30 July 2014
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Tuesday, 19 February 2013 11:34

Pluies torrentielles de mercredi – Autopsie d’une journée cauchemardesque Featured

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Les autorités mauriciennes ont-elles bien géré la situation lors les pluies diluviennes qui ont frappé le pays mercredi dernier ? Pour y répondre, Jugdish Joypaul a invité sur le plateau de « Pour ou contre » samedi, Balraj Dunputh, directeur de la météo, Kris Poonoosamy, ancien Senior Chief Executive dans la Fonction publique, Dhamaraj Seesahye et Dorsamy Ayacooty, des Fire Services, le chef inspecteur Frichot et l’inspecteur Veerasamy.
> L’alerte de pluies torrentielles a-t-elle été émise trop tard ?
Balraj Dunputh : Dans la pratique, on émet une alerte de pluies torrentielles quand une pluviosité de 100mm est enregistrée dans plusieurs régions du pays durant les dernières 12 heures. Mais la station météorologique avait déjà annoncé la veille, dans ses bulletins du matin, de l’après-midi et du soir, l’imminence des fortes pluies. Nous avions aussi prévu des risques d’accumulations d’eau à certains endroits. La journée de mardi était plus ou moins ensoleillée.

Ce n’est que tard dans la nuit et mercredi matin qu’on a commencé à avoir des pluies conséquentes. À 4 heures, une forte pluviosité a été enregistrée dans certaines régions de l’Est et dans le Sud. Par contre, dans le Nord, dans l’Ouest et même certaines régions du plateau central, on n’avait enregistré qu’une faible pluviosité. J’aimerais préciser que, selon la législation actuelle, l’alerte de pluies torrentielles concerne surtout les étudiants. Il y a tout une procédure avant que la météo n’émette une alerte de pluies torrentielles. C’est après avoir étudié toutes les données que nous avons émis un bulletin à six heures. Je concède que l’idéal serait que nous le fassions à 4 heures…

> Un bulletin aurait-il pu être émis à 4 heures ?
Balraj Dunputh : Nous avons émis un bulletin normal à 4 heures pour annoncer de grosses averses. C’est quand nous avons vu qu’elles pouvaient s’étendre à plusieurs régions du pays que nous avons émis l’alerte de pluies torrentielles.

> Ne pensez-vous pas qu’un bulletin normal risque de passer inaperçu ?

Balraj Dunputh : Nous avions clairement fait état d’un temps nuageux avec de grosses averses et des orages. Nous avions évoqué des accumulations d’eau.

> Le service météorologique dispose-t-il des facilités pour analyser efficacement les nuages, comme c’est le cas en France et à La Réunion ?

Balraj Dunputh : Contrairement à la France, Maurice est un pays tropical où un système nuageux peut se former et disparaître en l’espace de quelques heures. Par exemple, un nuage orageux a une survie de 90 à 120 minutes. Vous remarquerez que quelques fois, on peut avoir des pluies de 50 mm dans une région et, une heure après, le soleil a refait son apparition.

> Est-ce une situation courante ?

Balraj Dunputh : Les ‘flashs floods’ sont de plus en plus fréquentes. Cependant, il y a une grande variabilité dans la fréquence des pluies. Le changement climatique y est pour quelque chose.

> Le radar de Trou-aux-Cerfs est-il toujours en opération ?

Balraj Dunputh : Le radar de Trou-aux-Cerfs ne fonctionne pas depuis très longtemps. Nous essayons de le remplacer. Acheter un radar n’est pas aussi simple qu’on le pense. Des experts japonais sont à Maurice pour une étude. S’ils donnent leur accord, nous aurons notre nouveau radar.

> Combien de temps cela prendra-t-il ?

Balraj Dunputh : Une ou deux années.

> Êtes-vous satisfait de la façon dont les autorités ont géré la situation mercredi dernier ?
Kris Poonoosamy : Les calamités naturelles seront les gros problèmes de demain et viendront de différentes façons. Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons appris qu’un astéroïde se promenait dans le ciel de l’océan Indien. C’est important d’avoir un plan d’urgence, mais nous devons constamment le tester pour voir s’il répond efficacement face à l’adversité. Nous avons un National Disaster Management Centre. Si nous le restructurons comme il faut, et que nous le dotons de moyens légaux et financiers, il pourra faire le travail en amont et éviter les problèmes que nous avons connus. Comme nous le savons, les inondations sont souvent causées par des drains défectueux. Ce sont des problèmes qu’il faut attaquer à la source.

> Quand est-ce que le National Disaster Committee se réunit ?
Le chef inspecteur Frichot : Le National Disaster Operation Coordination Centre s’est réuni mercredi dernier aux Casernes centrales. Toutes les autorités concernées étaient représentées. Nous avons mis au point des plans d’action pour gérer la situation.

> La force policière a-t-elle été prise de court par ces pluies diluviennes ?

Non. Au contraire, nous avons été proactifs. Nous avons un plan directeur, soit le National & Other Disaster Scheme, selon lequel nous avons la responsabilité de porter secours aux personnes en danger. Nous veillons aussi sur les routes, les infrastructures, comme les écoles qui sont inondées. Dès que nous recevons des requêtes de la Police Information & Operations Room et des postes de police, nous nous mettons au travail. Bien avant six heures, nous avons déployé des éléments de la Special Mobile Force, de la Special Support Unit et de la National Coast Guard dans certains endroits, car il y avait déjà des indications qu’il y aurait des risques d’accumulation d’eau. Nous avons aussi un plan bien rodé au niveau des divisions et des postes de police où chacun sait ce qu’il doit faire en cas de pluies diluviennes.

L’inspecteur Veerasamy : Définitivement, les accumulations d’eau et les grosses averses handicapent la police dans son travail. Néanmoins, la force policière n’a pas été débordée. Il y avait 80 éléments de la Traffic Branch sur les routes. Nous avons travaillé d’arrache-pied pendant plus de six heures. Nous avons fait le maximum.

Dhamaraj Seesahye : L
a priorité des pompiers est de sauver des vies humaines. Nous avons reçu quelque 1 000 appels ce jour-là. Ce n’est pas évident de répondre à un si grand nombre d’appels et nous avons répondu aux plus urgents, soit dans 400 cas. Outre le fait que nous sommes intervenus dans des inondations et pour prodiguer des conseils aux gens, nous avons porté secours à une vingtaine de personnes qui se trouvaient en difficulté.

> Les pompiers disposent-ils de suffisamment d’équipements pour faire face aux inondations ?
Dorsamy Ayacooty : Notre plan d’action était déjà opérationnel dans l’Est à partir de 21 heures dans la nuit de mardi. Mercredi, nous avions 48 équipes d’intervention sur l’ensemble du pays. Nous avions des pompes flottantes, des cordes et des échelles qui nous permettaient d’intervenir…




Le Défi Quotidien

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