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Wednesday, 23 January 2013 12:00

World Economic Forum – La participation de Maurice discutée Featured

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Le 22 janvier a été marqué par l’ouverture du World Economic Forum (WEF) à la station balnéaire de Davos, en Suisse.
C’est un événement annuel auquel participe cette année le Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam. Les deux enjeux majeurs de ce forum sont d'ordre environnemental et économique. Doit-on s’attendre à de gros engagements des leaders politiques de la planète ? La question a été débattue au cours du « Duel ». Les invités étaient l’économiste Chandan Jankee et le Dr Feroz Dahoo, observateur économique. 

Chandan Jankee : « Les rencontres internationales ont perdu leur crédibilité »
> Croyez-vous que le WEF apporte des résultats concrets et des change­ments dans la vie, notamment celle des Mauriciens ?
Le WEF est simplement une plate-forme où les leaders se rencontrent pour discuter de beaucoup de thèmes tels que l’environnement, l’économie, la crise financière, etc. La question qui se pose est pertinente. Est-ce que cela a un impact, une retombée positive sur l’économie des pays? Cela dépend des actions que prennent les leaders après le WEF. Si nous faisons une analyse de celles qui sont prises dans certains pays, y compris l’île Maurice, comme la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le problème de l’environnement, du chômage, la gestion économique, entre autres, nous pouvons remarquer qu’il y a de nombreux manquements, surtout à l’île Maurice.

> Croyez-vous que le WEF est tout simplement un show-off ?

Il y a beaucoup d’obstacles pour implémenter les idées qui en sont dégagées, parce que tout est contrôlé par les multinationales. Le modèle économique qui est suivi dans le monde, le modèle ultralibéral, comporte beaucoup de failles. D’ailleurs, la crise financière et les problèmes soulevés dans le monde ont émergé à cause des failles du système capitaliste. L’objectif est plutôt la géopolitique. Si l'on observe les retombées à l’île Maurice, je suis assez sceptique, avec tous les problèmes qui existent dans le monde, dont les inégalités et la pauvreté. Je pense que ces rencontres internationales ont perdu leur crédibilité.

> Pouvons-nous nous permettre de dire que c’est une perte de temps ?

Il y a une différence entre l’action et les mots. Même à l’île Maurice, nous entendons dire qu’il y a de grands séminaires. Il y a une différence entre ce que nous disons et ce qui est fait concrètement. Tant qu’il n’y aura pas d'actions correctes, ce sera difficile de changer la qualité de la vie de la popu­lation mauricienne. Il en est de même dans tous les pays.

Dr Feroz Dahoo : « Nous devons nous y rendre et être reconnus »
> Croyez-vous que le WEF permet d’avoir des résultats concrets qui permettent de changer la vie surtout celle des Mauriciens ?
Oui. Nous avons plus de 2 200 acteurs économiques, politiques, sociaux qui s'y rencontrent . L’île Maurice ne peut pas se permettre d’être à la traîne et d'attendre que les investisseurs viennent frapper à sa porte. C’est un forum où l’on rencontre des Chinois, des Indiens, des Américains, des Russes, des Brésiliens. Tous les hommes d’affaires et les politiciens se rencontrent et c’est un forum formidable pour permettre à l’île Maurice d’émerger sur la carte mondiale. Certains avancent que c'est surtout de belles paroles, mais le networking se fait ainsi. Si nous avons envie d’entrer dans le train de la mondialisation et de la globalisation, nous devons nous y rendre et être reconnus.

> Pouvez-vous nous citer des exemples concrets que cela a été positif pour nous ?

Regardons l’émergence de notre pilier informatique. Com­ment est-ce que cela est arrivé ? Est-ce par hasard que de grosses multinationales sont venues et nous ont demandé de travailler pour elles ? Non. C'est grâce à de tels forums. Nous y allons et les attirons. Nous nous faisons connaître pour qu'ils voient les avantages que fournit l'État. Ils viennent et constatent de visu les avantages de nos infrastructures. Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi de jeunes entrepreneurs. Prenez l’exemple de Roger Federer qui représente le tennis mondial. Si nous réussissons à attirer de telles personnes à l’île Maurice, comme récemment la directrice du Fonds monétaire International qui nous a appor­té de nombreuses retombées positives. C’est de cela dont nous avons besoin.

> Ce serait mal de dire que le WEF est une perte de temps pour la participation mauricienne ?

Sincèrement, peu importe le forum économique qui permet de mettre l’île Maurice en avant. C’est le pays en général qui doit en sortir gagnant. Nous ne pouvons pas attendre que les investisseurs viennent chez nous et attendre qu'il y ait des créations d’emplois. Il ne faut pas oublier que les multinationales recherchent les meilleures facilités pour investir. Nous devons être présents, sinon nous risquons de nous faire rattraper par les autres.



Annick Daniella Rivet

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