23 May 2013

Wednesday, 18 January 2012 12:00
Armoogum Parsuramen : « L’Éducation ne peut se réformer du jour au lendemain » Featured
Le ministre de l’Éducation de 1983 à 1995 et l’ancien directeur à l’Unesco commente l’Éducation mauricienne. Il souhaite voir des réformes plus rapide et aborde la page politique.
> Pourquoi avoir fondé la Global Rainbow Foundation ?
Je le souhaitais depuis longtemps. Je faisais du social avant, mais maintenant je m’y consacre entièrement. J’ai donc créé un Trust qui s’appelle ainsi. Je travaille surtout sur Maurice, l’Inde et le Sénégal pour commencer, parce que je connais bien ces trois pays. L’arc-en-ciel symbolise la diversité de la population et des gens. L’objectif principal de cette fondation est l’éducation des enfants issus de milieux difficiles, plus particulièrement les handicapés.
Mardi, j’ai visité le Cedem et distribué du matériel scolaire à Roche-Bois. J’ai mis un peu de mon argent pour créer ce Trust et j’y reverse 5 % de ma pension chaque mois, ainsi que la totalité de ma pension de vieillesse que je perçois à Maurice. Je mobilise des partenaires et des sponsors pour nos activités. Je visite des écoles, j’identifie leurs besoins et j’essaie de contribuer pour les satisfaire. Nous contribuons également à la formation des enseignants avec l’aide de contacts que j’ai établis à travers mon expérience à l’Unesco.
> Que pensez-vous de ce qu’est devenu notre système éducatif ? Est-il encore en phase avec les attentes du monde moderne ?
L’Éducation est dynamique, elle évolue constamment. Il faut reconnaître que notre système a évolué depuis l’Indépendance. Chaque ministre a contribué à sa manière, mais l’Éducation ne se résume pas qu’au ministre. C’est un partenariat où tout un chacun est impliqué. Malgré tout, le système mauricien a fait ses preuves. Il a produit beaucoup de gens très capables et c’est ce qui a permis au pays de décoller. Ça, c’est le point positif. Ce qui est plus négatif, c’est que le Certificate of Primary Education (CPE) est toujours un problème. Il engendre un gros stress.
Puis, il y a ce problème de leçons particulières. Ceci dit, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les points négatifs. Il ne faut pas faire un procès trop sévère, ce qui ne veut pas non plus dire qu’il faut tomber dans la complaisance. Il y a beaucoup à faire et on doit accélérer les réformes. Bien sûr, pas sans consultaions avec les partenaires. Il faut apporter des changements après mûre réflexion et consultations.
> Apporter des réformes à l’Éducation a toujours été difficile. Comment expliquez-vous cela ?
Le ministre ne décide pas seul dans son bureau. Il y a les profs, les élèves, les parents et bien d’autres éléments à prendre en considération. Un des soucis majeurs : les parents n’assument pas ou délaissent leurs responsabilités. Ils mettent tout sur l’école. Puis, beaucoup d’enseignants ont oublié qu’ils font un métier noble.
> Le CPE produit encore et toujours plus de 30 % d’échec scolaire par an, et ce depuis des décennies…
Il n’est pas impossible de revoir cela. L’Éducation ne peut se réformer du jour au lendemain. Il faut du temps pour atteindre cet objectif, mais il faut suivre un fil conducteur.
> On vous sent proche de la politique. Est-ce une impression ou la réalité ?
Je suis plus proche du social que de la politique en ce moment. Je ne suis pas proche de la politique ... Je suis dans une phase de ma vie où je veux rendre ce que le pays m’a donné. C’est mon état d’esprit du moment. Sur la politique, je n’ai pris aucune décision. Après 14 ans d’absence, je redécouvre mon pays. Je reprends contact avec lui et je me retrouve moi-même. Je suis beaucoup à l’écoute.
> Vous êtes étroitement associé à sir Anerood Jugnauth. Ces temps-ci, on parle souvent du remake MSM-MMM de 2000, avec SAJ comme Premier ministre pendant un certain nombre d’années. Qu’en pensez-vous ?
