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Friday, 22 February 2013 12:22

Scoutisme – L’apprentissage des principes de la vie Featured

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On célèbre, ce vendredi 22 février, la Journée mondiale du Scoutisme. Mouvement de jeunesse reposant sur l'apprentissage de valeurs fortes, telles que la solidarité, l'entraide et le respect, le but du scoutisme est d'aider le jeune individu à former son caractère et à construire sa personnalité tout en contribuant à son développement physique, mental et spirituel.
Le scoutisme (de l'anglais scout, lui-même issu du vieux français « escoute » signifiant éclaireur) est un mouvement de jeunesse mondial, créé par Lord Robert Baden-Powell, un général britannique à la retraite, en 1907, à Brownsea. Aujourd'hui, le scoutisme compte plus de 38 millions de membres dans 217 pays et territoires, de toutes les religions et de toutes les nationalités, représentés par plusieurs associations scoutes au niveau mondial.

Le chef commissaire de la Mauritius Scout Association (MSA), Danielo Ramsamy, rappelle le début du scoutisme à Maurice et son évolution à ce jour. Il mentionne aussi les principales personnes ayant contribué à faire de ce mouvement ce qu’il est aujourd’hui. Il n’a, d’ailleurs, pas manqué de faire ressortir que le scoutisme est le plus ancien mouvement de jeunes. « Je dois aussi dire merci aux leaders actuels pour leur engagement auprès des jeunes.

Aux jeunes, je leur dis de bien s’appliquer dans ce qu’ils font afin qu’ils transmettent ce qu’ils ont appris à la génération future », a déclaré Danielo Ramsamy. Avant d’ajouter : « le chef doit donner à ses gars l'exemple du respect vis-à-vis de l'autorité supérieure. Il doit leur apprendre la discipline. Plus on s'élève dans la hiérarchie, plus la tentation est grande de n'en faire qu'à sa tête. Mais de quel droit commander les autres si on n'est, soi-même, pas capable d'obéir ?», poursuit-il.

Pour Benjamin Boodhun, Chairperson de la MSA, « le vrai chef s'efforce de comprendre la pensée de ses supérieurs et concilie ses conceptions personnelles dans le respect des directives reçues. Agir autrement, serait une insubordination. » Il avance qu’« un échange de points de vue respectueux et loyal avec son supérieur est légitime. Mais discuter des décisions de son chef hiérarchique, c'est toujours dangereux, car le plus souvent, cette discussion se produit dans le vide. Toute discussion qui tend à affaiblir l'autorité du chef, affaiblit en parallèle le groupe qu'il a pour mission de conduire. »

Devanand Ritoo, ministre de la Jeunesse et des Sports, s’est dit impressionné par le Mouvement Scout dans son ensemble et l’engagement des scouts au service du pays. « Mon ministère s’associe à la MSA et l’assiste dans certaines activités. Le scoutisme, à travers son programme et son concept, aide au développement des jeunes. C’est un modèle pour nos jeunes. La discipline et la rigueur sont de mise », a-t-il déclaré.

C'est ainsi que le principe de l'autorité étant affaibli, beaucoup en sont arrivés à considérer la discipline comme une contrainte injustifiée, imposée à l'épanouissement du « moi », et l'obéissance comme une diminution de leur personnalité.
Pour l’ancien scout, Richard André, 56 ans, l'obéissance, loin d'abaisser l'homme, l'élève car « elle lui permet de servir efficacement le groupe dont il fait partie. Et s’il est un chef, quelle que soit sa place dans la hiérarchie, elle le grandit en le faisant apparaître comme le détenteur de cette parcelle d'autorité qu'il a reçue de son supérieur. »

Kailash Purryag : « La discipline règne chez ces jeunes »
Le Président de la République, Kailash Purryag, s’est exprimé sur l’implication des jeunes mauriciens à la plage de Belle-Mare, lors du 11e Jamboree national en décembre dernier. Cet événement marquait, par la même occasion, le centenaire de l’Association mauricienne de scoutisme.

« En tant que Patron des Scouts de Maurice, j’invite tous les jeunes qui n'y sont pas, à intégrer le monde du scoutisme. Les encadreurs doivent recruter encore plus de jeunes pour leur enseigner à devenir des citoyens responsables. Beaucoup de jeunes ont perdu leurs repères dans la vie. Chez les scouts, la discipline règne en maître. Je suis fier de ces jeunes », affirme-t-il.

Cyril Rose, chef scout : « Les parents font confiance au mouvement »
> Parlez-nous du scoutisme à Maurice…
Le scout a été fondé par un groupe de jeunes, dont Samuel Blunt de Burgh-Edwardes était l’initiateur à Maurice. L’année dernière, le scoutisme mauricien a fêté son centenaire. Nous avons de plus en plus de jeunes très motivés. Il est primordial de savoir que le scoutisme n’implique pas que des campings. C’est un mouvement éducatif non formel pour les jeunes et moins jeunes dès l’âge de sept ans. Les enfants apprennent les valeurs de la vie telles que la discipline, le respect et l’entraide. C’est une expérience enrichissante que beaucoup n’oublieront jamais.

> Les jeunes sont toujours aussi motivés qu’au début... ?

Bien évidemment! Nous comptons à ce jour près de 3 500 membres, dont 3 000 jeunes. On ne peut donc pas dire le contraire. Il y a certes beaucoup de divertissements de nos jours, mais il y a toujours cet engouement pour le scoutisme. Nos jeunes sont très motivés. C’est surtout le partage et les activités qui les motivent.

