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Friday, 25 January 2013 12:00

Conduites addictives – Attention danger ! Featured

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Une addiction affecte, bien souvent, la santé ou la vie sociale d'un individu. Tabac, drogue, alcool... sont les plus classiques mais on parle, aujourd'hui, d'addictions comportementales. Celles-ci pourraient aussi bien avoir de graves conséquences dans la vie d'une personne. Quelle est la situation à Maurice ?
Accro à Facebook, aux téléphones portables, au sexe, au travail ou au sport… Depuis quelque temps, l’addiction ne semble plus se limiter à la consommation de drogue.

Une personne peut facilement être accro à tout ou à n’importe quoi. Par définition, l’addiction est la répétition d’actes susceptibles de provoquer du plaisir ou de soulager un malaise intérieur. Elle est caractérisée par la dépendance à un objet matériel ou à une situation en dépit de ses effets sur la santé. Le monde évolue à une vitesse surprenante. Submergée par les nouvelles inventions, l'individu est susceptible d'avoir une conduite addictive sans même s’en rendre compte. Et, Maurice n'est pas à l'abri d'un tel phénomène.

Quels sont les facteurs probants de l’addiction dans une société telle que la nôtre ? Comment peut-on devenir accro ? D’après Om Varma, sociologue, Maurice n’est pas à l’abri des méfaits de l’évolution rapide de la société.  « De nos jours, nous sommes constamment bombardés de nouvelles inventions via Internet et les médias. Les inventeurs s’efforcent à rendre leurs produits aussi attrayants que possible. Le but : augmenter leurs chiffres de vente. Pour rendre leur démarche efficace, ils étudient les moindres envies et parviennent ainsi à avoir une grande influence sur la vie et le statut social de chaque personne. Les jeunes, la catégorie la plus ciblée, en deviennent des accros sans s’en rendre compte », souligne notre interlocuteur.

Comment devient-on accro ?
Rashila Jagmohansingh, spécialiste en développement, avance que l’addiction se fait, généralement, en trois étapes : plaisir, désir et dépendance. « Une personne peut passer par les premières étapes de l’addiction sans prendre conscience des dangers qu’une telle conduite pourrait avoir sur sa santé.

D’abord, il y a l’usage simple et curieux, la recherche d’une expérience nouvelle et agréable ou du plaisir. Parfois, il peut s’agir de la transgression d’un interdit. À ce stade, les effets négatifs ne se révèlent pas encore : c’est la période du plaisir. Puis viennent l’abus et l’usage nocif, par lesquels la personne jouit encore des effets positifs, notamment plaisir, stimulation, malgré les premiers méfaits qui apparaissent : c’est l’étape du désir. Enfin, au-delà du désir, apparaît la dépendance : c’est le stade du besoin. Brutale ou progressive, elle est installée lorsqu’on ne peut plus se passer de consommer ou de pratiquer, sous peine de souffrances physiques ou psychiques », souligne-t-elle.

Notre interlocutrice précise qu’il est important de se montrer vigilant par rapport à une conduite addictive. « Une personne doit éviter de faire un usage abusif d’un objet au point de mettre en péril sa santé et sa vie sociale. Il est important de développer la maîtrise de soi et de savoir fixer des limites », affirme Rashila Jagmohansingh.

L’avènement des réseaux sociaux
La dépendance à l’Internet et en particulier aux différents réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, touche de plus en plus d'individus. Les adolescents sont les premiers consommateurs des nouvelles technologies et sont considérés comme étant la population la plus exposée à souffrir de cette nouvelle dépendance. Les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans notre vie. Facebook compte plus de 800 millions d’adeptes. Il est le seul réseau social réellement vecteur de «conduite addictive».

