 %.

De plus, l’Observatoire relève une grande variation de prix pour les produits de marque. Ainsi, pour une marque de riz, le prix varie de Rs 150 à Rs 370 (différence de 147 % !), de Rs 26 à Rs 60 pour une marque de saucisses de poulet (différence 131%), de  Rs 140 à Rs 184 (32 %) pour une marque de lait en poudre, et de Rs 40 à  Rs 92 (129 %) pour une marque de légumes surgelés.

Soit le supermarché le moins cher est en train de brader ses prix au point de vendre à perte, ce qui est invraisemblable, soit le point le plus cher est en train d’extorquer des prix exagérés des poches des consommateurs. Il faut reconnaître que le marché évolue dans un contexte de la libéralisation des prix, devant favoriser une concurrence saine et permettre aux consommateurs un plus grand choix. Or, l’écart entre les prix de certains produits, tels que révélés par l’Observatoire, suscite des interrogations et porte à croire que le point de vente ciblé ferait des profits exagérés. Or, la pratique de percevoir des profits excessifs est un délit sous la Consumer Protection Act (CPA). En l’absence de la ‘Profiteering Court’, qui existait auparavant mais qui ne fonctionne plus, en dépit de sa mention dans la loi, peut-on s’attendre à ce que la CPU sévisse bientôt ?

Coup de gueule – Une marque de bière au-dessus de la loi ?
Un fabricant des boissons alcoolisées, commercialisées sous une  marque de bière, serait-il au-dessus de la loi ? C’est ce qu’on serait tenté de croire eu égard à la présence d’un encart publicitaire vantant le nouveau produit ‘Ti la bière’. Lors d’une tournée dans les grandes surfaces, nous avons noté la présence d’une plate-forme publicitaire, consistant de deux colonnes portant la marque du produit alcoolique avec deux cannettes géantes.

Or, selon les dispositions de la ‘Public Health Act’, la publicité en faveur des boissons alcoolisées est interdite. Selon l’article 3 de la ‘Government Notice No.1’ de 2009, sous la Public Health Act, « no person shall advertise or cause to be advertised an alcoholic drink for sale or consumption. »

Interrogé sur la présence de cet encart publicitaire géant, un préposé nous a affirmé qu’il fallait demander des explications aux fabricants de ce produit. Or, à notre avis, il incombe à la grande surface de s’assurer que des exposants ne violent pas la loi chez lui. Mais, l’opérateur en question a accepté de reprendre la question avec le fabricant.

Soulignons la stratégie des fabricants pour véhiculer leurs marques. Suivant le pas à cette marque  de bière qui lançait son nouveau produit sans alcool, et dont la publicité n’est pas interdite, Phœnix s’est lancé dans une campagne en faveur du Phœnix Cider. La stratégie consiste à marquer la présence de la marque, Stag ou Phœnix, sur la place publique, tout en n’étant pas en violation de la loi.





Le Défi Quotidien

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