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Wednesday, 23 January 2013 12:00

Dharam Naugah : « Gooljaury n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur » Featured

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Le président de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) soutient que l'octroi du bail d'un terrain de deux arpents à la Cybercité, à l'homme d'affaires Rakesh Gooljaury, a été fait dans la transparence.
> Estimez-vous que le bail accordé à Rakesh Gooljaury s'est fait dans la transparence ?
Tout à fait ! BPML a des procédures bien établies, qui sont suivies à la lettre. Tout se fait dans la plus grande transparence.

> À quoi étaient destinés ces deux arpents de terre ?

Au début, il était question de landscaping et d’aires de stationnement. Comme toute compagnie, il nous faut répondre aux exigences du marché. Donc nous avons apporté des changements aux plans initiaux. Comme dans la vie de tous les jours, nous sommes amenés à faire des changements. Je pense que c'est important.

> Pourquoi avoir octroyé ce « prime land », qui se trouve à côté de la Cybertour 1, à Rakesh Gooljaury? Y avait-il d'autres promoteurs intéressés ?
Ce terrain fait quatre arpents. Deux ont été alloués à Rakesh Gooljaury. Les deux autres à deux promoteurs. Donc, il n'y a pas que Rakesh Gooljaury qui est concerné.

> Arushi Development, la compagnie de Rakesh Gooljaury, a fait une demande, le 12 janvier, pour que le bail soit transféré à la Sicom. Le lendemain, soit le 13, il a obtenu une réponse positive. Quelle diligence de votre part pour ce projet...

Notre politique consiste à répondre à une demande « within 3 days ». C'est une pratique tout à fait normale. Et l'on essaie de procéder encore plus rapidement. Si l'on pouvait répondre aux demandes le même jour, nous l'aurions fait. Je ne comprends pas certaines mentalités. Si nous le faisons rapidement, l'on dit que nous allons trop vite. Si cela prend des jours, l'on dit que nous sommes lents. Il faut savoir « which is which ? ». Rakesh Gooljaury n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur.

> Arushi Development a-t-elle bénéficié d'un rabais dans le montant du bail qui lui a été alloué ?

Pas du tout ! C'est un prix uniforme pour tout le monde.

> Arushi Development a obtenu son bail en avril 2009. Ce bail stipulait que les travaux auraient dû débuter dans les six mois suivant l’octroi du bail. Mais ils ont commencé après plus de deux ans. Est-ce normal ? Avez-vous rappelé ce promoteur à l'ordre ?
Avant la crise financière, soit avant 2008, nous avions reçu beaucoup de demandes pour des terrains. La concurrence parmi les promoteurs était rude. À l'époque, j'avais dit à certains que s'ils n'exploitaient pas le terrain, celui-ci serait saisi. Mais la crise est passée par là. Et il y a eu beaucoup d'espaces vides. Nous avons dû assouplir notre politique. C'est du business. Arushi Development n'est pas la seule compagnie à avoir bénéficié de ce surplus de temps. Je peux vous assurer que nous avons fait parvenir plusieurs lettres de rappel à l'ordre à ce promoteur.

> Le bail a été transféré à la Sicom et Arushi Development construira le bâtiment pour elle. Mais êtes-vous sûr que la Sicom utilisera ce bâtiment pour un projet destiné au secteur des nouvelles technologies ?
À la Cybercité, 32 compagnies ont complété leurs projets jusqu'ici. Cinq autres sont en voie d'être complétés et cinq autres chantiers débuteront cette année. Quand j’ai été nommé Chairman de BPML en 2007, il y avait pas mal d'espaces vides à Ébène. Nous ne pouvions regarder uniquement vers le secteur de l'ICT. Si nous l'avions fait, la Cybercité aurait été une ville morte. Donc, j'ai fait en sorte que la Cybercité devienne non seulement un ICT Hub, mais aussi un knowledge et un finance hub.
Nous avons vu aussi l'émergence d'un centre commercial, ce qui a contribué à faire de la Cybercité une véritable ville. Bien sûr, il y a des paramètres qui ont été établis. N'importe qui ne pourra venir faire n'importe quel business.

> Est-ce que vous avez demandé à Rakesh Gooljaury ce qu'il allait faire de ce terrain ?
Vous savez, moi, je donne des terres, selon les règles prescrites et le promoteur doit aller « fight ». À la BPML, nous avons donné le bail en question et, par la suite, que ce soit la Sicom, qui se voit transférer le bail, ce n'est pas de notre ressort. Tant que tout demeure dans les limites des paramètres prescrits. Nous avons pris la décision d'octroyer ce bail dans l'intérêt de la compagnie. Dans cette optique, allouer ce bail à M. Gooljaury était approprié. De telles décisions sont prises par le Board et dans la transparence.

> Vous donnez un bail à un particulier, puis il le transfère. Est-ce une pratique courante chez BPML ?

La clause 6 du bail qui est signé fait référence aux
« assignements and transfers ». Il est ainsi stipulé que le client doit simplement notifier le BPML de ce transfert. Il n'y a même pas lieu d'avoir un
« approval ». Mais juste de notifier. C'est
« standard» pour tout le monde.

> Connaissez-vous Rakesh Gooljaury ?

Non. Il est venu au bureau dans le cadre des démarches pour le bail, mais c'est tout. Et je tiens à le redire : la décision d'octroyer un bail ne se fait pas à travers une seule personne. C'est le Board qui décide.

> Y a-t-il eu des pressions sur BPML pour que le bail soit octroyé à la compagnie de Rakesh Gooljaury ?
Non, pas du tout ! Tout le personnel ici travaille selon les procédures. Je n'ai jamais subi de pression, que ce soit du ministère des Finances (BPML est sous la tutelle de celui-ci), pour l'octroi d'un bail ou encore un recrutement.



Didier Hortense

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