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Thursday, 24 January 2013 11:54

Décès de Permanandsingh Persand, un employé de casino Rs 15 millions réclamées à la SIC

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La veuve de Permanandsingh Persand a fait servir, par le biais de son avoué Pazhany Rangasamy, une mise en demeure à la State Investment Corporation Management Services Co Ltd, qui gère les quatre casinos de Maurice. Elle lui réclame des dommages de Rs 15 millions. Elle affirme que le décès de son époux ferait suite au harcèlement qu’il aurait subi au travail.
Permanandsingh Persand est décédé le 3 juillet 2012 après être tombé malade. Aujour­d’hui, ses proches réclament des dommages. Dans sa mise en demeure logée mercredi en Cour suprême, Veena, la veuve de Permanandsingh Persand, fait part des pressions que son époux auraient subies au travail depuis quelques années. Elle est défendue par Me Clive Auffray et l’avoué Pazhany Rangasamy.

Veena Persand affirme que son époux s’est toujours montré à la hauteur au travail et qu’il n’a jamais fait objet de ‘disparage­ment’. Elle ajoute que le disparu a reçu des certificats pour sa régularité et ses ‘achievements’ au travail. Selon elle, son époux avait été im­pliqué dans un accident de route alors qu’il était en service. Il avait été blessé au pied droit et à la poitrine. Il était sous traitement à l’hô­pital Nehru. Une fois ré­tabli, l’époux avait repris son poste aux Casinos de Maurice ‘on day shifts’ en tant qu’Assistant Unit Head Security Officer.

La veuve de Permanandsingh Persand fait état d’une lettre datée du 18 juin 2012 adressée au Deputy Manager des Casinos de Maurice où son époux a fait certaines observations : « For the last three months, he had been deliberately deprived his right to perform his duty as per his work agreement and instead he was posted at the Parking to monitor (...) This situation was creating confusion among the security staff and he was also being restricted to have access to any beat of the unit and to his mind this was an arbitrary measure and harassment against him and causing prejudice in his capacity as a licence Unit Assistant Head Security Officer. »

« Injustices, pressions et harcèlements »
Veena Persand soutient que son époux lui aurait fait part des injustices, des pressions et du harcèlement dont il ferait objet. Elle évoque 10 cas. Il existerait une tension entre certains collègues et lui. Selon la veuve, cette relation tendue entre son époux et certains collègues serait due à une fraude que son époux aurait découverte. La fraude aurait été commise par une collègue et Permanand­singh Persand aurait, selon elle, informé l’Assistant Surveillance Manager. Par la suite, soutient la plaignante, son époux aurait été transféré sans raison valable.

Elle ajoute que son époux serait surveillé par un Surveillance Officer à la demande d’un de ses collègues. Aussi, il n’était pas autorisé à préparer des ‘break lists’ et de donner des consignes. L’épouse relate que, le 27 mars 2012, le collègue en question a formellement demandé à son époux par courrier d’effectuer des ‘night duty shifts’ qui ont pris effet le 1er avril 2012.

Veena Persand soutient que ledit collègue était au courant de l’état de santé de son époux. « Mon époux a continué à travailler. Mais, il a été insulté en public et suspendu par des cadres. Il a été traumatisé par la suite et est tombé malade. Il a été admis à l’hôpital le 29 juin 2012. Son état de santé s’est ensuite détérioré. Il est décédé le 3 juillet 2012 », relate la veuve de Permanandsingh Persand. Elle évoque que le harcèlement qu’a subi son époux constitue une faute, d’où sa réclamation de dommages de Rs 15 millions.

Deux rapports soumis après le décès de P. Persand
Après le décès de Permanandsingh Persand, une enquête a été instituée par Me Nandkishore Ramburn. Selon son rapport en date du 10 août 2012, il a été conclu qu’il y a eu harcèlement ayant provoqué la mort de cet Assistant Unit Head Security Officer. Deux employés des Casinos de Maurice ont été suspendus. Ils ont ensuite fait face à un comité disciplinaire institué par la SIC et présidé par Me Hervé Lassémillante. Les conclusions de ce comité sont venues renverser le rapport de Me Nandkishore Ramburn. Les deux employés ont été exonérés de tout blâme. Ils ont repris leurs postes à la fin de décembre 2012.



Le Défi Quotidien

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