Une étude révèle que 68 % des utilisateurs se rendent sur le site au moins une fois par jour et y passe en moyenne 52 minutes par jour. D’après la spécialiste en développement social, Rashila Jagmohansingh, l’addiction aux réseaux sociaux peut avoir des effets néfastes sur la santé et la vie sociale. « Les personnes accros aux réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter sont parfois immatures ou trop timides pour bâtir des relations en face-à- face. Plusieurs études ont démontré que les relations virtuelles ne peuvent pas substituer les relations normales. En sus, divulguer des informations personnelles peut avoir des conséquences graves et nuire aux relations de couple », précise-t-elle.

Les addictions d’ordre sexuel
Dans la ville de Rubiato, au Brésil, un garçon de 16 ans est mort après s'être masturbé 42 fois sans s'arrêter. Le jeune homme était accro à la masturbation. Le jour du drame, il avait commencé à se masturber à minuit et a passé toute la nuit à donner libre cours à ses pulsions. Outre son addiction à la masturbation, il était aussi accro aux ouvrages pornographiques. On a découvert, dans sa chambre, plusieurs milliers de films à caractère pornographique et des milliers de photos de femmes nues. D’après les témoignages des proches, le jeune garçon avait une attirance maladive pour les femmes. Il était attiré par toutes sortes de femmes, peu importe l’âge, la couleur ou les attraits physiques. Ce récit nous démontre les conséquences désastreuses que comportent les addictions.

Sadasiven Coopoosamy, psychologue-clinicien, soutient qu'une addiction sexuelle peut être l’effet d’une mauvaise expérience vécue pendant l’enfance ou la puberté. « Pour une personne accro au sexe, nouer des relations amoureuses n’a pas sa raison d’être. Elle s’obstine à satisfaire son besoin égoïste. L’addiction à la masturbation peut survenir quand la personne n’est pas satisfaite et veut aller au-delà des interdits dans le seul but de se procurer du plaisir. L’addiction à la pornographie est, quant à elle, temporaire car le contenu est très ressemblant des uns des autres », souligne le psychologue.

Sadasiven Coopoosamy, psychologue-clinicien : « Les accros sont des éternels insatisfaits »
> Quelles sont les causes probantes d’addictions dans la société moderne ?
Dans le passé, les cas d’addiction étaient très rares. Dans notre société moderne, ce trouble prend de l'ampleur. On vit à l’ère de la technologie où tout le monde choisit la voie de la facilité. Le marché est inondé d’un nombre illimité de gadgets.

Ces facteurs ne font que favoriser les conduites addictives. Par ailleurs, dans de nombreuses familles, les parents n’assument pas leurs rôles. Les enfants n’ont pas de guide ni de repère moral pour favoriser leur autonomie. Ils deviennent alors des personnes dépendantes et faibles à l’âge adulte. Dans la plupart des cas, ce type d’individu n’arrive pas à être rationnel dans leurs actions. Les besoins affectifs non-comblés pendant la période de l’enfance les rendent vulnérables. À l’âge adulte, ils essayent de combler ce vide affectif et relationnel et cela peut donner naissance à une conduite addictive.

> Est-il possible de prévenir les addictions ?
Les personnes qui ont une conduite addictive quelconque n’ont pas conscience de leur addiction. C’est souvent le rôle de leur entourage d’être vigilant et de prendre note des comportements abusifs. Par exemple, il est du devoir des parents de suivre les comportements de leurs enfants. Si ces derniers deviennent excessivement attachés aux jeux vidéo et aux sites de réseaux sociaux, entre autres, les parents doivent fixer des limites. Il faut éviter de remettre ses responsabilités parentales au lendemain et de laisser aggraver la situation.  

> Qu’en est-il de ceux qui souffrent de problèmes d’addictions graves ?
Dans les cas des adultes, il est possible de ne pas laisser les conduites addictives s’aggraver, à la seule condition que les comportements abusifs soient décelés à temps. Cependant, il est très difficile d’avoir le contrôle sur le comportement d’un adulte. De ce fait, les addictions chez l’adulte ont tendance à s’aggraver. Les accros sont des éternels insatisfaits. Leur logique et leur raisonnement sont souvent faussés. Ils vivent dans l’inconscient et l’égocentrisme sans se préoccuper de la réalité. L’internement est la seule solution afin de pouvoir contrôler le comportement et de travailler l’inconscient.