J’ai un profond respect pour SAJ. Je me considère comme son fils spirituel. C’est une personne extraordinaire et je connais son engagement pour le pays, son patriotisme. Il a énormément contribué au développement. Avec lui, j’ai vécu une page extraordinaire de ma vie. Il m’a donné toute sa confiance, mais je dois dire que j’ai travaillé dur pour la mériter. Quand j’ai quitté Maurice, nos relations sont devenues plus amicales. Nous avons toujours une relation très spéciale. Souvent, je recherche son conseil et je prends avantage de sa sagesse. C’est une très grande personnalité.
> Et s’il a besoin de vous sur la scène politique ?
La question ne s’est pas encore posée. Je préfère ne pas aborder la chose politique pour le moment, donc je ne peux pas vous répondre.
Je le souhaitais depuis longtemps. Je faisais du social avant, mais maintenant je m’y consacre entièrement. J’ai donc créé un Trust qui s’appelle ainsi. Je travaille surtout sur Maurice, l’Inde et le Sénégal pour commencer, parce que je connais bien ces trois pays. L’arc-en-ciel symbolise la diversité de la population et des gens. L’objectif principal de cette fondation est l’éducation des enfants issus de milieux difficiles, plus particulièrement les handicapés.
Mardi, j’ai visité le Cedem et distribué du matériel scolaire à Roche-Bois. J’ai mis un peu de mon argent pour créer ce Trust et j’y reverse 5 % de ma pension chaque mois, ainsi que la totalité de ma pension de vieillesse que je perçois à Maurice. Je mobilise des partenaires et des sponsors pour nos activités. Je visite des écoles, j’identifie leurs besoins et j’essaie de contribuer pour les satisfaire. Nous contribuons également à la formation des enseignants avec l’aide de contacts que j’ai établis à travers mon expérience à l’Unesco.
> Que pensez-vous de ce qu’est devenu notre système éducatif ? Est-il encore en phase avec les attentes du monde moderne ?
L’Éducation est dynamique, elle évolue constamment. Il faut reconnaître que notre système a évolué depuis l’Indépendance. Chaque ministre a contribué à sa manière, mais l’Éducation ne se résume pas qu’au ministre. C’est un partenariat où tout un chacun est impliqué. Malgré tout, le système mauricien a fait ses preuves. Il a produit beaucoup de gens très capables et c’est ce qui a permis au pays de décoller. Ça, c’est le point positif. Ce qui est plus négatif, c’est que le Certificate of Primary Education (CPE) est toujours un problème. Il engendre un gros stress.
Puis, il y a ce problème de leçons particulières. Ceci dit, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les points négatifs. Il ne faut pas faire un procès trop sévère, ce qui ne veut pas non plus dire qu’il faut tomber dans la complaisance. Il y a beaucoup à faire et on doit accélérer les réformes. Bien sûr, pas sans consultaions avec les partenaires. Il faut apporter des changements après mûre réflexion et consultations.
> Apporter des réformes à l’Éducation a toujours été difficile. Comment expliquez-vous cela ?
Le ministre ne décide pas seul dans son bureau. Il y a les profs, les élèves, les parents et bien d’autres éléments à prendre en considération. Un des soucis majeurs : les parents n’assument pas ou délaissent leurs responsabilités. Ils mettent tout sur l’école. Puis, beaucoup d’enseignants ont oublié qu’ils font un métier noble.
> Le CPE produit encore et toujours plus de 30 % d’échec scolaire par an, et ce depuis des décennies…
Il n’est pas impossible de revoir cela. L’Éducation ne peut se réformer du jour au lendemain. Il faut du temps pour atteindre cet objectif, mais il faut suivre un fil conducteur.
> On vous sent proche de la politique. Est-ce une impression ou la réalité ?
Je suis plus proche du social que de la politique en ce moment. Je ne suis pas proche de la politique ... Je suis dans une phase de ma vie où je veux rendre ce que le pays m’a donné. C’est mon état d’esprit du moment. Sur la politique, je n’ai pris aucune décision. Après 14 ans d’absence, je redécouvre mon pays. Je reprends contact avec lui et je me retrouve moi-même. Je suis beaucoup à l’écoute.
> Vous êtes étroitement associé à sir Anerood Jugnauth. Ces temps-ci, on parle souvent du remake MSM-MMM de 2000, avec SAJ comme Premier ministre pendant un certain nombre d’années. Qu’en pensez-vous ?
