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Wednesday, 02 January 2013 12:00

Le rôle d’un Commissaire de police pans un État de droit

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La cause est entendue. Les différents gouvernements qui se sont succédé après l’Indépendance ont tous été sous pression et ont parfois cédé à la tentation totalitaire.
Ramgoolam père a renvoyé les législatives de 1972 alors que Jugnauth père a fait fi d’une décision du judiciaire, provoquant la démission du juge Ahnee. Ramgoolam fils, quant à lui, a privé certains médias de la publicité gouvernementale de manière injuste.

Même si nous pouvons raisonnablement être fiers du niveau de développement de notre pays sur le plan politique (il est à l'avant-garde du continent africain à plusieurs niveaux), la République de Maurice est encore une démocratie adolescente qui se cherche toujours. Les politologues pourront le confirmer : le vrai danger de l'adolescence politique c'est que l'on peut basculer d'un côté comme de l'autre, c’est-à-dire prendre le chemin de la dictature et la barbarie ou celui de la civilisation et l'État de droit. C’est la raison pour laquelle le rôle du Commissaire de police est essentiel dans une démocratie digne de ce nom.

Que peut-on attendre du Commissaire de police d’un État de droit ? D’abord, à ce qu'il soit impartial et que ses agents traitent les citoyens de la République de manière égale, que ceux-ci portent un veston-cravate ou soient en haillons, qu'ils soient du MMM, du MSM, du PTr, de Rezistans ek Alternativ ou de Party Malin. On s'attend à ce qu'il s'assure que les règles, procédures et fondamentaux du système soient respectés. C’est-à-dire qu'il ne fabrique pas d’accusations abracadabrantesques contre des citoyens. Au cas contraire, notre République glisserait lentement mais sûrement vers une République dangereusement Mickey Mouse. Et Dieu sait que la société des hommes n'est pas une bande dessinée !

On s'attend également à ce que le Commissaire et ses agents respectent la loi eux-mêmes. C'est la moindre des choses que le gardien de la loi ne la viole pas cyniquement. Par exemple, il est inacceptable et inexcusable qu’un agent de police torture un individu sous sa charge au 21e siècle.

On s'attend à ce que la Police Training School, dont le Commissaire de police a la charge et qui donne des cours de droits humains (excellente initiative, soit dit en passant), s'assure que les nouvelles recrues soient imbues de ces mêmes valeurs et soient les premiers défenseurs des droits humains. Et ainsi être à la hauteur de leurs collègues anglais, néerlandais ou scandinaves. Car un État de droit qui se respecte ne saurait avoir des policiers racistes, sexistes, discriminatoires ou homophobes dans ses rangs.

On s'attend aussi et surtout à ce que le Commissaire de police traite les policiers et policières de manière équitable. Qu’il ne les transfère pas au gré des pressions politiques ou d'autres considérations arbitraires. Dans cette optique, un syndicat pour les policiers serait un pas dans la bonne direction.

Mais l'on s'attend surtout à ce qu’un Commissaire de police soit « above politics » et a fortiori « above petty politics ». Car c'est de la politicaillerie dont il est question à Maurice ces temps-ci, surtout depuis que le pacte des loups a été rompu et certains politiciens ont commencé à se lancer des attaques personnelles à l’Assemblée nationale et hors des murs de notre auguste parlement. Ils recommencent à peindre le monde en noir et en blanc et voudraient que les moutons de Panurge les suivent dans cette voie. Ce que certains font allégrement.

Un Commissaire de police qui se respecte et veut se faire respecter des citoyens garde sa sobriété et ne se laisse pas instrumentaliser. Ni par le Premier ministre ni par le leader de l'opposition ! Car on n’attend surtout pas d'un Commissaire de police dans un État de droit qu'il s'exécute et agit hors des limites de sa fonction quand le marionnettiste claque des doigts.

Lindley Couronne
Président DISMOI
(Droits humains océan Indien)




Le Défi Quotidien

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