Mayur Babajee, 25 ans : « Je ne peux vivre sans mes lentilles de contact »
Les petites manies peuvent se transformer en addiction. Tel est le cas de Mayur Babajee, qui a fait d’une simple habitude une addiction. « J’ai commencé à porter des lentilles de contact quand j’étais à l’école. Au commencement, j'en avais une couleur seulement. Petit à petit, j’ai commencé à acheter des lentilles de toutes les couleurs seulement pour me faire plaisir.

Je ne savais pas qu’une simple et banale habitude peut se transformer en une addiction. Je me sens bien dans ma peau seulement quand je porte mes lentilles. Les vêtements sont secondaires. Quand je fais des achats, je me dirige instinctivement chez mon opticien. Comme les lentilles de contact sont très coûteuses, c’est mon budget qui souffre mais je n’hésite jamais à me faire plaisir. J’ai toute une panoplie de lentilles. Des plus fantaisistes aux plus naturelles. Je peux affirmer qu’il m’est impossible de vivre sans elles », dit-il.

Ashley Teeluck, 22 ans : « Facebook est mon seul passe-temps »
Facebook est qualifiée comme la plus ingénieuse des inventions du temps moderne. Cependant, ce site de réseau social peut très vite  devenir une addiction. Ashley Teeluck, un jeune homme de 22 ans, fait part de son addiction. « Au début, Facebook était pour moi une véritable découverte. Comme tous les jeunes de mon âge, je consacrais quelques minutes de mon temps à vérifier mon profil et à chatter avec les amis. Au fil du temps, les quelques minutes ont changé en heures.

Sans me rendre compte, je commençais à être accro à Facebook. Comme sur mon lieu de travail, il m’est difficile de me connecter à un ordinateur, j’utilise ma tablette tactile. Quand j’ai un peu de temps libre, je suis scotché à mon portable ou à ma tablette. Je ne peux pas vivre sans ces gadgets électroniques. Dès que je rentre à la maison, je me rue dans ma chambre. Il m’arrive de rester devant l’ordinateur pendant plus de 8 à 9 heures d’affilée. J’ai plus de 2 000 amis et j’ai téléchargé plus d’un millier de photos. Je suis conscient que je n’utilise pas mon temps à bon escient mais il m’est très difficile de mettre un terme à cette addiction. J’ai essayé, en vain, de diminuer le nombre d’heures que je passe sur Facebook et sur ma tablette tactile.  C’est mon seul passe-temps », raconte le jeune homme.

Georgette, 75 ans : « Jamais sans mes feuilletons »
Les telenovelas brésiliens diffusés sur les chaînes de la télé nationale, précisément à 18 h 30, connaissent un succès sans précédent. De nombreuses personnes, en particulier les femmes, en sont friandes. Cependant, loin d’être qu’un simple passe-temps, les séries télévisées peuvent être des pièges. 

C’est un fait que Georgette en a vite pris conscience. « Les séries télévisées font partie de mes habitudes depuis plusieurs décennies. Marimar, Femme de sable, entre autres, sont les séries que j’ai suivies. À 18 h 30, le monde s’arrête et mes yeux sont rivés sur mon écran de télévision. Je m’intéresse principalement aux suites d’épisodes et sur l’évolution des personnages. Parfois, si je n’arrive pas à rentrer à la maison à temps pour les séries, je déprime et je me sens malade. Pour cette raison, j’ai fait installer les chaînes satellitaires sur lesquelles je peux visionner les films en rediffusion. Je suis consciente que les séries télévisées sont devenues une addiction et que cela empiète sur ma vie et mes relations sociales. Cependant, il m’est très difficile de résister et de combattre cette addiction », relate-t-elle.



Le Défi Quotidien

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