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Tuesday, 12 June 2012 11:38

30 ans après – Un nouveau 60-0 est-il possible ? Featured

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Le 11 juin 1982, le paysage politique mauricien, allait connaître le plus gros chamboulement de son histoire. L’alliance MMM-PSM menée par le trio Sir Anerood Jugnauth, Paul Bérenger et Harish Boodhoo, allait rafler tous les sièges au Parlement.
C’était le premier 60-0 de l’histoire. Trente ans après, le tandem Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger est de retour. Un nouveau 60-0 est-il possible ?  L’ancien ministre de l’Education, Dharam Gokhool,  pense que ce n’est plus possible car le  contexte politique est différent alors que le député du MMM, Alan Ganoo, y trouve des ingrédients pour un nouveau 60-0, si le gouvernement actuel continue à décevoir la population. Le Duel…

Dharam Gokhool : « Un 60-0 est mauvais pour la démocratie »
>  Vous étiez colistier de Sir Anerood Jugnauth, dans la circonscription No 7 et vous êtes sorti en deuxième position lors des élections générales du 11 juin 1982.  Trente ans après, pensez-vous qu’un nouveau 60-0 est dans le domaine du possible ?

Vraiment, je ne pense pas que le pays connaîtra un nouveau 60-0, car le contexte et les conditions politiques ne sont plus les mêmes qu’en 1982.

> Qu’est ce qui a changé ?
En 1982, la popularité du gouverne­ment d’alors était à son plus bas niveau. Maurice faisait face à une grave crise économique et sociale. Le chômage, la pauvreté, la fraude, la corruption  et le népotisme gangrenaient le pays. En bref, il y avait un cocktail de problèmes qui a poussé la population à voter massivement contre le gouvernement Ramgoolam.

> Mais avec les scandales qui ont éclaboussé le pays, ces derniers temps, ne pensez-vous pas que l’on peut connaître un nouveau 60-0 ?
Depuis ce fameux 60-0, il y a eu plusieurs élections générales et aucune alliance politique n’a raflé les 60 sièges au parlement et ce malgré les différents problèmes qui ont affecté le pays.  Avec la mauvaise expérience de 1982, je pense que la population a vu qu’un  60-0 n’est pas bon pour la démocratie.

> Pourquoi un 60-0 n’est pas bon pour la démocratie ?

Le pays a connu une mauvaise expérience avec un gouvernement de 60-0. Je fais référence aux crises politiques et autres conflits internes qui ont conduit à l’éclatement du gouvernement. Je pense sincèrement qu’avec un nouveau 60-0,  n’est pas dans l’intérêt d’un bon fonctionnement de la démocratie.

> Mais la foule du 1er mai n’est-elle pas une indication d’un nouveau 60-0

Plusieurs conditions doivent être réunies pour avoir un 60-0. D’abord l’équipe qui se présente comme un alternatif doit avoir un programme gouvernemental qui peut faire adhérer l’électorat à sa cause.  Elle doit aussi avoir un bon leadership. La situation est encore floue actuellement. Et comme je l’ai dit, les conditions ne sont plus les même qu’en 1982.

Alan Ganoo : « Tous les ingrédients sont là pour un nouveau 60-0 »
> En 1982, vous étiez candidat dans la circonscription no 14 et vous avez été élu en tête de liste. Trente ans après pensez-vous qu’un nouveau 60-0 est dans le domaine du possible ?
En 1982, le pays était miné par une grave crise économique et sociale. Il y avait un mécontentement général. C’était la fin d’une époque. C’est ce qui a mené à ce 60-0.

> Selon vous y a-t-il une similarité entre la situation de 1982 et celle que nous vivons aujourd’hui ?

Je pense que si le gouvernement continue avec sa façon de diriger le pays, nous courons un grand risque d’avoir un nouveau 60-0. La situation économique est difficile, le chômage est en hausse, la situation du Law & Order  est catastrophique, sans parler du problème de la drogue.  Comme en 1982, il y a un vif mécontentement au sein de la population. Ce qui me fait dire qu’il y a tous les ingrédients pour un autre 60-0.

> Est-ce que les récents scandales vont peser dans la balance lors des prochaines élections générales ?
Bien sûr. Très souvent l’électorat vote contre le gouvernement en place quand le pays est en proie à des scandales. Le gaspillage, la fraude et la corruption sont des éléments déterminants dans le comportement de la population.  J’ajouterais que la situation sera d’autant plus difficile pour le gouvernement Ramgoolam car Sir Anerood Jugnauth se posera en challenger direct pour le poste de Premier ministre. L’histoire retiendra qu’il avait battu Sir Seewoosagur Ramgoolam en 1982. Lors des élections générales de 1991, et de 2000, il a remporté la victoire sur Navin Ramgoolam. L’histoire risque de se répéter.




Mario Boutia

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