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Saturday, 12 November 2011 14:00

Cyril Vadamootoo, celui qui a changé la face du tourisme

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À 67 ans, Cyril Vadamootoo a  connu une carrière bien remplie. À 67 ans, Cyril Vadamootoo a connu une carrière bien remplie.
S’il existe quelqu’un qui a modifié le visage de notre stratégie de promotion touristique, il s’agit bien de Cyril Vadamootoo, ancien directeur de l’Office du tourisme mauricien. Alors que les opérateurs de l’époque se contentaient de vendre la version carte postale de l'île, lui a mis de l’avant notre population et sa diversité culturelle. Depuis, peu de chose a changé.
Attention, une visite chez ce gargantua tout en rondeurs et domicilié à Quatre-Bornes, peut déboussoler le premier stagiaire en journalisme venu. Il y a une quarantaine d’années de cela, il n'hésitait pas à couvrir de gros mots ministres, hauts cadres, chefs d’entreprises, pour leur incompétence. Il n’a pas bougé d’un iota, sauf, dit-il à regrets, il n’a plus les moyens de mettre le couvert pour une vingtaine d’invités.

Lorsqu’il vous sort sa nomenclature familiale, il y a de quoi racler sa gorge : une sœur mariée à feu sir Veerasamy Ringadoo, une autre avec l’éminent légiste Edwin Venchard, une troisième mariée à Ram Pydiah, candidat MMM aux législatives de 1976 et une quatrième épouse d’un magnat de la presse indienne dans le Kerala. Nuance, Cyril Vadamootoo les énumère à votre demande, et non pour la frime.

Car, l’argent, il est presque né dedans, à Port-Louis dans une famille qui possédait des quartiers entiers de la rue Bourbon. Cyril n’est pas un nouveau riche qui en étale les extérieurs. « Certes, j’aime le luxe, une bonne table, et des vins de renom, mais ce n’est jamais pour impressionner les autres. »

« Personne ne pouvait rivaliser avec nos atouts »
Après des études, il prend de l’emploi au collège Islamic, où il enseigne l’anglais avant de se joindre au ministère du Tourisme et des Affaires étrangères, ou officie sir Harold Walter. Il y agit comme acting-director à l’Office du tourisme. Et déjà, il a sa petite idée en tête, mais il ne veut pas bousculer la hiérarchie.

Aussi lorsqu’il va présider aux destinées de ce département encore à ses balbutiements, il comprend qu’on ne pourra vendre indéfiniment le sable, le ciel azuré, les hôtels de luxe. « Je voulais mettre l’accent sur nos communautés, sa diversité culinaire, ses danses, ses vêtements, c’est tout cela que je voulais promouvoir tout en bâtissant sur ce qu’on avait déjà. J’avais assez voyagé pour voir ce qu’offraient nos concurrents, personne ne pouvait rivaliser avec nos atouts, notamment notre hospitalité. »

Aujourd’hui encore, même s’il est à la retraite, ce maous de 67 ans, à la démarche féline du boxeur qu’il fut, toujours souriant, « grande gueule » prête à défendre ses choix s’ils sont justes et les pauvres contre les puissants, assure qu’il n’a rien à prouver et qu’il ne doit rien à personne parce qu’il n’a jamais rien demandé. « Je suis de près d’actualité touristique, la deuxième menace de crise économique, mais je me dis qu’on va s’en sortir, à condition de se renouveler, de cesser de compter uniquement sur la même clientèle européenne. Soyons audacieux, d’autant que c’est un secteur que nous maîtrisons. »



Le Defi Plus

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