Elles dénoncent les agissements de P.R., 59 ans, un officier affecté au bureau de la Sécurité sociale de Cassis. Deux d’entre elles l’accusent d'attouchements, et toutes trois l’accusent de harcèlement.
« Le mardi 17 janvier, il m’a prise par surprise. Il m’a flanqué une claque sur une fesse », soutient l’une des présumées victimes alléguées. Une autre déclarera dans sa plainte : « Kan li vine visite mo la case, li fine attrape mo sein…»
Yasmine (prénom fictif), 38 ans, mère de trois enfants, et Saida (prénom fictif), 41 ans, mère d’un enfant de 9 ans, ont porté plainte au poste de Bain-des-Dames, mercredi 18 janvier. Carine (prénom fictif), 22 ans, mère de deux bambins de trois ans et demi et un an et demi, a porté plainte le vendredi 27 janvier.
Carine affirme que P.R. lui aurait fait des avances chez elle et qu’il lui aurait touché un sein. « Li ti vine visite mo la case. Kan li sorti li attrape mo sein à mon insu. Li dire moi li pou amène film X la case pou nou guette ensemble », soutient-elle. « J’ai entrepris des démarches pour obtenir une allocation pour mon deuxième fils. Quand j’ai refusé ses avances, P.R. n’a plus travaillé sur mon dossier… »
Yasmine, elle, déclare : « Li fine koumence harcèle moi. Li dire li envie guette mo sein, li meme dire moi li pou visite mo la case et faire tout mo zenfants alle l’ecole, sinon li coupe mo pension… » Saida, elle, raconte son humiliation. « Depuis un an, P.R. dire moi bane zaffaires dégoutants, li dire moi ki mo éna joli seins laisse li attrape ène coup… »
Les trois présumées victimes ont sollicité l’aide de Jacqueline Dursoniah, présidente de la Civic Action Team de Maurice. Elle les a accompagnées au poste de police et était présente quand elles ont consigné leurs dépositions. Mme Dursoniah a rencontré le responsable de la Sécu de Cassis, en présence de l’Assistant Commissaire Janoo, qui a également reçu les plaignantes.
Lundi, Mme Dursoniah s’est entretenue avec la ministre Sheila Bappoo. « Mieux vaut tard que jamais. Certes les victimes ont souffert en silence, mais elles ont pris leur courage à deux mains pour dénoncer un pervers. En tant que travailleur social, je leur apporte mon total soutien. Il faut dénoncer ces prédateurs qui exercent dans le service public », insiste Mme Dursoniah.
Interpellé lundi, par la police de Bain-des-Dames, P.R. clame son innocence alors que ses présumées victimes l’ont formellement identifié. Il a fourni une caution de Rs 25 000 pour retrouver la liberté. Il est suspendu de ses fonctions jusqu'à la fin de l’enquête.




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