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Wednesday, 06 February 2013 12:00

Board of Investment : Les priorités de 2013 Featured

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L’agence nationale d’investissements et de promotions est en ébullition. Le directeur du Board of Investment, Ken Poonoosamy, affiche son optimisme pour l’année 2013, tout en axant sur ses priorités. De son côté, l’Africa Centre, lancé en 2012, explore les opportunités africaines.
L’Africa Centre of Excellence for Business fait partie de l’Africa Strategy comme annoncé lors du dernier Budget. Selon l’organisme, plus de 100 hommes d’affaires ont visité ses locaux en novembre et décembre dernier en quête d’informations sur les opportunités d’affaires en Afrique.

En parallèle, quelque 225 personnes venant de 22 pays se sont inscrites sur le site officiel, www.boiafrica.com. L’on s’attend à ce que ce chiffre dépasse le millier en ce début d’année en attendant que l’Africa Centre atteigne sa vitesse de croisière. Pour cette année, des missions de prospection sont aussi à l’agenda dans certaines villes africaines spécifiques, surtout en Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest.

L’objectif est d’accompagner nos entrepreneurs locaux vers de nouveaux horizons afin de trouver des nouveaux marchés mais aussi des sources d’investissements. Par contre, le Board of Investment (BoI) ne compte pas délaisser les marchés traditionnels comme le Royaume-Uni, la France, l’Inde et l’Afrique du Sud. D’autres pays dans le champ de vision de l’agence incluent la Chine, la Russie et l’Allemagne. La direction se dit satisfaite de la performance de l’Africa Centre jusqu’ici.

Les secteurs prioritaires
L’équipe de Ken Poonoosamy a déjà travaillé sur les secteurs prioritaires pour cette année. Ainsi, le secteur manufacturier, la biotechnologie, l’éducation, l’ICT-BPO, les services financiers et le secteur médical figurent au sommet de l’agenda 2013.

Manufacturier
Ce secteur qui contribue environ à hauteur de 18 % au PIB vient de fêter ses 40 ans à Maurice. Le secteur manufac­turier connait une transformation importante, délaissant les procédés traditionnels pour embrasser la haute technologie nécessitant une main-d’œuvre hautement qualifiée. Cette année marque l’entrée en opération du nouveau plan incitant les entreprises exportant exclusivement vers l’Afrique à s’installer dans le port-franc et bénéficier d’avantages intéressants. Selon le BoI, cette mesure donnera un nouveau boost au secteur manufacturier qui reste un des piliers importants de notre économie.
 
Biotechnologie
Le pays a réalisé un progrès remarquable dans l’application de la biotechnologie dans plusieurs secteurs, notamment l’industrie pharmaceutique, les équipements médicaux, la recherche et la cosmétologie. Ainsi, le BoI estime que la biotechnologie est appelée à jouer un rôle prépondérant dans l’économie dans un proche avenir. Déjà, des entreprises internationales de renom ont choisi d’investir chez nous, et la tendance s’accentuera, principalement avec des entreprises engagées dans la biotechnologie et lorgnant le marché africain. Un projet de loi, le Pre-Clinical Research Bill, sera présenté au Parlement cette année. Cette loi ouvrira d’autres débouchés dans le secteur.
 
Éducation
Maurice aspire à devenir un véritable centre du savoir dans cette partie de l’océan Indien. Dans ce contexte, le pays a attiré plusieurs institutions internationales à s’implanter ici et des programmes sont destinés aux étudiants étrangers. En 2012, le pays a accueilli environ 1 200 étudiants étrangers. On espère voir ce chiffre augmenter à 2 000 cette année. Même si on est très loin de l’ambition affichée d’accueillir 10 000 étudiants d’ici 2020, le secteur fait son bout de chemin pour atteindre cet objectif. Un ‘Study Mauritius Office’ a été mis sur pied pour s’occuper de toutes les formalités administratives des étudiants étrangers et pour faciliter l’accès au logement. Le gouvernement veut également encourager les Mauriciens à étudier à Maurice au lieu de toujours se tourner vers les universités étrangères. Ainsi, le système de bourses a été modifié afin de permettre à ceux qui le désirent d’opter pour une institution locale.
 
ICT-BPO
Le BoI estime que le secteur ICT-BPO attirera des nouvelles activités cette année, avec le développe­ment du segment hi-tech. Des créneaux majeurs dans le domaine du cloud computing, les ‘apps’, la recherche financière, le ‘risk analytics’ et autres services informatiques à forte valeur ajoutée aideront à redynamiser ce secteur, surtout avec une demande accrue des services à haute technologie comme l’e-commerce, les centres de données, la Legal Process Outsourcing,  les tests de logiciels, le helpdesk technique, entre autres. Selon les chiffres de Statistics Mauritius, les exportations des services du secteur ICT-BPO ont augmenté de Rs 3,1 milliards en 2010 à Rs 4,6 milliards en 2011. Les chiffres pour 2012 pourraient être encore plus encourageants même si le taux de croissance sera faible en raison de la crise qui perdure.
 
Services financiers
Un développement accru au niveau des échanges commerciaux entre Maurice et l’Afrique et entre l’Asie et l’Afrique, à travers Maurice, catalyse le secteur financier et encourage les acteurs à proposer des nouveaux services pour soutenir l’axe Asie-Maurice-Afrique. Le BoI estime qu’il est temps de diversifier les produits, et explorer de nouveaux créneaux, afin de consolider le rôle de l’île Maurice comme un centre financier régional et international. D’autres segments à consolider cette année sont le Fund Management, l’Investment Advisory, l’Investment Banking, le Treasury Management et le Research Analytics.
 
Médical
Le ‘medical hub’ de l’océan Indien semble être en pleine expansion si on se fie aux chiffres officiels. En 2012, plus de 21 000 étrangers se sont tournés vers nos centres de santé pour un traitement médical, ce qui représente une hausse de 70 % par rapport à 2011. Toutefois, certains avertis du secteur estiment qu’il faut être prudent avec l’interprétation de ces chiffres, car selon la méthode de comptabilisation actuelle, tout étranger qui a recours à un médecin pour une simple consultation ou qui se fait admettre dans une clinique pour un ennui de santé bénin lors d’un passage à Maurice est automatiquement inclus dans les statistiques. 

De la même façon, les milliers d’investisseurs et professionnels étrangers qui doivent effectuer un examen médical complet pour obtenir un permis de séjour sont également comptabilisés. Toutes ces personnes-là ne sont pas nécessairement des touristes médicaux. Par contre, on n’a pas une idée du montant global dépensé par les étrangers dans le secteur médical. Néanmoins, on estime à 25 000 le nombre de patients étrangers à se faire soigner chez nous cette année.


Shaffick Hamuth

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