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Friday, 15 February 2013 12:00

Leur pension interrompue – Une collégienne veut mettre fin à ses études pour aider sa mère Featured

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Le manque de moyens financiers est l’une des causes de la déscolarisation des petits Mauriciens. Depuis que la Sécurité sociale a cessé le versement de sa pension, une famille de Mare d’Albert n’arrive plus à joindre les deux bouts. Sandra (prénom fictif), 16 ans, pense arrêter l’école pour aider sa mère et ses petits frères.
Certes, l'éducation à Maurice est gratuite. Toutefois, les manuels et autres matériels scolaires des petits mauriciens demeurent payants. Ce qui n'est pas évident pour de nombreuses familles dans le besoin.
«Les nouvelles éditions des manuels - exigées par l'administration de l'école et des collèges -  coûtent de plus en plus cher», confie Sabrina.

«En raison de notre situation, j'ai beaucoup de mal à trouver de quoi nourrir mes quatre enfants et les envoyer à l'école. Sandra (prénom fictif) est l'aînée, elle a 16 ans, ses frères sont âgés de 14, 13 et 11 ans, respectivement. Le benjamin prépare le Certificate of Primary Education (CPE). Il ne peut prendre des leçons particulières, car je n'ai pas les moyens d'assumer ces dépenses supplémentaires ».

 « Je suis  inquiète pour eux. Mes enfants souffrent de cette situation. Cela a un impact sur leurs études. Mon fils qui est en CPE a obtenu des résultats catastrophiques. Il est découragé, tous ses camarades de classe prennent des leçons, mais lui ne peut pas, car nous n’en avons pas les moyens», pleure Sabrina.
Sandra souhaite, quant à elle, mettre fin à ses études. Elle en a assez de voir sa mère et ses frères souffrir. «Ma fille aînée comprend parfaitement ce que je vis.

Elle sait que je n’ai souvent pas d’argent pour acheter de la nourriture. Mon autre fille se rend à l’école en portant des chaussures trouées. Sandra ne peut rester insensible à cette misère qui nous ronge. Elle veut travailler pour nous aider, mais je refuse que mes enfants vivent la même situation que moi. Je souhaite qu’ils aient un avenir meilleur. Pour cela, en tant que mère, je conseille à mes enfants de poursuivre leurs études».
 
Pas de pension alimentaire
La situation financière précaire de la famille serait due au fait que l’ex-mari de Sabrina ne lui versait plus la pension alimentaire de Rs 3 000 qu’il s’était engagé à payer devant la Cour. «Mon ex-mari demeure introuvable. J’ai consigné une déposition à la police, car il ne respecte pas l’ordre de la Cour. La police est à sa recherche», révèle Sabrina.

Pendant ce temps, elle n’a pas d’autre choix que d'élever ses quatre enfants avec les moyens du bord. «La pension de Rs 2 800 que je percevais de la Sécurité sociale pour cinq personnes ne suffisait pas. Je ne pouvais acheter le matériel scolaire et payer les leçons particulières de mes enfants. Cette somme n’est pas suffisante pour nourrir cinq bouches. J’ai dû chercher un emploi comme agent de sécurité. Mon salaire varie entre Rs 5000 et Rs 6000 selon le nombre de jours travaillés, car je souffre aussi de sciatique », explique la mère de famille.

Toutefois, Sabrina, le versement de sa pension de Rs 2 800 sera interrompu au mois de mai 2012. « Selon l’officier de la Sécurité sociale, mon mari lui a prétendu qu’il me donne chaque mois, et en main propre, la somme de Rs 4 000. Ce qui est complètement faux. J’ai demandé à l’officier l’adresse de mon ex-mari, car la police n’arrive pas à mettre la main sur lui. Mais ce dernier ne m’a pas fourni ces informations », soutient Sabrina.

Document de la cour
Une source à la Sécurité Société nous révèle qu’effectivement l’allocation sociale a été suspendue, car l’officier en charge du dossier de Sabrina affirme que cette dernière perçoit un ‘alimony’ de Rs 4 000 du père des enfants. « S’il est vrai qu’elle ne reçoit pas d’argent de son ex-mari, elle doit obligatoirement fournir un document émis par le tribunal qui prouve ce qu’elle avance. Suite à cette preuve, la pension lui sera allouée de nouveau», indique l’officier de la Sécurité sociale. Sabrina fait en outre un appel à la National Empowerment Foundation (NEF) pour obtenir du matériel scolaire pour ses enfants.





Sabine Lourde

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