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Monday, 05 November 2012 11:42

Primaire-Secondaire – L’alignement des salaires Featured

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Le combat pour l’alignement des salaires a commencé dans les années 80. Le combat pour l’alignement des salaires a commencé dans les années 80.
L’alignement des salaires des enseignants du cycle primaire à ceux du secondaire a  fait débat dans l’émission « Pour ou Contre ? » animée par Jugdish Joypaul.
Les invités étaient  Narendranath Gopee,  président de la Federation of Civil Services & other Unions et président de la ‘Government School Teachers Union’, Vikash Ramdhony et Dinesh Gya, membres exécutifs de  ce syndicat. Suttyhudeo Tengur, président de la ‘Government Hindi Teachers Union’, est intervenu au téléphone.

> Êtes-vous pour ou contre un alignement salarial dans le cycle primaire au secondaire ?
Vikash Ramdhony : Avant de répondre à votre question, j’aimerais faire ressortir que le cycle primaire compte 113 634 élèves, 115,000 dans le secondaire, 7 221 dans le Prévoc secondaire et 50 000 dans le tertiaire. Ce qui fait que 300 000 étudiants sont concernés par le secteur de l’éducation sur une population de 1,2 million. C’est un chiffre énorme, et toute la population doit se sentir concerner et nous ne pouvons pas jouer avec l’avenir des enfants.

Pour en revenir à votre question,  qu’il soit bien clair, à aucun moment, les syndicats du  secondaire  ont fait opposition  à un alignement  des salaires du  primaire au secondaire. Nous savons dans quelles conditions les ensei­gnants du primaire sont appelés à travailler. Leur demande est légitime, tout comme la nôtre. Nous demandons à ce que notre salaire soit aligné à celui du tertiaire.

Mais toute demande doit être basée sur certains principes «  across the board » car nous som­mes dans un État de droit. La GGSTU refuse d’entrer dans ce jeu-là. Le ministre de l’Éducation veut faire de la politique sur notre dos, mais en tant que profes­sionnels, nous pensons que ce débat doit être au-delà de la politique de division qui, paraît-il, a été bien orchestrée. L’éducation est une chaîne qui commence du préprimaire jusqu’au tertiaire. C’est pourquoi nous réclamons un alignement des salaires du préprimaire jusqu’au tertiaire dans la mesure du possible.

> Pourquoi le secondaire réclame-t-il un alignement des salaires au tertiaire ?
Narendranath Gopee : J’ai compris que c’est un alignement par rapport aux diplômes délivrés par le Mauritius Institute of Éducation (MIE). Le MIE aurait fait comprendre que les diplômes pour le cycle primaire et secondaire sont équivalents.  C’est une grosse fausseté. Le MIE est là pour octroyer des cours et non pour décider de  l’équivalence des diplômes.  Si les enseignants veulent un alignement, je leur conseille de soumettre leurs diplômes (et nous allons faire de même pour le secondaire) au National Equivalence Council. C’est le seul organisme qui est habilité à décider si les deux diplômes sont équivalents ou non.

> Quelle est l’approche de la plate-forme syndicale, dans le sillage de la nomination d’un commissaire salarial ?
Narendranath Gopee : Nous avons  promis au Premier ministre que nous allons lui soumettre des noms pour être considérés lors de l’exercice pour la nomination d’un Commissaire salarial. Nous lui avons soumis trois noms et parmi un étranger.

>  Pouvez-vous nous donner leurs noms ?
Narendranath Gopee : Je regrette, mais à ce stade, c’est encore confidentiel. Nous voulons que le Premier ministre en prenne connaissance au préalable.  Bien sûr, que nous allons les rendre publics  par la suite.  Je peux vous assurer que les personnes que nous avons recommandées sont très compétentes. Je peux aussi vous dire que  le nom de Mohun Aujayeb et celui de Bijaye Kumar Appanna n’y figurent pas.

> Pourquoi cette insistance d’un alignement des salaires du primaire au secondaire ?
Suttyhudeo Tengur : C’est un combat qui a commencé dans les années 80. Je ne vais pas aborder ce débat avec passion. Un Commissaire des salaires ne se laisse pas gagner par l’émotion  ou par la passion.  Il y a des critères qu’il faut respecter avant d’octroyer des augmentations salariales. La première chose qu’il faut considérer, ce sont les qualifications académiques et la formation professionnelle. 

Il y a ensuite  le Work Load et  les responsabilités. Je vais m’en tenir qu’à ces trois éléments.  Concernant les qualifications académi­ques, tout le monde est au courant que depuis 2000, tous les enseignants de l’hindi,  qui sont recrutés possèdent un BA de l’Université de Maurice,  plusieurs ont un MA. 

Aujourd’hui, les cours de formation sont d’une durée d’au moins deux années. Outre les qualifications académiques, il détient un Diploma in Éducation. C’est après trois années de formation qu’ils commencent à enseig­ner en classe. J’attire l’attention sur le fait que dans les pays scandinaves, quand on parle du secteur éducatif, ce combat commence dès le pré-primaire car plus l’enfant est jeune, plus la responsabilité est plus grande. C’est peut-être pour cela que,  dans ces pays, les salaires dans le  cycle préprimaire sont  plus ou moins  similaires que dans le primaire.




Mario Boutia

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