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Wednesday, 30 January 2013 12:00

En raison d’un désaccord – Sept travailleurs déportés d’Agaléga par leur employeur Featured

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James (t-shirt rouge), le porte-parole, a affirmé que ses six collègues et lui ont été bernés. James (t-shirt rouge), le porte-parole, a affirmé que ses six collègues et lui ont été bernés.
Sur les quatorze travailleurs mauriciens embauchés pour travailler dans le secteur de la construction à Agaléga, sept d’entre eux, ont été déportés vers Maurice. Les parties s’accusent mutuellement de non respect du contrat. Le Bureau du Travail devra trancher ce litige.
RS   25 000 mensuellement. C’était le salaire de base qui leur avait été promis. De quoi séduire ces pères de famille qui viennent d’un milieu modeste. Après avoir pris note des conditions de leur emploi, sept Mauriciens ont signé et s’embarquent pour l’archipel d’Agaléga. « Vu que l’on devait travailler durant trois mois, dans le secteur de la construction, nous nous attendions tous à toucher la somme de Rs 75 000 », déclare James, le porte-parole des ouvriers mauriciens renvoyés.

Selon la version de ces sept travailleurs, leur contrat indiquait qu’il devait accomplir 60 heures de travail, du lundi à vendredi et durant le week-end, les ouvriers doivent réaliser 16 heures de boulot.  « Hélas, quand nous sommes arrivés là-bas, nous étions contraints de travailler plus qu’il n’en fallait », proteste le porte-parole.

Selon James, les conditions établies avant leur départ auraient été changées. « Par exemple, notre employeur avait promis qu’il s’occuperait de notre logement et de notre nourriture. Mais arrivés là-bas, nous avions été obligés d’acheter notre nourriture nous-mêmes. Nous nous attendions à toucher Rs 25 000 le 1er septembre, nous avions été désagréablement surpris de ne recevoir que Rs 15 000 ! Certains n’ont reçu que Rs 8 000. Notre employeur qui est également l’entrepreneur (‘contractor’) décidait quel ouvrier recevrait plus de salaires et qui en recevrait moins », s’insurge James.

Dépenses de nourriture
Certains ouvriers ont exprimé haut et fort leur mécontement à leur patron. « Notre employeur a refusé d’entendre nos doléances. De plus, nous avions du mal à économiser sur le salaire pour envoyer à nos familles demeurées à Maurice.

Nous devions dépenser plus que prévu pour la nourriture à Agaléga et cela revenait gros. Le mois suivant, nous avions eu droit au même traitement. Le 14 octobre, chaque ouvrier a perçu un montant de salaire différent. Alors que certains ont reçu Rs 17 000, d’autres n’ont touché que Rs 12 500. Le montant versé n’était jamais le même. Nous jugions que l’employeur ne respectait pas les conditions du contrat et nous exploitait », soutient James.

Les ouvriers qui se sentaient lésés disent n’avoir pas supporté cette situation plus longtemps et ont fait part de leur désaccord. Ce qui a valu leur déportation le 8 décembre dernier. « Depuis, nous attendons toujours notre dû. Nous avons consigné une déposition au poste de police d’Agaléga et avons informé le Bureau du Travail de Port-Louis de ce que nous avions vécu », ajoute le porte-parole des ouvriers.
Interrogé sur ces allégations, l’employeur en question nous a donné sa version des faits. Il assure que les sept ouvriers ont été déportés d’Agaléga «parce qu’ils ne respectaient pas les conditions de leur contrat de travail.

Ils travaillaient moins que prévu et s’attendaient à recevoir Rs 25 000 de salaire. J’ai essayé de leur expliquer que j’avais des obligations envers le promoteur de ce projet et qu’ils devaient respecter les conditions de leur contrat de travail. Ces ouvriers n’en faisaient qu’à leur tête. Ils gaspillaient leur argent : ils ne se contentaient pas d’acheter de la nourriture, mais également de l’alcool, et ce durant la journée. Au lieu d’accomplir leurs tâches, ‘zot ti pé casse pause’ », déplore l’employeur.

L’entrepreneur de nous expliquer « que tout travail mérite salaire. Les sommes d’argent que j’ai payées à ces ouvriers représentent tout ce qu’ils méritent pour le boulot accompli. Je ne peux payer des gens à ne rien faire, sans compter qu’ils envisageaient de faire une grève. Je n’ai eu d’autre choix que de les faire déporter. À cause de ces sept ouvriers je risquais de perdre un gros contrat. J’avais confiance en eux en les emmenant là-bas, mais ils m’ont déçu ».

En conclusion, il devait nous affirmer avoir respecté les « normes du contrat ». « Je suis prêt à répondre de mes actions devant les autorités concernées et  leur expliquer les raisons qui m’ont poussé à mettre fin au contrat de ces sept personnes », a-t-il ajouté.



Sabine Lourde

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