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Wednesday, 18 January 2012 12:00

Armoogum Parsuramen : « L’Éduca­tion ne peut se réformer du jour au lendemain » Featured

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Le ministre de l’Éducation de 1983 à 1995 et l’ancien directeur à l’Unesco commente l’Éducation mauricienne. Il souhaite voir des réformes plus rapide et aborde la page politique.
> Pourquoi avoir fondé la Global Rainbow Foundation ?
Je le souhaitais depuis longtemps. Je faisais du social avant, mais maintenant je m’y consacre entièrement. J’ai donc créé un Trust qui s’appelle ainsi. Je travaille surtout sur Maurice, l’Inde et le Sénégal pour commencer, parce que je connais bien ces trois pays. L’arc-en-ciel symbolise la diversité de la population et des gens. L’objectif principal de cette fondation est l’éducation des enfants issus de milieux difficiles, plus particulièrement les handicapés.

Mardi, j’ai visité le Cedem et distribué du matériel scolaire à Roche-Bois. J’ai mis un peu de mon argent pour créer ce Trust et j’y reverse 5 % de ma pension chaque mois, ainsi que la totalité de ma pension de vieillesse que je perçois à Maurice. Je mobilise des partenaires et des sponsors pour nos activités. Je visite des écoles, j’identifie leurs besoins et j’essaie de contribuer pour les satisfaire. Nous contribuons également à la formation des enseignants avec l’aide de contacts que j’ai établis à travers mon expérience à l’Unesco.

> Que pensez-vous de ce qu’est devenu notre système éducatif ? Est-il encore en phase avec les attentes du monde moderne ?

L’Éducation est dynamique, elle évolue constam­ment. Il faut reconnaître que notre système a évolué depuis l’Indépendance. Chaque ministre a contribué à sa manière, mais l’Éducation ne se résume pas qu’au ministre. C’est un partenariat où tout un chacun est impliqué. Malgré tout, le système mau­ricien a fait ses preuves. Il a produit beaucoup de gens très capables et c’est ce qui a permis au pays de décoller. Ça, c’est le point positif. Ce qui est plus négatif, c’est que le Certificate of Primary Education (CPE) est toujours un problème. Il engendre un gros stress.

Puis, il y a ce problème de leçons particulières. Ceci dit, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les points négatifs. Il ne faut pas faire un procès trop sévère, ce qui ne veut pas non plus dire qu’il faut tomber dans la complaisance. Il y a beaucoup à faire et on doit accélérer les réformes. Bien sûr, pas sans consulta­ions avec les partenaires. Il faut apporter des changements après mûre réflexion et consultations.

> Apporter des réformes à l’Éducation a tou­jours été difficile. Comment expliquez-vous cela ?
Le ministre ne décide pas seul dans son bureau. Il y a les profs, les élèves, les parents et bien d’autres éléments à prendre en considération. Un des soucis majeurs : les parents n’assument pas ou délaissent leurs responsabilités. Ils mettent tout sur l’école. Puis, beaucoup d’enseignants ont oublié qu’ils font un métier noble.

> Le CPE produit encore et toujours plus de 30 % d’échec scolaire par an, et ce depuis des décennies…
Il n’est pas impossible de revoir cela. L’Éduca­tion ne peut se réformer du jour au lendemain. Il faut du temps pour atteindre cet objectif, mais il faut suivre un fil conducteur.

> On vous sent proche de la politique. Est-ce une impression ou la réalité ?

Je suis plus proche du social que de la politique en ce moment. Je ne suis pas proche de la politique ... Je suis dans une phase de ma vie où je veux rendre ce que le pays m’a donné. C’est mon état d’esprit du moment. Sur la politique, je n’ai pris aucune décision. Après 14 ans d’absence, je redécouvre mon pays. Je reprends contact avec lui et je me retrouve moi-même. Je suis beaucoup à l’écoute.

> Vous êtes étroitement associé à sir Anerood Jugnauth. Ces temps-ci, on parle souvent du remake MSM-MMM de 2000, avec SAJ comme Premier ministre pendant un certain nombre d’années. Qu’en pensez-vous ?

J’ai un profond respect pour SAJ. Je me considère comme son fils spirituel. C’est une personne extraordinaire et je connais son engagement pour le pays, son patriotisme. Il a énormément contribué au développement. Avec lui, j’ai vécu une page extraordinaire de ma vie. Il m’a donné toute sa confiance, mais je dois dire que j’ai travaillé dur pour la mériter. Quand j’ai quitté Maurice, nos relations sont devenues plus amicales. Nous avons toujours une relation très spéciale. Souvent, je recherche son conseil et je prends avantage de sa sagesse. C’est une très grande personnalité.

> Et s’il a besoin de vous sur la scène politique ?

La question ne s’est pas encore posée. Je préfère ne pas aborder la chose politique pour le moment, donc je ne peux pas vous répondre.




Patrick Hilbert

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