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Wednesday, 28 December 2011 12:00

Retour sur l’économie en 2011 – L’île Maurice affiche une bonne santé

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Notre économie a enregistré une performance honorable étant donné la conjoncture économique difficile. Notre économie a enregistré une performance honorable étant donné la conjoncture économique difficile.
Fidèle à son habitude, le Défi-Economie présente un bilan économique de l’année 2011 à ses lecteurs. Les différents secteurs économiques sont analysés par rapport à leurs performances.
Comme chaque année, la seule contrainte demeure l’indisponibilité des chiffres officiels pour des activités plus récentes. Dans beaucoup de cas, à ce jour, ne sont disponibles que les chiffres pour le premier semestre ou pour les premiers neufs mois de l’année. À Singapour, par exemple, sur le site web de l’Office des Statistiques, on peut déjà consulter les chiffres de novembre 2011 pour tous les secteurs. Malgré la crise internationale, nos différents secteurs ont réalisé une performance satisfaisante jusqu’ici.

Bien que le taux d’inflation ait retenu l’attention pendant toute l’année, on a noté une légère amélioration à partir d’août 2011 dans l’indice des prix à la consom­mation. Du côté des investissements étrangers, la crainte éprouvée au début d’année s’est transfor­mée en espoir réaliste avec une tendance qui démontre qu’on terminera l’année 2011 avec un montant de FDI (Foreign Direct Investments) dépassant les Rs 10 milliards. Nos exportations ont connu une hausse de 14,6 % en recettes pour les neuf premiers mois de l’année, comparée à 2010. Le tourisme a eu une croissance de 4,3 % pour la même période.

Secteur financier : le traité Inde-Maurice divise
La contribution du secteur financier au PIB est estimée à 10,2 % pour l’année 2011. Ce secteur comprend les services bancaires et assurances, mais aussi l’offshore. Au niveau local, le taux directeur de la Banque Centrale a été révisé à 5,25 % en mars 2011, soit de 50 points. Nouvelle hausse en juin 2011, pour atteindre 5,50 %. Ce taux est maintenu en septembre 2011. En décembre, la Banque de Maurice décide de baisser le Repo Rate par 10 points. Sur le plan international, le traité Inde-Maurice a continué à faire des vagues, et une énièm Joint Working Group a eu lieu ce mois pour des discussions avancées.

Exportations : les recettes en hausse
S’il y a un secteur qui a surpris par sa performance inattendue, c’est bien le secteur d’exportations. En effet, les recettes ont augmenté de 14,6 % pendant la période de janvier à septembre 2011, comparé à la même période en 2010, de Rs 49,1 milliards à Rs 56,3 milliards. Pourtant, les exportateurs, surtout dans le secteur manufacturier, ont plusieurs fois décrié la situation difficile, avec la crise économique qui frappe de plein fouet notre principal marché, l’Europe. Des licenciements ont même eu lieu. Le textile, qui représente au moins 40 % de nos exportations, a rapporté Rs 19,5 milliards durant cette période, contre Rs 17,4 milliards pendant la période correspon­dante de l’année dernière, malgré les effets combinés de la crise financière et la roupie forte. D’autre part, les exportations du poisson ont rapporté Rs 6,9 milliards durant les neufs premiers mois de 2011.

Agriculture : la sécheresse plombe les récoltes
Ce secteur a dû faire face à la sécheresse cette année. La production agricole dans son ensemble a été affectée, y compris les fruits comme le letchi. Cependant, la Chambre d’Agriculture a récemment révisé à la hausse la production sucrière de cette année, de 410 000 à 430 000 tonnes. À noter que la prévision était de seulement 390 000 tonnes en juin dernier. Malgré cette révision, la production sucrière de 2011 sera bien moins de celle de 2010, qui était environ 450 000 tonnes. De coté de l’élevage, la situation n’est guère reluisante : La faible pluviométrie a travers le pays pendant tout le long de l’année a eu un effet sur le volume de fourrage dispo­nible. Ajoutée à cela, la hausse des prix des aliments pour bétail au début d’année a pesé lourd dans le budget des éleveurs. Puis, un sérieux manque d’eau a également affecté la production bovine et laitière.

La hausse du coût de production et l’indisponi­bilité d’une main-d’œuvre adéquate sont les deux principales contraintes du secteur. Comme la mécani­sa­tion n’est pas à la portée de tous, des petits agricul­teurs deman­dent en vain l’autorisation pour recruter des travail­leurs manuels étrangers. La fin de 2011 a été marquée par des allégations de maltraitance envers des animaux sur une ferme à Salazie, ce qui va certaine­ment remettre en cause la gestion des fermes à grands cheptels.

ICT/BPO : Objectif 29 000 emplois
Le National ICT Strategic Plan 2011 en juin dernier semble avoir donné le sérum nécessaire au secteur et au ministre de tutelle pour l’avancement des TICs à Maurice. En effet, le secteur ICT/BPO est appelé à contribuer environ 7 % au PIB. Ce secteur, qui emploie près de 15,000 personnes, a fait un progrès remarquable au cours des dernières années. Il est devenu un des piliers majeurs de l’économie mauricienne, aspirant même à devenir le troisième pilier. L’objectif est d’atteindre au moins 29 000 emplois.

