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Monday, 18 February 2013 12:00

Les gangs des cambrioleurs sévissent – L’Ouest vit dans la peur Featured

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Le mois de février a enregistré plusieurs cas de vol, parfois violents, surtout dans la région Ouest. Les autorités soupçonnent un réseau de malfaiteurs d'agir dans l'endroit. Mercredi soir, stupeur. Un couple a passé un sale moment entre les mains de quatre malfaiteurs à Rivière Noire. La CID de Rivière-Noire et la Field Intelligence Unit de l'Ouest sont sur les dents afin de démanteler ce réseau au plus vite.
Le mode d'opération des malfaiteurs varie selon les gangs. D'abord, les voleurs épient les faits et gestes de leurs futures victimes avant de passer à l'opération. Ils étudient les lieux en y circulant à moto, ou à bord de véhicules portant de fausses plaques minéralogiques.
En principe, ils repèrent des lieux isolés pour perpétrer leur coup : pas de caméra surveillance ni de vigile.

La piste est inspectée : la voie est-elle libre ? Comment en sortir, une fois l'opération menée à terme? Les voyous sévissent au beau milieu de la nuit, quand tout le monde est à l'intérieur, plongé dans un profond sommeil. C'est l'été, il fait une chaleur d'enfer et de nombreuses personnes préfèrent laisser la porte ou les fenêtres ouvertes jusqu'à fort tard dans la nuit, pour laisser circuler l'air... et encourager les monte-en-l'air! Quoi de plus facile par la suite pour entrer dans les demeures.

Ruses et astuces des malfrats
Armés de sabres ou autres armes tranchantes, tantôt encagoulés, tantôt masqués, les bandits passent à l'action. Les armes servent à intimider les victimes. Munis de cordes ou de bandes adhésives, les voleurs prennent d'abord soin de ligoter et bâillonner les victimes, pour agir en toute liberté. En cas de besoin, des membres de la famille servent d'otages, tandis que les cambrioleurs vont aux guichets automatiques pour vider les comptes de leurs victimes.

Les voyous prennent aussi soin de porter de gants afin de ne pas laisser d'empreinte sur les lieux. Leur objectif : prendre les effets personnels de grande valeur de leurs victimes : bijoux, argent, téléphones cellulaires, caméras numériques, cartes bancaires, devises étrangères. Sous la menace des armes, les malfrats obligent leurs victimes à leur donner le mot de passe de leur carte bancaire.

La carte bancaire et le Pin Number en main, les malfrats se dirigent vers un guichet automatique de banque. Sachant très bien que la plupart des ATM sont munis d'une caméra de surveillance, les voleurs prennent soin de s'enfoncer une casquette sur la tête afin que leur physionomie n'apparaisse pas clairement sur les images vidéo.

Profil des voleurs
La plupart des voleurs à la tire sont des toxicomanes. Portant casque intégral, ils circulent à moto pour commettre leur forfait. Ils s'empressent par la suite de revendre les objets /bijoux arrachés à leurs victimes pour se faire de l'argent et s'acheter de la drogue. En fait, le vol n'est qu'un bon moyen de se procurer leur dose quotidienne.

Les cambrioleurs, eux, sont organisés en groupe et planifient bien leur coup avant de passer à l'action et cibler les demeures luxueuses. Quand la bande compte cinq membres, quatre d'entre eux passent à l'action, tandis que le dernier veille à l'extérieur, prêt à signaler tout danger éventuel.

L'insécurité
Plusieurs cas audacieux de vol avec violence ont été rapportés à la police à travers l'île. Les cambrioleurs étendent désormais leur terrain de chasse : le Nord, l'Ouest et le plateau central.

Le dernier cambriolage choquant a été rapporté la semaine passée à Rivière-Noire. Un cambriolage perpétré chez un couple a dégénéré en viol. La bande, bien organisée, comprenait quatre voleurs dont une femme. Elle est passée à l'action mercredi dernier. La voleuse, soupçonnée par la police d'avoir cambriolé diverses maisons dans l'Ouest, aurait menacé de mort l'épouse, une Sud-Africaine de 28 ans, afin de l'obliger à lui remettre ses bijoux et son argent. La victime s'exécute et lui remet ses cartes bancaires et ses codes secrets. La voleuse 'empruntera' la voiture du couple, une Kia Picanto, pour se rendre à un guichet automatique pour retirer de l'argent : Rs 2 000 et Rs 500!

Entre-temps, au domicile des victimes, l'époux est solidement ligoté et immobilisé. L'un des malfrats en profitera pour traîner sa femme dans une chambre où il l'agressera sexuellement.

Lorsque la voleuse revient du guichet automatique, elle forcera la Sud-Africaine à prendre un bain afin de faire disparaître les traces du viol. Leur coup accompli, les quatre bandits s'enfuient à bord de la Kia Picanto, qui sera retrouvée abandonnée près d'un bureau de poste de la région. Les experts de la Scene Of Crime Office retrouveront des traces de sperme dans la salle de bains du couple.

« Mon fils et ma belle-fille restent sous le choc. Ils auront du mal à surmonter un tel traumatisme. C’est un cauchemar pour toute la famille. Difficile d'admettre pareille violence », confie au Défi Quotidien le beau-père de la Sud-Africaine.

« Cette double affaire de vol et de viol donne froid dans le dos. Nous ne nous sentons plus à l'abri ni à l’intérieur ni hors de la maison », souligne une boutiquière de l'Ouest.

Des braquages dans l’Est
Maintenant, c'est la région de l'Est qui a été la proie des malfaiteurs. Vendredi 15 février, un vendeur de 47 ans et son chauffeur âgé de 56 ans en ont fait les frais.

Le chauffeur, habitant de Tranquebar, et le vendeur, habitant de Beau-Bassin, devaient livrer des cigarettes dans l'Est. Après avoir effectué la dernière livraison à Riche-Mare, le chauffeur a garé son van près d'un centre communautaire pour compter la recette du jour. Quinze minutes plus tard, une voiture blanche, avec trois personnes à son bord, s'est arrêtée derrière eux. Deux personnes en sont descendues et se sont dirigées vers le van. Munis d'un sabre, les deux individus ont agressé le vendeur et son chauffeur à coups de pied et leur ont ligoté les mains et pieds. Ils leur ont même bandé les yeux. Les deux malfrats sont alors montés dans le van et l'un d'eux a pris le volant. Leur complice les suivait dans la voiture.

Ils se sont arrêtés sur un lieu abandonné. Les deux malfaiteurs ont brisé le coffre et ont fait main basse sur la recette du jour, une somme de Rs 700 600 avant de fuir à bord de la voiture qui les attendait.

Le vendeur et son chauffeur ont pu se libérer et ont immédiatement informé la police. Munis d'un formulaire 58 (F58), ils se sont rendus à l'hôpital de Flacq. Après avoir reçu les premiers soins, ils ont été autorisés à regagner leur domicile.Quant aux trois malfrats, ils sont activement recherchés par la police. L'enquête est menée par les limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Flacq.

Le Défi Quotidien

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