03 September 2014
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Wednesday, 23 January 2013 12:00

Médecine naturelle – Les secrets des recettes de grand-mère Featured

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Qu’il s’agisse d’une ordonnance de médecin ou d’une tisane de grand-mère, la médecine a, pendant longtemps et sous différentes formes, prouvé son efficacité thérapeutique.
Alors que la médecine conventionnelle opère des recherches approfondies depuis des décennies, celle dite naturelle reçoit un accueil mitigé. À Maurice, les recettes de grand-mère cacheraient-elles de plus grands secrets ?

On a souvent tendance à se fier à la médecine conventionnelle, dite allopathique: prescriptions de médicaments pharmaceutiques. Des médicaments qui ont pour but de soigner, certes. Cependant, la médecine conventionnelle n’est pas la seule solution aux différents maux. En contrepartie, la médecine naturelle, plus précisément la phytothérapie, représente une option thérapeutique d’envergure.

La médecine conventionnelle retient sa place de méthode thérapeutique de premier choix par le fait que cette dernière, outre d’être reconnue par l’État, fait l’objet de recherches continuelles. C’est souvent ces institutions médicales qui mettent leurs produits sur le marché. De ce fait, c’est une garantie quant à la qualité du produit.

En ce qu’il s’agit de la différence entre les médicaments conventionnels et naturels, le docteur Bhojarazsingh Dhunnoo, généraliste, nous précise que la médecine conventionnelle fait usage de substances chimiques qui contiennent des conservateurs pour potentialiser leurs effets thérapeutiques. « Les composants chimiques des médicaments allopathiques ont une réaction plus rapide comparativement à la médecine naturelle. »

Notre interlocuteur est d’avis que la médecine naturelle est un bienfait parce qu’elle agit comme support. « Dans certains cas délicats, on ne peut pas prescrire des médicaments, une approche holistique est de mise », informe le docteur. « Dans le cas d’une crise d’asthme, par exemple, certains médicaments peuvent calmer la douleur, certes, mais peuvent aussi intensifier la crise », précise-t-il.

Ameenah Gurib-Fakim, Professeur et Directrice au ‘Centre for Phytotherapy Research (CEPHYR) nous précise que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 80 % de la population du monde tirent bénéfice des plantes médicinales pour des besoins thérapeutiques. « De plus, la phytothérapie est à la base de la médecine moderne, 60 % des médicaments vendus en officine sont d’origine naturelle, avec 25 % qui proviennent directement des plantes médicinales», dit-elle. Cependant, la directrice dit avoir noté, qu’au cours du siècle dernier, une marginalisation dans l’usage des plantes médicinales mais que de nos jours, se faire traiter  « au vert » devient de plus en plus populaire. 
  
En ce qui concerne la posologie des traitements à base de plantes, Ameenah Gurib-Fakim dit qu’il y a deux volets dans cette démarche : « Le premier concerne les tisanes vendues en pharmacie et qui sont souvent importées. Dans ce cas précis, une posologie et la dose seront inscrites sur l'emballage », précise-t-elle.

Le second volet concerne les fameuses recettes de grand-mère. Notre interlocutrice déclare que, dans le cas de ces tisanes, « le consommateur dépend de la recette transmise souvent de bouche à  oreille. Le dosage, certes important, doit être respecté si la personne veut avoir l'effet escompté ».
 « D’ailleurs », affirme-t-elle, «une grande partie de mes travaux a été consacrée à documenter ces recettes pour  pouvoir les valider, afin de mieux doser et surtout de prévenir les effets secondaires ».

Le Dr Comalchandra Radhakeesoon : « L’ayurveda est une médecine sûre »
Parmi les médecines traditionnelles, l’ayurveda est la plus ancienne et la plus reconnue. Cette médecine naturelle permettrait, selon la science des énergies vitales qui régulent l’organisme, de reconnaître les particularités physiques ainsi que les dysfonctionnements les plus courants chez l’individu.  Cette médecine s’oriente sur la constitution de chaque individu et le principe dominant qui régit son métabolisme. Hors des diagnostics précis, cette pratique prône les régimes diététiques adaptés au fonctionnement des organes les plus faibles.

Le docteur Comalchandra Radhakeesoon, expert en médecine ayurvédique, nous apprend qu’outre le fait d’être une alternative reconnue par l’État, ce mode de traitement est fiable et 100 % naturel. «D’autant plus que cette méthode thérapeutique est très en demande… elle fournit une alternative saine et équilibrée, sans composants chimiques qui fatiguent l’organisme. »

La particularité de cette science est qu’elle est holistique. « Le corps et l’esprit sont pris en considération, et traiter le problème dans sa globalité est la caractéristique majeure de l’ayurveda », explique le docteur Radhakeesoon.
 
L’expert en médecine ayurvédique indique que cette méthode alternative est reconnue à Maurice et cela depuis le décret de l ‘Ayurvedic and Other Traditional Medicines Act’ de 1989 (42). D’après cette loi, la médecine traditionnelle est définie comme « la pratique d’un système thérapeutique d’après les méthodes de l’Homéopathie, de l’Ayurvédique et de la médecine traditionnelle chinoise».  

« Ceux qui exercent dans ce domaine doivent obligatoirement être enregistrés auprès de la Traditional Medicines Board et doivent être détenteurs d’un diplôme en médecine traditionnelle», nous précise le docteur Radhakeesoon.

Imran Abdool, naturopathe : « La naturopathie est un traitement à long terme »
Imran Abdool, naturopathe, avec 16 ans d’expérience, se spécialise dans la phytothéra-
pie – traitement par les plantes. Celui-ci reconnaît que la médecine allopathique est la médecine officielle du monde moderne.

