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Thursday, 24 January 2013 12:00

Abdel Ruhomutally (Deputy Managing Director chez GFA Insurance) « Une compétition malsaine règne dans le secteur des assurances » Featured

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Le secteur des assurances va croître de 10 à 15 % cette année, prévoit Abdel Ruhomutally, ‘Deputy Managing Director’ chez GFA Insurance. Il décrie la « braderie des prix » que pratiquent les compagnies d’assurances et commente dans la foulée l’implication de SICOM dans le rachat d’un bâtiment à Rs 600 millions à Ebène.
> SICOM se trouve mêlée à un scandale politique. Cette affaire est-elle en train d’éclabousser le secteur des assurances ?  
La SICOM est une grande compagnie d’assu­rances et d’investissement. Une dépense ou  un investissement à Rs 600 millions ne va pas mettre la situation financière de la SICOM en péril dans l’immédiat, parce qu’elle a le capital pour soutenir cet investissement. Toutefois, cela risque de poser problème si le retour sur l’investissement ne correspond pas aux objectifs fixés par le Conseil d’administration. Cependant, l’’industrie des assurances n’est nullement affectée par cette décision de rachat sur la vente en état futur d’achèvement.  

> L’industrie des assurances a fait preuve de résilience ces quatre dernières années malgré le ralentissement économique. Pourquoi ?
Tout simplement parce que les gens ont toujours besoin d’assurances. Malgré que certaines compa­gnies ont enregistré une baisse au niveau de leurs chiffres d’affaires, elles ont toujours des bâtiments, des véhicules ou encore des stocks à assurer. Si plusieurs secteurs ont connu une baisse de crois­sance, le parc automobile augmente d’année en année. Qui dit plus de véhicules, dit plus d’assu­rance, l’assurance automobile étant obligatoire. D’autre part, quand une personne achète une voiture neuve, elle prend une assurance tout risque. Ce qui explique que le chiffre d’affaires des compagnies d’assurances a augmenté.

> Avec les signaux positifs du marché financier en ce début d’année, doit-on s’attendre à un renforcement du secteur des assurances en 2013 ?
L’industrie a dû grandir entre 10 et 15 % en 2012. Le taux de croissance sera le même cette année.

> Dans quelle mesure le scindement des activités d’assurance-générale et de l’assurance-vie a-t-il contribué à assainir l’industrie ?
La séparation des activités d’assurance-générale et de l’assurance-vie est venue protéger les intérêts et les investissements du public. Dans le passé, les détenteurs de polices d’assurances des compagnies Seagull et Rainbow ont été pénalisés quand ces entreprises ont mis la clé sous le paillasson. Elles ont fermé leurs portes parce que leur portefeuille d’assurance -générale n’était pas bien géré. Pourtant, leur portefeuille d’assurance-vie et de pension marchait bien.

C’est donc une bonne mesure d’avoir scindé ces deux activités. C’est non seulement dans l’intérêt des consommateurs, mais cela vient en même temps aligner le secteur sur des règles et des lois internationales. Toutefois, avec cette loi, qui est entrée en vigueur en janvier 2011, quatre compagnies ont dû cesser leurs activités d’assurance-vie et pension car il fallait créer une compagnie séparée avec un capital séparé de Rs 25 millions. Elles n’en avaient pas les moyens,  vu que leur portefeuille d’assurance-vie était maigre. Donc, nous avons aujourd’hui moins de compagnies qui offrent ce service, donc moins de compétition.

> Vous avez mené une croisade dénonçant les pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des assurances. Votre but a-t-il été atteint ?

Oui. J’ai déjà remporté plusieurs batailles, mais la guerre n’est pas encore gagnée. J’ai réussi à faire inscrire une clause pour protéger les intérêts des consommateurs (Section 81 de l’Insurance Act 2005). Un rapport de la Competition Commission sur les ‘tie-ups' (des packages) entre les banques et les compagnies d’assurances sur le crédit immobilier, conformément à ce que j’ai dénoncé pendant une décennie. Il existe en effet des pratiques anticon­currentielles dans le secteur financier. Les banques ainsi que les compagnies de crédit-bail ne donnent pas le libre choix au consommateur pour les assurances requises comme collatéral pour obtenir un prêt immobilier. La section 81 est très claire sur l’aspect de libre choix pour l’assurance. Maintenant, la balle est dans le camp de la Financial Services Commission (FSC). C’est à elle d’agir !

> Vous décriez une compétition féroce dans le secteur. Pouvez-vous nous en dire plus ?  

Il y a en effet une compétition irresponsable et malsaine au niveau des prix. Les compagnies d’assurances ne se soucient guère d’améliorer la qualité de leur service ou de proposer des produits innovants. Elles ne sont intéressé qu’à avoir plus de clients, d’où la braderie des prix qui n’est pas dans l’intérêt du consommateur car, tôt ou tard, ces compagnies auront des difficultés financières.



Christina Vilbrin

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