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Thursday, 21 February 2013 12:07

Criminalité – L’implication des jeunes en hausse Featured

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C'est alarmant. 700 jeunes ont été impliqués dans des crimes et délits. C'est ce que révèlent les dernières statistiques judiciaires pour 2011. Parmi, 300 agressions et 130 cas de vol. Quels sont les motifs réels d'une hausse dans
la  délinquance juvénile et l'implication des jeunes dans des crimes ?
Les chiffres le démontrent clairement. La criminalité chez les jeunes est en constante évolution. Se basant sur le dernier rapport judiciaire, les autorités et les organisations concernées essayent de mettre en place un plan d’action pour découvrir les vraies raisons de ce phénomène.

Le rapport souligne une différence flagrante dans le taux de criminalité chez les jeunes entre 2010 et 2011. En 2010, 1 cas de délit sexuel commis par un jeune avait été recensé alors qu’en 2011, il y en a eu 3 cas. 20 cas d’effraction à la propriété, 9 cas de vol à main armée, 11 cas de cambriolage, 8 cas de délits de drogue et 23 cas sous l'‘Environment Protection Act’, la ‘Food and Public Health Act’ et l'‘Information and Communication Technology Act’. Qu'est-ce qui explique ce phénomène ?

L’évolution de la société et le manque de valeurs humaines... ce sont des facteurs souvent cités lorsqu'on évoque la criminalité chez les jeunes. Rajen Suntoo, sociologue, soutient que très peu de parents modernes inculquent des valeurs à leurs enfants. « Aujourd'hui, les familles n’assument pas leurs rôles en inculquant les valeurs morales aux enfants. Ces derniers sont laissés à leur compte sans aucun repère. Il est triste de constater que dans de nombreuses familles les seuls repères moraux sont la télévision, les médias et les nouvelles technologies. Ce sont quelques facteurs qui peuvent inciter les jeunes, qui sont vulnérables, à commettre des délits. Car, ils acquièrent une image faussée de la réalité », souligne-t-il.

La réintégration dans la société
Le sociologue estime que de nombreux jeunes commettent des délits que pour se procurer des biens matériels. « Certains jeunes pensent que les biens matériels procurent le bonheur. Ils veulent tout avoir et tout de suite. Ainsi, pour assouvir leurs pulsions, ils n’hésitent pas à aller au-delà de ce qui est permis. Par ailleurs, la pression du groupe est aussi un facteur à considérer. Il ne faut pas sous-estimer l’influence des camarades.

De nombreux jeunes ont commis des vols et sont tombés dans le cercle vicieux de la drogue car ils n’ont pas pu résister à la pression exercée par leur groupe d’amis. La personnalité d’un jeune peut le pousser vers une mauvaise voie. Ceux qui sont avides de pouvoir, dès leur jeune âge, peuvent se tourner vers le crime où ils ont la fausse impression d’être les seuls maîtres à bord », précise Rajen Suntoo.

Les statistiques du Bureau de l’enregistrement de la Prison centrale de Beau-Bassin démontrent que de nombreux jeunes ont été incarcérés pour des délits divers en 2011. Pour cette année, il y avait 197 détenus de sexe masculin âgés de 17 à 21 ans.  Tandis que 18 jeunes ont été admis au ‘Correctional Youth Centre (CYC).  Selon l’avis d’Ismaël  Mohamedally, ‘Program Coordinator’ de l’association Kinouété, la prise en charge des jeunes détenus est une tâche à ne pas prendre à la légère.

« Pour une bonne prise en charge de jeunes détenus, il est primordial de former le personnel des institutions carcérales ainsi que ceux qui opèrent au CYC. Il est important de prendre en considération les antécédents familiaux de ces jeunes détenus, pour pouvoir mettre en place un programme adapté à leurs besoins afin de diminuer les risques de récidives. À Kinouété, on est d’avis que la commission des droits humains, en collaboration avec les autorités concernées, doit réunir leurs forces pour changer la situation. Parmi les solutions à apporter, on peut citer la détention partielle et le service à la communauté. Même si les officiers font de leur mieux pour aider les jeunes en détention, il y a encore beaucoup à faire », souligne Ismaël Mohamedally.

Inspecteur Ramah Bhimsen, Crime Prevention Unit : « Une baisse de 5 % de la délinquance juvénile en objectif »
> Quel est l’engagement de la ‘Crime Prevention Unit’ par rapport à la criminalité chez les jeunes ?
Le taux de criminalité chez les jeunes est un sujet que nous prenons à cœur à la ‘Crime Prevention Unit’. Des programmes d’information très structurés ont été mis en place afin de contrecarrer ce fléau social.  Nous visitons régulièrement des écoles primaires et secondaires dans le but de toucher un maximum de jeunes.  Nous montrons à ces derniers qu’un délit est un acte qui est pénalisé par la loi. Il est important qu’ils comprennent que les délits ne doivent pas être banalisés. Dans notre lutte contre le crime chez les jeunes, il est primordial d’avoir la coopération des écoles et des parents. Notre objectif : une baisse  de 5 % dans le taux de criminalité chez les jeunes.

> Quels sont les délits les plus fréquents commis par les jeunes à Maurice ?

