22 October 2014
Petites Annonces Gratuite
FacebookTwitterGoogle PlusLinkedin
Facebook Like
Wednesday, 13 February 2013 12:05

Le père de Dishtee, abattue à Rivière-du-Poste : « Ma fille ne m’a jamais dit qu’elle aimait Roopesh » Featured

Rate this item
(13 votes)
En médaillon (à gauche) les deux victimes. En médaillon ( à droite), le père de Dishtee En médaillon (à gauche) les deux victimes. En médaillon ( à droite), le père de Dishtee
Le mystère reste entier depuis le double drame de lundi, où Roopesh Boolaky, 27 ans, a tué de sang-froid sa « petite amie » Dishtee Puttur, 15 ans, avec un fusil de chasse, avant de retourner l’arme contre lui. Si pour la famille du jeune homme, l’idylle a été dévoilée par Roopesh lui-même, les proches de l’adolescente avouent n’avoir rien su.
«Ma fille ne m’a jamais dit qu’elle aimait Roopesh », lâche Pitambur Puttur, 46 ans. Il y a environ trois ans, Roopesh a commencé à travailler comme chauffeur pour Soudevi Puttur, la mère de Dishtee. « Mon épouse commercialise des produits cosmétiques et Roopesh se chargeait de la conduire chez les clients », explique ce « Protection Officer » au ministère de la Pêche.

Et c’est ainsi que les deux tourtereaux se sont connus. Rien dans leur attitude n’aurait mis la puce à l’oreille des proches. « Si sa zistwar la vrai, zame linn fer remarke. J’ignorais tout de cette relation », ajoute Pitambur Puttur, « souvent occupé » avec son travail. Chaque matin, il dit débuter à 9 heures pour rentrer vers 18 heures. Et d’avouer que certains jours, c’est Roopesh qui se chargeait d’aller récupérer Dishtee après ses leçons particulières. Selon lui, l’adolescente se mettait toujours à l’arrière du véhicule.

Apprécié « par tous », Roopesh, selon Pitambur Puttur, était « enn zanfan lakaz » : « Li ti enn bon garson, mo ti fer li boukou konfians. Pou enn fête, enn laniversaire, enn lokasyon spesial, nous avions l’habitude d’aller chez lui et souvent il venait à la maison. » Et à chaque fois que Dishtee sortait, elle prévenait toujours ses parents.

« Mo pu atan »
Malgré l’« incertitude » de Pitambur Puttur sur les sen­timents des deux tourtereaux, il explique qu’il aurait été ou­vert à toute proposition de Roopesh, s’il aimait réelle­ment sa fille : « Nous aurions pu trouver une solution. »

Le plus dur pour la famille Puttur c’est de ne pas con­naître la raison qui a poussé Dishtee à ne pas se rendre lun­di à ses leçons de mathématiques et pourquoi Roopesh avait-il décidé d’en finir avec leur vie de cette manière.

Le père de Dishtee  veut des réponses.« Monn anvi kone ! » martèle Pitambur Puttur, les larmes aux yeux. Alors que sa femme Soudevi est « inconsolable ».

Du côté de la famille du chauffeur, l’histoire d’amour que Roopesh aurait entretenue avec Dishtee n’était un secret pour personne. « Il y a plusieurs mois, mon fils nous a annoncé qu’il était amoureux de cette fille », se souvient la mère du jeune homme. « Roopesh n’a pas voulu révéler à tout le monde son histoire d’amour. Il nous a dit qu’il comptait laisser Dishtee terminer d’abord ses études. Il disait : ‘tou pou korek, mo pu atan. Mem si ena pou marier 32 ou 33 ans, mo pou fer li ‘ », ajoute la mère de Roopesh.

Roopesh, aux dires d’un proche, était un chasseur chevronné : « Il ne ratait jamais sa cible. Lorsqu’on partait pour une partie de chasse, il rentrait toujours avec un cerf. » Toutefois, notre interlocuteur dit ne pas connaître les raisons ayant poussé Roopesh à se servir d’un fusil.

« J’ai entendu un grand bruit. Je pensais alors que Roopesh avait heurté un mur en faisant marche arrière. Je suis descendu pour voir de quoi il en était. Je me suis alors précipité vers le van », relate Bagwandass, le père du chauffeur. Il était loin de s’imaginer qu’il allait tomber sur cette scène d’horreur. « Monn trouv Roopesh ti pe apiye avek bicyclette. Fizi ti kot so lagorz. Li ti fini tire », lâche-t-il, toujours sous le choc. « Ki tonn fer ! Ki tonn fer Roopesh ! » ne cesse de crier Bagwandass. Entre-temps, les membres des familles et les voisins ont accouru sur place.

Les funérailles de Roopesh ont eu lieu mardi. Ils étaient nombreux à venir lui rendre hommage. Et c’est mercredi après-midi que devraient avoir lieu les funérailles de Dishtee. Sa sœur aînée, qui étudie la médecine en Chine, est rentrée au pays mardi soir.

L’enquête policière, placée sous la supervision du SP Lutchmun, de l’inspecteur Goolaup et du sergent Korimbocus, de la police criminelle (CID) de Rivière-des-Anguilles, se poursuit pour essayer d’élucider ce double drame. Les enquêteurs comptent auditionner les proches des familles et les amies de classe de Dishtee.




Last modified on Wednesday, 13 February 2013 13:55
Kendy Antoine

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Zero Tolerance

ZERO Tolérance

Les internautes qui voudraient commenter les articles qui sont publiés sur le site defimedia.info sont avisés qu'ils doivent éviter à tout prix d'utiliser des termes obscènes, racistes, communaux ou diffamatoires. La moindre utilisation d'un terme offensant entraînera le rejet automatique du commentaire soumis.

comments powered by Disqus

Faits Divers Popular Articles

Google+