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Wednesday, 20 February 2013 12:00

Vol d’électricité – L’abonné réclame des sanctions contre le ‘resquilleur’ Featured

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Le vol d’électricité est un délit grave, rappelle le CEB. Le vol d’électricité est un délit grave, rappelle le CEB.
Un abonné soupçonne sa voisine de vol d’électricité sur son compteur. Il s’est plaint auprès du Central Electricity Board depuis octobre 2012. Cet organisme le réfère à la police et dit n’avoir constaté aucune anomalie à son compteur.
Ses cheveux se sont dressés sur la tête. V. Joye, un habitant de Roche-Bois, dit avoir fait une accablante découverte au mois d’octobre 2012. « Je me suis absenté durant trois jours consécutifs. J’ai appris que ma voisine – dont la demeure n’est pas desservie par le réseau électrique, avait eu sa maison éclairée durant les trois jours de mon absence.

J’ai compris par la suite qu’elle se raccorde, sans scrupule, et illégalement à mon compteur. J’ai constaté qu’on avait mis un hameçon dans le fil du haut. Ce qui m’a fait soupçonner qu’on s’est raccordé à mon compteur », peste-t-il.

V. Joye a consigné une plainte auprès du bureau du Central Electricity Board (CEB) de Port-Louis le 4 octobre 2012. « Mais aucune action n’a suivi, ce qui m’a incité à consigner une deuxième plainte le 29 novembre 2012.

C’est là que des techniciens du fournisseur d’énergie sont venus prendre des photos. Ils ont enlevé le fil qui permettait tout raccordement à mon compteur. Puis, ils n’ont plus donné signe de vie. C’est une grave infraction », déclare V. Joye. « Pendant ce temps, dit-il, c’est mon portefeuille qui en prend un sacré coup. Cette fraude nuit à mon équilibre financier. Je me retrouve ainsi à payer pour ma consommation électrique personnelle plus, celle du ‘resquilleur’, souligne-t-il.

Jaillissement d’étincelles
V. Joye a poursuivi ses démarches. « Le 28 décembre, de guerre lasse, je me suis de nouveaux rendu au CEB. Là, un officier m’a indiqué qu’il y avait des procédures à suivre et qu’il devait préparer certains documents. Je ne comprends pas comment ces employés peuvent prendre tout leur temps, alors que je subis les conséquences directes de cette fraude. Je dois payer de ma poche, pour quelque chose dont je ne suis pas responsable. C’est incroyable ! » s’insurge-t-il.

Les semaines passent. Toujours rien. L’abonné estime «avoir prêché dans le désert». Début janvier, il entreprend de nouveau des démarches. « Des étincelles ont commencé à jaillir de ce raccordement. J’ai eu peur pour la sécurité de ma famille. Cela peut provoquer un incendie. Je me suis donc rendu au poste de police d’Abercrombie pour consigner une déposition. Le policier de service n’a pas voulu prendre ma plainte. Il m’a conseillé de me tourner vers le fournisseur d’énergie », indique V. Joye.

Plainte à la police
Le Défi Quotidien a évoqué cette affaire avec le chargé de communication du CEB. Raffick Elahee dit être au courant du cas de V. Joye. « C’est un cas qui remonte effectivement à l’année dernière. Des officiers se sont rendus au domicile de l’abonné, mais ils n’ont constaté aucune anomalie. C’est pourquoi, nous n’avons pas pris d’action.

Le vol d’électricité est un délit grave. Si l’abonné détient des preuves, il doit consigner une déposition au poste de police. La police nous tiendra au courant de l’enquête et nous enverrons un inspecteur pour une descente des lieux». La police nous confirmera que c’est bien au poste que V. Joye doit porter plainte.

V. Joye se dit frustré. «À aucun moment, un responsable du CEB que j’ai vu ne m’a conseillé de porter plainte à la police. En janvier, je me suis rendu au poste de mon propre chef. Et là aussi, le sergent n’y connaissait rien, car il m’a renvoyé vers le CEB », s’insurge le Rocheboisien agacé par ces tergiversations. « Les inspecteurs du CEB ont pris des photos du délit. Comment peut-on affirmer qu’ils n’ont rien constaté d’anormal? Je vais de nouveau me plaindre à la police, car je souhaite que les autorités mettent un terme à cette situation et punissent les auteurs de cette infraction. Cette affaire n’a que trop traîné », rétorque V.Joye.



Sabine Lourde

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