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Tuesday, 15 January 2013 11:19

Mères de famille en détresse – Elles squattent les terres de l’État Featured

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(De gauche à droite) : Taramatee Gokhool,  Marie  Ghislaine Benoit et Anusha Mungroo (De gauche à droite) : Taramatee Gokhool, Marie  Ghislaine Benoit et Anusha Mungroo
Elles sont actuellement domiciliées (avec les membres de leurs familles respectives) sous une tente, sur un terrain de l’État situé dans la région de Surinam. Ces femmes sollicitent du ministère du Logement et des Terres qu’il leur accorde un lopin de terre à bail. Elles ont reçu la visite des officiers de la police la semaine dernière.
Elles demandent aux autorités de porter un regard de compassion sur leurs conditions de vie. Ces trois mères de famille, qui se disent « désespérées », ont confié leur misère au Défi Quotidien.

Elles sont sans logis. Ces trois dames se veulent les porte-parole de plusieurs femmes qui vivent le même drame au quotidien.

L’une d’entre elles dit avoir été expulsée par son propriétaire, l’autre soutient s’être retrouvée à la rue suite à des problèmes familiaux. Ces mères de famille indiquent n’avoir eu d’autre choix de squatter un terrain à proximité du cimetière de Surinam. Cela malgré, disent-elles, le risque qu’elles encourent.

Mis sur pied depuis deux semaines; le « camp » regroupe au total une douzaine de familles, soit une vingtaine de personnes issues de la même région.  « Nous faisions toutes face à des problèmes personnels. Mais nous sommes arrivées à un point où on s’est rendu compte que nous ne pouvions continuer ainsi. Sachant que la région dispose de terres de l’État, nous avons convergé vers ce lieu pour commencer une nouvelle vie », nous déclare Marie Ghislaine Benoit, 44 ans. Cette dernière confie qu’elle est mère célibataire depuis plus de dix ans. Elle élève seule ses trois enfants. « Le plus triste, dit notre interlo­cutrice, c’est que la région où nous vivons n’offre pas suffisamment de perspectives d’emplois aux femmes qui sont condamnées à vivre dans la précarité. »

Ayant « planté leur camp » depuis le 6 dé­cembre dernier, ces femmes nous expliquent avoir reçu la visite des éléments de la police, dès le lendemain. « Les policiers nous ont rappelé que nous squattions les terres de l’État et que nous ne sommes pas autorisées à installer des tentes, faire des feux de camp, ni implanter des pylônes sur le terrain », précise Taramatee Gokhool, l’une des squat­teuses.

Se disant « parfaite­ment conscien­tes d’être dans l’illégalité », ces dames deman­dent aux autori­tés, notamment le ministère du Logement et des Terres, de «  porter un regard de compassion sur leurs conditions de vie déplorables ».
Contacté par Le Défi Quotidien, le chargé de communication du ministère dit avoir été informé de cette affaire. Il a promis de revenir vers nous une fois qu’il aura « regroupé toutes les informations nécessaires sur ce dossier ».

Le squatting puni d’un an de prison
Sollicitée pour une intervention, une source policière précise que ces personnes commettent une grave infraction à la loi. Ces squatteurs risquent une forte amende ou même un an d’emprisonnement (la peine peut être aggravée si elles ont commis un délit semblable dans le passé). « Ces personnes risquent d’être sanctionnées dans les semaines à venir pour occupation illégale de terrain (Illegal occupying of land) et ‘Trespass’. Il faut aussi savoir qu’aucun individu n’a le droit d’implanter quoi que ce soit sur un terrain qui ne lui appartient pas, ajoute-t-il. Si des squatters refusent de vider les lieux, malgré un ordre de la Cour, ils commettront un délit de « falling to abide to a legal order », délit équivalant à un outrage à la cour. « Ils risquent l’arrestation »,conclut le policier.



Fernando Thomas

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