> Justement, en parlant de divertissement, trouvez-vous que le scoutisme aide suffisamment les jeunes à ne pas tomber dans les fléaux ?

Vous savez, le scoutisme à Maurice est composé de jeunes venant des milieux difficiles. Ils sont nombreux à être à la recherche d’activités pour s’occuper, donc je devrais dire oui, cela les aide à ne pas tomber dans des fléaux tels que la cigarette, l’alcool et la drogue. On touche beaucoup de jeunes et on les forme à l’école de la vie. C’est une façon pour eux à ne pas se laisser tenter par les fléaux. Si un jeune a une occupation, il n’ira pas chercher ailleurs.

> Qu’en pensent les parents ? Sont-ils toujours motivés à initier leurs enfants au scoutisme ?

Les parents font confiance au mouvement. C’est ce qui nous fait progresser. Quand on prend la responsabilité des enfants, on s’assure que tout se passe bien et les parents le savent. Si on forme les enfants à devenir adultes et responsables, on ne peut pas agir en irresponsables nous-mêmes en mettant leur vie en péril.

École de la vie
D’après le chef commissaire adjoint et commissaire aux finances de la MSA, Jaywunt Tannoo, le scoutisme est une école de la vie. « Le scoutisme est une méthode d'éducation civique des adolescents reposant sur le respect de la loi scoute, le système de patrouille, la pratique du jeu et de la vie dans la nature. » Il raconte que le scoutisme a été lancé à Maurice en janvier 1912 par Samuel Blunt de Burgh-Edwardes. « La MSA a vu le jour après que les groupes scouts d’origine religieuse se sont regroupés en une seule association. Ce n’est qu’en 1971 que la Mauritius Scout Association fut officiellement reconnue par la World Organization of the Scout Movement (WOSM) », ajoute-t-il.

Le mouvement réunit presque 3 500 membres, jeunes et adultes, à Maurice et à Rodrigues. Il est le seul mouvement de jeunes qui compte un aussi grand nombre d’adhérents. Pour marquer les cent ans du scoutisme à Maurice, un monument commémoratif a été dévoilé l’année dernière à Curepipe, lors de la journée marquant la célébration du fondateur du mouvement, lord Robert Baden-Powell.

Témoignages
Christelle Ferdinand, 27 ans : « Le scoutisme a développé en moi le sens de l’altruisme »
Christelle Ferdinand, âgée de 27 ans, raconte sa vie de scout. Elle a intégré le mouvement à l’âge de neuf ans. Elle a appris à vivre sans ses parents, toute une semaine, depuis son jeune âge. Le scoutisme est une affaire de famille, nous dit-elle. Ses frères et sœurs y étaient également.

Le scoutisme permet à l’individu de s’épanouir et à se socialiser et surtout à venir en aide aux autres. « Très jeune, on apprend à se débrouiller seul, comme prendre sa douche, faire la cuisine et aussi vivre avec d’autres personnes qu’on ne connaît pas. C’est une expérience qui m’a aidée à être autonome, surtout quand je suis partie pour mes études en Allemagne », explique notre interlocutrice. Le plus surprenant, dit-elle, est qu’ils sont entraînés à vivre dans la nature avec peu de moyens, c’est l’occasion de se débrouiller et de trouver des solutions.

Yannick Ithier, 23 ans : « Le scout, c’est ma famille »
Yannick Ithier, âgée de 23 ans, raconte son expérience. Ce qu’il retient du scoutisme, c’est qu’il faut toujours protéger les plus jeunes. Il avoue avoir appris des valeurs fondamentales : donner, surpasser la douleur, s’organiser et travailler pour réussir. Yannick ajoute que « pour aller camper, il fallait qu’on fasse des petits travaux chez des gens pour récolter de l’argent. On nous a appris qu’on ne gagne pas de l’argent facilement. »

Après avoir consacré huit ans au mouvement, il confie qu’il en est sorti épanoui, prêt à affronter les situations de la vie. « Je passe actuellement par des moments très difficiles mais les valeurs acquises du scoutisme m’aident, rien ne me fait peur. Je reste scout dans l’âme et c’est ma famille. »

Daniella David, 42 ans : « J’encourage ma benjamine à intégrer le mouvement »
Daniella David, mère de trois enfants, avoue que la décision d’initier ses enfants au scoutisme vient de son époux policier. Elle explique que ce dernier voulait que leur fille, Sarah, et leur fils, Kevin, fassent partie du mouvement pour les discipliner. « Leur papa voulait qu’ils soient autonomes, obéissants... Cela leur a été bénéfique. Les deux se débrouillent bien, aujourd’hui. Par exemple, mon fils a appris à cuisiner. C’est lui qui cuisine pour sa femme, qui finit le travail très tard. Le scoutisme a fait d’eux des personnes serviables. Ils s’entraident beaucoup dans la famille », confie la mère.

Pourtant, la petite dernière, Sarah, n’a pas été initiée au scoutisme. « Étant la plus jeune, elle est très protégée. On ne voulait pas trop l’exposer à toutes ces activités. Je ne voulais pas qu’elle aille camper toute une semaine sans nous. Mais j’ai compris que le scout c’est une famille unie et je place toute ma confiance dans cet organisme. Je l’encourage pleinement. »






Cedric Ramasawmy

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