À Maurice, il est rare que les jeunes se trouvent impliqués dans des délits majeurs. Néanmoins, un cas a été rapporté  récemment où un groupe de jeunes sous l’influence de l’alcool a saccagé des Abrisbus, des voitures stationnées et des panneaux de signalisation. Certains jeunes agissent en groupe et finissent par faire des délits importants.  Des cas de bizutage et de vandalisme ont aussi été recensés. C'est triste à  constater que de nombreux jeunes se mettent dans des situations compromettantes. Par exemple, certains font l’école buissonnière et se retrouvent impliqués dans des cas d’agressions sexuelles. Il est alors important d’amplifier les campagnes de sensibilisation.

> Dans quelle situation les nouvelles technologies peuvent-elles être un piège ?
De nos jours, les crimes liés aux nouvelles technologies sont de plus en plus fréquents. Ces crimes sont souvent commis par des jeunes. Les lois stipulent que l’utilisation malencontreuse des outils technologiques constitue un crime. De nombreux cas ont été recensés où des personnes, en particulier les jeunes, ont envoyé des messages menaçants ou obscènes et ont modifié les profils de quelqu’un sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Compte tenu de cette situation, on a mis en place des programmes de sensibilisation dans le but de faire connaître l'‘Information and Communication Technology Act’.

Une erreur de jeunesse qui gâche toute une vie
Une erreur de jeunesse peut gâcher toute une vie. Les grands-parents le disent toujours. Malheureuse­ment, nombreux sont les jeunes qui ne réalisent pas que des fois, il est impossible de faire marche arrière. Tel est le cas de Jérôme (prénom fictif). Ce jeune homme d’à peine une vingtaine d’années se bat aujourd’hui contre son addiction à l’héroïne. « Je n’ai jamais pensé qu’une telle erreur aurait une incidence aussi grave sur ma vie. Je n’ai pas su résister à la tentation et à la pression du groupe. J’ai gâché ma vie et je suis conscient que je fais honte à mes parents.

Aujourd’hui, je me bats corps et âme contre cette addiction. Ma femme m’a quitté et je vois très rarement mesenfants qui semblent grandir trop vite. J’ai vu tout s'écrouler autour de moi subitement. J’ai été licencié et il m’est difficile de trouver un emploi stable. Je suis endetté et mes parents font de leur mieux pour m’aider. Si je pouvais faire marche arrière, c’est certain que je n’emprunterais pas le même chemin », dit-il.

À ce sujet, Ismaël Mohamedally, de l’association Kinouété est d’avis qu’il faut encadrer les jeunes qui essaient de refaire leur vie. « L’encadrement des jeunes délinquants est une étape importante dans leur réintégration dans la société. Pour ceux qui sont dans les centres correctionnels, une formation vocationnelle est importante pour qu’ils aient la possibilité d’avoir un emploi et d’assurer leur survie à leur sortie. Cependant, la prévention reste une meilleure solution pour empêcher les jeunes de gâcher leur vie. Il faut faire plus de campagnes et montrer aux jeunes les conséquences d’un acte irréfléchi. Ce n’est pas le temps d’adopter la politique de l’autruche car la génération future serait pénalisée.

Les crimes qui ont marqué l’actualité
Il y a eu, à Maurice, des crimes commis par des jeunes qui ont fait la une des actualités. Certains de ces crimes avaient bouleversé l’ensemble de la population de par leur atrocité. Certains d’entre eux sont cités ci-dessous :

Conduite en état d’ivresse.
Bilan : 1 mort
Jeremy Lenon – Phillip, 19 ans, avait bu trois fois plus que la limite autorisée dans la soirée du dimanche 23 décembre. Il disait ne pas se souvenir d'avoir été impliqué dans un accident fatal. Les analyses toxicologiques ont révélé qu’il avait 65 microgrammes d'alcool dans le sang, alors que la limite autorisée est de 23 microgrammes.

Verdict : 40 ans de prison pour Jean Mervyn Roberto Lotoah
Jean Mervyn Roberto Lotoah, âgé de 19 ans, et Ludovic Prodigue, lui, âgé d’à peine 14 ans, avaient violé, sodomisé et tué la petite Anita Jolita, alors âgée de deux ans. Ce crime, d'une atrocité inouïe, avait secoué tout le pays. Il a été qualifié d’atroce et d’outrageusement choquant par la juge Premita Balgobin. En 2011, Jean Mervyn Roberto Lotoah  a écopé d’une peine de 40 ans de servitudes pénales alors que son complice a, quant à lui, écopé d’une peine de prison de 26 ans.

Double meurtre à Lallmatie
Ashwin Ramgotee, un ex-étudiant de l’Université de Maurice, âgé d’une vingtaine d’années, est accusé d’avoir tué les belles-sœurs Jhurry le 5 janvier 2006 à Lallmatie. Les deux victimes avaient été découvertes gisant dans une mare de sang dans leur maison par l’époux d’Indira Jaydeo Jhurry. L’autopsie avait révélé qu’Indira Jhurry, 66 ans, avait reçu 60 coups de couteau tandis que la sœur de Jaydeo, Asha, 56 ans, en avait reçu 36. Le mobile de ce double meurtre serait le vol.







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