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Monday, 18 February 2013 12:00

Au cinéma – Une mère et sa fille de quatre ans retenues par un agent de sécurité Featured

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Remy Huss, l'époux de Stéphanie, montrant les lunettes endommagées. Remy Huss, l'époux de Stéphanie, montrant les lunettes endommagées.
Un moment traumatisant pour Stéphanie et sa fille de quatre ans. Elle a été retenue contre son gré par un agent de sécurité d’un cinéma. Des lunettes 3D endommagées en sont le motif.
Stéphanie voulait s’offrir une journée de détente. Accompagnée de sa fille de quatre ans et une copine, elle décide de se rendre au cinéma Star, à Grand-Baie La Croisette, le samedi 12 janvier. Du Kirikou en troisième dimension lors de la séance de 11 heures. Elle avait tout organisé pour plaire à sa fillette.

«Après avoir payé les billets, ma femme et son amie ont pris leur paire de lunettes 3-D. Ma fille les a imités », explique Remy Huss, l’époux de Stéphanie. Tellement excitée de cette sortie, Stéphanie admet n’avoir pas vérifié les lunettes 3D de sa fille avant d’entrer dans la salle. «Elle faisait confiance à la compagnie, bien que ce soit la première fois qu’elle s’y rend. Nul ne s’attendait à des mauvaises surprises», soutient Remy Huss.

Une heure et 28 minutes plus tard, le film terminé, l’estomac dans les talons, Stéphanie songe à rentrer pour donner à manger à sa fille. «Arrivée à la sortie, un employé qui ramassait les fameuses lunettes  lui  fait remarquer que la paire 3-D de ma fille est endommagée. La sécurité du cinéma Star a ordonné à ma femme de payer Rs 1 500 pour les lunettes cassées. Vu qu’elle n’avait pas assez d’argent sur elle, la sécurité lui a proposé de laisser un objet de valeur en gage. C’est à cette condition qu’il la laisserait partir avec son amie et son enfant. Elles étaient retenues en otage dans une pièce ! Qu’est-ce qui les autorise à retenir les gens contre leur gré ? N’est pas la prérogative de la police?» s’insurge Remy Huss, qui se dit choqué par ce comportement du personnel.

L’époux a dû délaisser son travail pour venir payer ce qu’il appelle ‘une rançon’ pour que les deux femmes et la petite puissent partir. Irrité, Remy Huss pointe du doigt la direction du cinéma. «Il n’est pas normal que la direction impose aux clients de vérifier l’état des lunettes 3D eux-mêmes. Nous ne sommes pas des experts dans ce domaine. Les vitres des lunettes sont sombres. Des rayures ou une fêlure peuvent être imperceptibles pour une personne qui ne s’y connaît pas. Imaginez ces lunettes dans les mains d’une fillette de quatre ans.

Ces lunettes sont solides, une enfant ne peut l’endommager facilement. Vu l’état des lunettes, on aurait dit qu’une personne a sauté dessus. Je pense qu’elles étaient abîmées quand ma fille les a retirées de la boîte. Quelle preuve a-t-on pour insinuer que ma petite a endommagé cet objet?», se demande le père.

Il trouve exagéré qu’à Maurice, les cinéphiles soient contraints de payer pour des lunettes qui sont gratuites à l’étranger. «Des lunettes cassées à Rs1 500 ! Le pire, c’est qu’on ne voulait pas me donner les lunettes cassées après que je les ai payées. J’ai dû insister pour qu’ils me donnent les lunettes qui étaient devenues ma propriété. Imaginez que ces lunettes 3D cassées se retrouvent à nouveau dans cette boîte et qu’un autre amateur de cinéma fasse l’erreur de ne pas vérifier. Il sera lui aussi contraint de payer Rs 1 500 ! », tonne Remy Huss. «Je ne viens pas dénoncer cette pratique pour les Rs1500 mais pour que d’autres personnes ne se fassent pas avoir», dit-il.

Pouvoir de la police
Une source à la Consumer Protection Unit souligne que si un client paie une marchandise cassée, le produit lui revient. Il explique que le personnel du cinéma n’avait pas le droit de retenir les clients. «Les lunettes 3D sont nouvelles à Maurice. Il n’y a pas de loi pour cet objet de troisième dimension.

On travaille sur des nouveaux règlements». Le Défi Quotidien a interrogé une source policière qui affirme : «C’est le devoir de la police de retenir une personne, mais tout dépend des circonstances. Nul n’avait le  droit de retenir une personne contre son gré. Il ajoute que la demande de payer pour relâcher cette personne peut être interprétée comme une demande de ‘rançon’. Seule la police a le droit de retenir une personne provisoirement s’il y a eu délit », précise cette source.

Le directeur des Cinémas Star :  « Je pense que la fillette s’est assise sur les lunettes »
Le directeur des Cinémas Star, Éric Koënig, rétorque que Remy Huss souhaite simplement ternir la réputation de sa compagnie. «Les règlements sont clairs.

D'ailleurs, ils sont affichés. On demande à nos clients de bien vérifier les lunettes avant d’entrer dans la salle, la maman aurait dû vérifier celles de sa fille. Je pense que sa fille s’est assise accidentellement sur les lunettes. C’est pour cela qu’elles ont été endommagées ». Le directeur rejette l’idée que ses employés aient pu fauter en glissant des lunettes cassées dans la boîte. «Ces personnes connaissent leur travail. Je doute fort que ces lunettes cassées étaient dans la boîte », lâche-t-il.

Éric Koënig reconnaît toutefois que ses employés n’auraient pas dû retenir la dame. «Ce n’est pas la première fois que des clients abîment des lunettes 3D. Ce n’est pas pour autant qu’on les «retient en otage» comme le prétend ce monsieur. Je ne souhaite pas de polémique. D’ailleurs, je souhaite personnellement m’excuser de cette malencontreuse situation. Au lieu de faire tout un plat, monsieur Huss aurait dû venir me voir ou m’appeler. Je peux lui rendre ses Rs 1 500. Il a maltraité mes employés et a jeté  les lunettes et l’argent à la figure d’un employé. Ce dernier aurait pu porter plainte. Qui sait : les lunettes se sont endommagées davantage quand il les a lancées?», dit-il.

Éric Koënig explique que ces lunettes actives ne sont pas comparables aux lunettes passives offertes par les autres maisons de cinéma. « J’ai  acheté ces lunettes en France à Rs 6 000 l’unité. On a voulu faire plaisir aux cinéphiles mauriciens. Les lunettes actives, de qualité, à cristaux liquides et sont munies d’un capteur infrarouge. Les images sont encodées de manière séquentielle. Elles reçoivent des signaux de synchronisation depuis l'écran. Nous voulons satisfaire le public et en retour nos clients doivent faire bon usage de cet équipement», conclut le directeur des Cinémas Star.




Last modified on Monday, 18 February 2013 14:17
Sabine Lourde

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