« Dès leur plus jeune âge, les enfants sont renseignés sur la médecine allopathique ; même les médias parlent de cette pratique plus que de la médecine naturelle. C’est donc normal que les gens se tournent vers ce mode de traitement », dit le naturopathe. « Ces médicaments résolvent les troubles de santé passagers, mais le réel problème survient quand il est question d’une maladie chronique. Alors le malade se questionne sur la crédibilité du traitement, la médecine allopathique est donc questionnée », ajoute-t-il.

Le naturopathe explique que c’est là que les malades se tournent vers la médecine naturelle, fatigués par leurs expériences négatives du mode de traitement conventionnel. Les personnes qui ont recours à ce mode de traitement sont, pour la plupart, des gens d’âge mur et de réflexion, entre 35 et 40 ans. « Ces personnes savent que le naturel pourrait soulager leurs maux, certes pas instantanément, mais grâce à un traitement régulier ».

Le naturopathe cite les maux chroniques qui se font traiter par la médecine naturelle : migraine, toux, asthme, rhumatisme et les problèmes dermiques, tels que l’urticaire, l’eczéma, le psoriasis et également les artères bouchées (75 % évitent l’intervention chirurgicale par l’intermédiaire des traitements naturels), le cancer de niveau 1 et 2, les troubles de la prostate (dont dans 90 % des cas, l’intervention chirurgicale peut être évitée).

La naturopathie est un traitement à long terme et attaque la cause du problème. « C’est un traitement alternatif viable et valable », explique le naturopathe.

Jay Mootoosamy, herboriste : « Une grande partie de la guérison dépend du mode de vie de la personne »
«Dans les années 90, j’ai noté une clientèle plutôt âgée, mais de nos jours, il y a de plus en plus de jeunes, dans la tranche d’âge de 25 à 30 ans qui se tournent vers le mode de traitement au naturel », confie Jay Mootoosamy, herboriste avec 30 ans d’expérience.

Cet herboriste pense que la médecine allopathique et la médecine naturelle sont complémentaires dans le sens que les deux servent à guérir. « Je suis pour les deux, parce qu’à la fin, le but recherché est la guérison. Cependant, il ne faut pas oublier que la guérison ne dépend pas que des médicaments ou des tisanes », insiste  Jay.

« Une grande partie de la guérison dépend du mode de vie de la personne elle-même, de son alimentation et de sa volonté de combattre la
maladie », précise-t-il.

Respecter la posologie
Dans le cas où un traitement ne donnerait pas de résultats positifs ou, dans des cas de maladies récalcitrantes, on a très souvent tendance à croire qu’une plus forte dose que celle prescrite soulagerait davantage ou accélérerait le processus de guérison. Comme le souligne notre interlocuteur, dans 60 % des cas, le patient n’est pas au courant des effets secondaires néfastes que cette pratique pourrait engendrer. « Dans les pires cas, ces patients ‘prescrivent’ ces médicaments à d’autres personnes. » Par exemple, en recommandant une crème antimycose que certaines personnes utilisent pour d’autres problèmes de peau. C’est devenu comme une sorte de crème-miracle.

« Chaque personne réagit différemment à diverses thérapeutiques. »
C’est aussi l’avis du docteur Comalchandra Radhakeesoon, expert en médecine ayurvédique. « Il est malheureux que certaines personnes, en cas de doute, ne consultent pas quelqu’un de fiable dans le domaine de la médecine. Je décourage vivement la pratique d’automédication qui pourrait avoir de graves conséquences. »   

Imran Abdool, naturopathe, assure que le traitement par les plantes n’est pas nocif dans un contexte spécifique. « En ce qui concerne les plantes, telles que l’Aloe Vera, la Citronnelle ou l’Ayapana, le surdosage n’est pas dangereux, mais il ne faut normalement ne pas en abuser », affirme notre interlocuteur. « Même avec les plantes, il faudrait l’avis d’un expert », ajoute-t-il.

Lee Yon Leung, 72 ans, Port-Louis : « Tisanes des grands- parents »
Lee Yon a un secret pour paraître si jeune et c’est une connais­sance des tisanes de grand-mère. «Ce sont les tisanes que mes grands-parents et arrière-grands-parents ont toujours utilisées. Aujourd’hui, j’utilise moi-même ces tisanes », confie notre interlocutrice. « Je fais beaucoup d’exercices physiques et je contrôle mon alimentation et les tisanes servent de supplément », précise Lee Yon.

Khalid Feddoul, chef d’entreprise : « Je suis satisfait des remèdes naturels »
Pour Khalid Feddoul, chef d’entre­prise, la méde­cine natu­relle est moins agressive. « Dans le cas d’une mauvaise prescription, ceux-là peuvent avoir des effets nocifs, voire drama­tiques », dit-il. « Je suis satisfait de ce que m’apportent les remèdes naturels au quotidien (contre la grippe, maux d’estomac, toux) ; j’utilise ceux vendus en pharmacie ou même dans des boutiques spécialisées. Nier cette médecine serait une grave erreur, et manquer de respect envers des pratiques ancestrales de nos aînés », précise-t-il.

Cependant, Khalid nous confie qu’il est conscient que certaines maladies nécessiteraient une tout autre approche. « Pour soigner des pathologies lourdes, comme le cancer par exemple, il faut se tourner vers la médecine moderne. Je pense qu'à ce niveau la phytothérapie ou toute méthode traditionnelle peut apporter du soulagement pour les personnes qui ont une grave maladie », soutient-il.

Notre interlocuteur ajoute qu'« il est, dans certains cas, possible de combiner la médecine naturelle et la médecine moderne pour les traitements lourds. Ainsi, leurs actions se compléteront et se renforceront mutuellement. L'important est d'être bien conseillé sur les dosages et les contre-indications des uns et des autres ».





Le Défi Quotidien

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