Les TICs contribueront 6,8 % au PIB en 2011, contre 6,4 % en 2010. Après l’effondrement d’Infinity, qui avait fait craindre une chute du secteur, ces prévisions démontrent que l’avenir de l’ICT/BPO est assuré. De nouvelles opportu­nités existent toujours dans ce secteur en forte ébullition. Parmi, l’externalisation dans plusieurs domaines, le développement de logiciels, des jeux et d’applications, le multimédia, la gestion de données, la numérisation de l’archivage, la tra­duction de texte, les recherches, la transcription légale ou médicale, l’hébergement des sites web, les arts créatifs, l’e-commerce, entre autres. Autre fait marquant du secteur : une conférence inter­national intitulée « ICT/BPO Conférence and Networking Forum » a lieu en octobre 2011, avec la participation de 200 délégués internationaux.

Tourisme : une croissance honorable
Autre secteur qui dépend énormément sur l’Europe, le tourisme a quand même main­tenu une croissance honorable, avec les arrivées augmentant de 4,3 % pendant les neufs premiers mois de cette année. Au 30 septembre 2011, 674,383 touristes avaient visité Maurice, contre 646 656 au 30 septembre 2010. Les arrivées de l’Europe, principalement de France, ont connu une hausse de 1,5 %. Toutefois, il y a eu une baisse des arrivées de l’Italie et du Royaume Uni. Fait encourageant, le nom­bre de touristes venant des marchés émergents, comme la Russie, l’Afrique, l’Inde et la Chine, a aug­menté. Les recettes touristiques au 30 septembre dernier étaient de l’ordre de Rs 30,1 milliards, contre Rs 28,2 milliards pour la même période en 2010. La prévision totale pour l’année 2011 est estimée à 980 000 touristes.

L’immobilier : les Shopping Malls triomphent

Le paysage immobilier en 2011 a été plutôt dominé par les shopping malls. Deux gros projets, à savoir Cascavelle et Bagatelle, sont déjà opérationnels, alors que d’autres projets sont en cours à Grand-Baie et Forbach, entre autres. Qui dit immobilier, dit aussi IRS et RES, deux segments qui constituent les fleurons du secteur, qui n’a pas démérité malgré la crise internationale et les craintes des développeurs. Les chiffres de la Banque Centrale, relatifs aux investissements étrangers, démontrent que les étrangers ont investi Rs 2,2 milliards dans le segment IRS/RES au 20 septembre dernier, contre Rs 2 milliards pour toute l’année 2010 et presque le même montant pour 2009. Selon la BoI (Board of Investment), il se peut que le chiffre final pour l’année 2011 soit nettement supérieur. Il est ainsi prudent d’affirmer que le secteur IRS/RES se porte bien. Par ailleurs, le secteur de la construction, qui comprend le développement im­mobilier autre que les IRS/RES, a attiré des investisse­ments étrangers de Rs 2 milliards au 30 septembre 2011, comparé à seulement Rs 1,3 milliard pour toute l’année 2010 et Rs 211 millions pour 2009.

Les indicateurs
Alors qu’en 2010, la croissance économique était de 4,2 %, on s’attend à ce qu’elle soit de 4,1 % en 2011. Le taux d’inflation est estimé à 6,5 % pour l’année calendaire 2011. La contribution des secteurs au Produit Intérieur Brut est estimée comme suit : agriculture à 3,6 % ; manufacturier à 18,1 % ; construction à 6,6 % et financier à 10,2 %. À noter qu’en 2011, la contribution au PIB du secteur TIC est estimée à 6,6 % contre 6,4 % en 2010. La dette publique, quant à elle, était estimée à 55,2 % du PIB au 30 septembre dernier. Le taux de chômage est calculé à 7,8 %.

Balance commerciale : le déficit se creuse

L’excellente performance de nos exportations n’a pas été suffisante pour soulager notre déficit commercial, qui s’élevait à Rs 49,4 milliards au 30 septembre dernier, soit une hausse de 5,3 % par rapport à la même période en 2010. C’est dû à nos importations, qui ont dépassé Rs 105 milliards pendant cette période, soit une hausse de 10 % comparée à l’année dernière. Le déficit s’est creusé davantage en octobre 2011, pour atteindre Rs 57,5 milliards. Les carburants représentent environ 22,5 % de nos importations, et l’Inde demeure notre plus grande source d’importations, suivie de la Chine, de la France et de l’Afrique du Sud.

FDI : Rs 10 Md en 2011

Le montant d’investissements étrangers reçu à Maurice a suscité bien d’interrogations cette année. Après un chiffre record avoisinant les Rs 14 milliards reçus en 2010, l’évolution du FDI en 2011 a tenu les principaux acteurs concernés en haleine. Au premier semestre, le montant était de Rs 3,4 milliards. Les spéculations allaient bon train quant à la mauvaise posture de la situation, mettant la BoI dans une situation embarrassante, surtout après qu’un nouveau directeur venait d’être nommé. La tendance s’est renversée en septembre 2011, avec un montant total de FDI de Rs 7,3 milliards, ce qui donna de l’espoir à Ken Poonoosamy, mais également à l’ancien directeur Prakash Maunthrooa. Les deux ont statué qu’on terminera vraisemblablement l’année 2011 avec un chiffre dépassant les Rs 10 milliards.






Last modified on Wednesday, 28 December 2011 14:28
Shaffick Hamuth

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