J’ai un profond respect pour SAJ. Je me considère comme son fils spirituel. C’est une personne extraordinaire et je connais son engagement pour le pays, son patriotisme. Il a énormément contribué au développement. Avec lui, j’ai vécu une page extraordinaire de ma vie. Il m’a donné toute sa confiance, mais je dois dire que j’ai travaillé dur pour la mériter. Quand j’ai quitté Maurice, nos relations sont devenues plus amicales. Nous avons toujours une relation très spéciale. Souvent, je recherche son conseil et je prends avantage de sa sagesse. C’est une très grande personnalité.
> Et s’il a besoin de vous sur la scène politique ?
La question ne s’est pas encore posée. Je préfère ne pas aborder la chose politique pour le moment, donc je ne peux pas vous répondre.
Read 1117 times
Published in Interview
Patrick Hilbert
Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.Latest from Patrick Hilbert
- Ajustements depuis 2003 – La flambée des salaires des fonctionnaires
- Public Accounts Committee : des sanctions réclamées contre les fonctionnaires « laxistes »
- Narendranath Gopee : « Le GM a marqué des points auprès des fonctionnaires »
- Demande de budget supplémentaire – Le ministre Aimée dit non à la mairie de Port-Louis
- Propos contre l’Eglise : Nita Deerpalsing attaque, Dulthumun riposte
WEBTV | Latest Video
Ce sont les contribuables qui devront casquer pour financer les recommandations du rapport Manraj,[…]Allégations de brutalités policières : Vive tension à la route St-Michel à Riche-Terre
Selon les manifestants, une habitante de cette localité aurait été victime de brutalités policières[…]
Interview Popular Articles
- Shashi Shanto : « Mon erreur est de ne pas être entré dans leurs combines » Written on Friday, 17 May 2013 10:30 in Interview Read 1604 times Read more...
- Dev Virahsawmy : « La plus grande erreur politique du MMM est ce Remake avec le MSM»Written on Monday, 20 May 2013 08:00 in Interview Read 1579 times Read more...
Il a été le premier député du MMM, élu à Pamplemousses/Triolet, au plus fort de la popularité des mauves. Depuis… - Siddhartha Hawoldar : « Pour porter des accusations il faut un dossier en béton »Written on Thursday, 16 May 2013 08:30 in Interview Read 1017 times Read more...
Ces derniers temps, certains dossiers suscitent pas mal d’interrogations. Notamment le fait que certains dénonciateurs se retrouvent au banc des… - Divorce en hausse – Une préparation au mariage serait la solutionWritten on Thursday, 16 May 2013 08:00 in Interview Read 776 times Read more...
La Journée mondiale de la Famille a été célébrée mercredi. « Le Duel », émission sur Radio Plus, était centré… - Accident de Sorèze – Wastie Gopaul : « Les secrets se trouvent dans les Breakdown Books et autres documents »Written on Thursday, 16 May 2013 08:00 in Interview Read 524 times Read more...
Pour Wastie Gopaul, ancien Chairman de 1987 à 1990 et responsable de communication de 1990 à 2007 à la Corporation… - Les matchs de football sont-ils truqués à Maurice ?Written on Monday, 20 May 2013 07:00 in Interview Read 306 times Read more...
Deux semaines avant le congrès de la Fédération internationale de Football à Maurice éclate un scandale sur les matchs truqués.… - Narendranath Gopee : « Le GM a marqué des points auprès des fonctionnaires »Written on Wednesday, 22 May 2013 08:12 in Interview Read 273 times Read more...
Pour le président de la Fédération des Syndicats du Service Civil (FSSC), Narendranath Gopee, le gouvernement augmente sa cote de… - Arnaud Lagesse, CEO de GML : « Notre chiffre d’affaires tournera autour de $ 1 milliard »Written on Wednesday, 22 May 2013 08:11 in Interview Read 271 times Read more...
« Sans stabilité sociale, il n’y a pas de stabilité économique », affirme Arnaud Lagesse, CEO de GML, le plus gros groupe… - Rapport Errors, Omissions and Anomalies – Rashid Imrith : «Nous accueillons positivement la démarche du Premier ministre»Written on Wednesday, 22 May 2013 08:10 in Interview Read 177 times Read more...
Fin du suspens pour les fonctionnaires. Le rapport Manraj sur les Errors, Omissions and Anomalies a été avalisé par le…








