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Tuesday, 12 February 2013 11:44

Mairie de Port-Louis – Comment faire avec un budget déficitaire de Rs 63 millions ? Featured

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Son budget, pour 2013, accuse un déficit de Rs 63 millions. Est-ce que le mairie de Port-Louis sera contrainte d’augmenter la taxe municipale pour renflouer ses caisses ?
Pour y répondre, Jugdish Joypaul a réuni sur le plateau de « Pour ou contre », les conseillers  Salim Abass Mamode (PTr-PMSD) et Kishan Servansing (MSM). Le lord-maire Aslam Hossenally est aussi intervenu au cours de l’émission.

> L’alliance MSM-MMM dirige la mairie de Port-Louis. Pouvez-vous confirmer qu’il y a un déficit de
Rs 63 millions dans son budget pour 2013 ?
Kishan Servansing : Le budget  2013 a été préparé par l’ancienne équipe PTr-PMSD et envoyé au ministère des Administrations régionales pour être approuvé. Vendredi, nous avons reçu une lettre du ministère nous informant que le budget 2013 a été approuvé avec Rs 63 millions de moins. Il semblerait que le gouvernement ne nous aidera pas à renflouer ce déficit. Nous devons  notamment augmenter les taxes municipales et réduire les heures supplémentaires pour redresser la situation.

> Quid des autres sources de financement ?

Kishan Servansing : Nous devons nous mettre au travail pour trouver d’autres sources de financement.
 
> Vous faisiez partie de l’ancienne équipe dirigeante. Comment expliquez-vous ce déficit de Rs 63 millions ?

Salim Abass Mamode : Port-Louis est la capitale de Maurice. Ses dépenses sont supérieures à celles des autres mairies. Nous sommes dans une période économique difficile  et malheureusement, nous avons eu un budget déficitaire de 63 millions.  Déficitaire, parce que nous n’avons pas voulu augmenter les taxes municipales ces deux dernières années. Je pense que si nous travaillons sérieusement sur le  nouveau projet de  l’aménagement du territoire (LAVIMS), la mairie pourra éponger une grande partie de ce déficit à travers les nouvelles taxes qui seront imposées sur les bâtiments. Quand nous avons préparé le budget 2013, nous avions en tête le projet LAVIMS. La question sera débattue dans un comité. Avec nos efforts conjugués, je pense que nous pourrions absorber ces Rs 63 millions. Ce n’est pas la mer à boire.

> Un comité a été mis en place pour travailler sur le déficit budgétaire...
Kishan Servansing : Le comité a été constitué jeudi, mais nous avons déjà enclenché une réflexion sur le budget 2013.  Je pense qu’il y a certains aspects  troublants que nous devons étudier. Par exemple, concernant les « Trade Licences », qui représentent la plus grande source de revenus pour la ville. Je suis troublé de constater une baisse graduelle de ces revenus année après année. En 2006 déjà, quand le gouvernement votait la Business facilitation (Miscellaneous Provisions Act), le député Joe Lesjongard avait exprimé sa crainte concernant une baisse des revenus provenant des Trade Licences à Port-Louis.  Feu James Burty David, alors ministre des  Administrations régionales, avait exprimé son étonnement et dit qu’il ne comprenait pas. Malheureusement, cette tendance s’est maintenue. En 2011,  on avait prévu Rs 67 millions sur les licences, on n’en a récolté que  Rs 61 millions.

 Actuellement, on parle de LAVIMS et d’un Self Assessment pour les General Rates. Mais, une mairie ne peut fonctionner quand il y a 953 évaluations qui dorment dans le tiroir du Valuation Office pendant sept ans.  Nous avons de gros problèmes. À Pailles, il y a toute une région qui a été annexée à la ville de Port-Louis,  mais rien n’a été prévu dans le budget 2013. Et le gouvernement ne dit rien  concernant les dépenses additionnelles.

> Si on fait des économies en réduisant les heures supplémentaires…

Salim Abass Mamode : Je ne suis pas d’accord d’économiser sur tous les items. Par exemple, on ne peut pas ouvrir un terrain de football ou un centre polyvalent durant  les heures de bureau...

> Est-ce que la mairie de Port-Louis a fait une demande auprès des autorités pour une augmentation des subventions ?

Kishan Servansing : Aucune demande n'a été faite. Nous étudions les autres sources de revenus.  J’ai soulevé la question jeudi, lors de la réunion du conseil. Prenons le cas du bâtiment d’Air Mauritius. Le fait que ses piliers se trouvent sur les rues Célicourt-Antelme et Jean-Lebrun, la compagnie d’aviation nationale devrait, selon la loi, payer à la mairie un « annual fee » négociable chaque cinq ans. Mais, durant toutes ces années, la compagnie n’a versé aucun sou à la municipalité. Depuis 1991, la State Commercial Bank nous paie Rs 90 000 pour son bâtiment, même si aujourd’hui la compagnie fait des milliards de roupies de profit. Intervention du lord-maire : Il est trop tôt pour parler d’augmentation de la taxe municipale

> Y a-t-il la possibilité d’augmenter la taxe municipale

Aslam Hossenally: Nos citadins font face à des problèmes économiques. Il serait injuste pour nous de leur imposer des taxes additionnelles. Par contre, nous avons d’autres avenues que nous devons exploiter pour renflouer la caisse municipale. Par exemple, il est inacceptable que la State Bank continue à payer une taxe de Rs 90 000 à la municipalité.  C’est un exemple parmi d’autres. Dans les prochains mois, nous viendrons de l’avant avec des propositions concrètes qui vont aider la municipalité de Port-Louis à augmenter ses revenus.
Propos retranscrits par Mario Boutia

Mario Boutia

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