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Thursday, 21 February 2013 12:02

Augmentation des prix des légumes – Une pénurie artificielle en serait-elle la cause ? Featured

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Suite aux grosses pluies de ces derniers jours, de nombreuses cultures maraîchères ont été totalement détruites. Ce qui a irrémédiablement provoqué une augmentation des prix des légumes.
Cependant, en cette période de carême, cette situation a de lourdes conséquences financières pour certains. Sur les étals, c'est la désolation: pas d’herbes aromatiques, salades dans un état pitoyable et la pomme d’amour se vend à Rs 80 la livre.

Cependant, plusieurs personnes s’accordent à dire que cette situation serait aussi motivée par des facteurs artificiels. Certains parlent de rétention de stock qui influe automatiquement sur les prix. Les invités du « Duel » de mercredi matin étaient Kreepalloo Sunghoon, président de la Small Planters Association et Suttyhudeo Tengur, président de Protection of the Environment and Consumers (APEC).

Kreepalloo Sunghoon : « Il n'y a pas de pénurie artificielle »
> Comment se portent les cultures maraîchères après ces dernières pluies ?
Actuellement presque 50% des légumes sont impropres à la consommation.

> Quels sont les légumes les plus affectés ?
Il y a la pomme d’amour, les haricots, le voëme, les fines herbes.

> Que pouvez-vous nous dire au sujet des prix ?
Le prix de la pomme d’amour est un peu élevé. Personnelle­ment, j’ai deux arpents de pomme d’amour, lors de la récolte, je n’ai rempli que dix caisses, qui ne sont pas très bonnes. Je pense que le prix de la pomme d’amour restera assez élevé, entre Rs 80 et Rs 90 la livre pendant quelque temps. Le prix du concombre est entre Rs 20 et Rs 25, la livre de margozes à Rs 30, et la livre de lalos à Rs 50. En comparaison aux prix habituellement pratiqués à cette période, il s'agit d'une augmentation de 30 à 40%.

> Certains maraîchers profite­raient de la situation en gardant leurs légumes pour provoquer une pénurie. D’autres préféreraient vendre à des supermarchés où la clientèle est plus aisée. Votre opinion ?

Nous ne pouvons pas stocker les légumes, à l’exception de la pomme d’amour pour plus d’une semaine. Cependant, cela n’est pas vraiment possible, surtout lorsque la pomme d’amour a subi une période de pluie comme lors de ces derniers jours. Le reste des légumes comme la carotte, le concombre, le chou ne peut pas être stocké alors que l'oignon et la pomme de terre peuvent l'être.

> Suivant cette logique, pouvons-nous affirmer qu’il n’y a pas de pénurie artificielle ?

Non, il n’y en a pas. Il y a un manque de production à cause des grosses pluies de ces derniers jours. Aux mois de novembre et de décembre, nous étions en période de sécheresse, la production n'était déjà pas optimale.

Suttyhudeo Tengur : « Certaines personnes font de la ‘rétention’ de légumes »
> Pensez-vous que le manque de légumes actuel soit artificiel ?
 Nous savons tous que nous n’avons pas eu de cyclone, mais des inondations dans certaines parties de l’île. En ce qui concerne les légumes, la pluie peut endommager les fines herbes, mais certains légumes ont pu être récoltés à l’avance. Certaines personnes font de la rétention de légumes pour augmenter les prix. Ce qui provoque un manque de légumes et une augmentation artificiels.

> Pourquoi parlez-vous de rétention ?

C’est simple, l’île Maurice d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle des années 60 ou 70. De nos jours, nous avons les moyens et facilités pour stocker les légumes. Cela se fait déjà, c’est ce que j’appelle de la rétention.

> N’est-ce pas une aubaine pour les maraîchers qui ont l'assurance de vendre leurs légumes à un prix exorbitant ?

J’ai envie de faire une distinction. Les maraîchers n’ont pas beaucoup d’argent. C'est pendant les ventes à l’encan que les prix prennent l’ascenseur. Il existe des acteurs à différents niveaux: planteurs, encanteurs, vendeurs et commerçants. Le planteur n’obtient pas la somme qu’il doit avoir, au contraire, il est en perte.








Annick Daniella Rivet

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