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Wednesday, 30 November 2011 13:13

United Bus Service – Le receveur licencié allègue être victime d’un complot Featured

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Mohamed Rosun, et  ci-dessus le rapport qu’il dit avoir été falsifié. Mohamed Rosun, et ci-dessus le rapport qu’il dit avoir été falsifié.
Licencié mercredi 23 novembre pour mauvaise conduite, Mohamed Rosun, un receveur de bus, crie au complot. Pour lui, les fautes que la direction de la compagnie United Bus Service (UBS) lui reproche, ne sont que des mensonges pour le faire déguerpir.
Deux ans, depuis qu’il est employé à la UBS comme receveur. « Après de loyaux services à cette compagnie de transport, voilà comment on me remercie. Tout simplement parce que j’ai répliqué aux fausses allégations d’un ‘ticket examiner’ en civil », relate Mohamed Rosun, un Vacoassien de 36 ans.

Les faits se sont déroulés le 13 juin 2011. Mohamed Rosun relate qu’un ‘travelling ticket examiner’ en civil était dans le bus. Il lui a reproché d’avoir pris Rs 22 d’une passagère mais de lui avoir donné un ticket de Rs 16. « Il m’a fait ces reproches alors que la dame était déjà descendue. Il n’a même pas vérifié le ticket et il  n’était pas à côté de moi lorsque je le lui ai remis. Pourtant, bien qu’il était en civil, il m’a fait des reproches sans vérifier ses informations », argue le receveur.
Après avoir répliqué au ‘ticket examiner’ qu’il avait tort, le receveur a reçu une contravention. Mohamed Rosun s’est donc rendu au poste de police d’Eau-Coulée pour consigner une déposition. « Le lendemain, j’ai consigné une autre plainte au bureau de l’UBS et j’ai informé la direction que je suis allé à la police. Le manager m’a répliqué : ‘Tout bon mais tonne faire ène seul erreur. To ti pas bizin ale la police ‘ ».

Depuis, Mohamed Rosun se dit harcelé sur son lieu de travail. « Les ‘travelling ticket examiners’ se sont ligués contre moi. Ils se sont tous rangés du côté de leur collègue. On me donne des contraventions pour des broutilles. On me cherche des noises. Le 9 octobre, un ‘ticket examiner’ m’a dénoncé à la direction en disant que je n’ai pas pris l’argent de trois passagères quand ces trois filles venaient tout juste de monter dans le bus. Le 12 octobre, je fais l’objet d’une autre plainte, pour avoir pris de l’argent d’un passager et ne lui avoir pas demandé sa destination, alors qu’il écoutait de la musique. »
Le 22 octobre, on lui reproche de n’avoir pas pris la somme adéquate d’un passager. « Encore une fausse accusation. En dépit du fait qu’une personne dans le bus m’a défendu, le ‘travelling ticket examiner’ est resté sur ses positions. Il a d’ailleurs demandé à la dame de se taire : « Pas pé coze are ou, ou pas rentre la dans », affirme Mohamed Rosun.

Autre incident. Le 2 novembre, une dame est montée dans le bus avec ses enfants et son époux à Sorèze. « Cette dame m’a payé avec un billet de Rs 500 pour descendre à Bagatelle. Je n’avais pas d’échange, je lui ai alors donné son ticket en lui demandant e patienter pour lui rendre son argent. Entre-temps, un ‘ticket examiner’ est monté. Il s’est approché de la dame pour lui demander où elle était montée et sa destination. « La dame lui a répondu qu’elle était monté à Sorèze. Mais, dès que la dame est descendu à Bagatelle, le ‘ticket examiner’ m’a dit que je mentais et que cette dame est monté à Pailles. D’ailleurs, sur le rapport qu’il a écrit plus tôt, il a coupé Sorèze pour mettre Pailles. J’ai donc refusé de signer son rapport », explique notre interlocuteur.

Coupable
Mohamed Rosun, sera traduit devant un comité disciplinaire le 4 novembre. La direction d’UBS l’accuse de n’avoir pas remis de ticket à une passagère tout en ayant pris son argent. Il est également accusé d’avoir donné de fausses informations concernant la destination d’un autre passager, d’avoir refusé de signer le rapport des ‘traffic officers', et d’avoir informé ces derniers qu’il rapporterait les faits à la police. Mercredi le 23 novembre, il reçoit sa feuille de route. Le Board l’a trouvé coupable de trois autres charges.  « Les personnes qui siégeaient à ce comité disciplinaire ne m’ont pas donné l’opportunité de me défendre », assure Mohamed Rosun. Il s’est plaint au bureau du travail du traitement qu’il a reçu. Le ministère suit le dossier. Du côté de la compagnie, interrogé par Le Défi Quotidien, le Trafic Manager s’est refusé à tout commentaire. « Cet individu a décidé d’aller au bureau du travail. Ne comptez donc pas sur moi pour commenter cette affaire », a-t-il lâché.




Sabine Lourde

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