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Friday, 22 February 2013 12:41

Au bout de 30 ans – Une veuve contrainte d’abandonner sa maison Featured

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La veuve a vécu  30 ans  dans une bicoque en tôle. La veuve a vécu 30 ans dans une bicoque en tôle.
Elle attendait avec impatience le retour du propriétaire qui lui avait promis un lopin de terre. Les circonstances n’ont pas joué en sa faveur. Voici l’émouvant récit de Sweta (prénom fictif), une quinquagénaire qui sillonne le village de Nouvelle-France à la recherche d’un toit.
Trente ans. C’est le nombre d’années qu’a passées Sweta dans cette vieille maison en tôle à Nouvelle-France. Aujourd’hui, elle est contrainte de vider les lieux suite au jugement du tribunal rendu en octobre dernier. Seule et n’ayant nulle part où aller, la quinquagénaire est désemparée et frappe à toutes les portes pour trouver un dénouement. Mais les dés sont jetés. L’échéance touche à sa fin.

Son histoire commence dans les années 1970. Son époux et elle étaient à la recherche d’un logis. Ils sont tombés sur un homme généreux qui a accepté de leur laisser un lopin de terre sur lequel ils ont construit une petite maison en tôle. «  On avait même commencé à planter des légumes », ajoute-t-elle.

Les espoirs du couple ont crû quand le propriétaire des lieux leur promet de céder le lopin. «Il avait confiance en nous, il connaissait notre misère. Il était tellement généreux qu’il voulait nous offrir un bout de terre. Après son retour du pèlerinage en Arabie saoudite, il allait effectuer les démarches légales ». Mais ce jour n’est jamais arrivé. « La dépouille du propriétaire sera rapatriée. Il n’a jamais pu signer les documents attestant qu’il nous donnait cette parcelle», révèle la quinquagénaire.

Sweta et son mari continueront toutefois de vivre sur le lopin. Leur potager était devenu un petit commerce qui leur permettait de survivre. Ils vivaient paisiblement jusqu’au jour où cette quiétude prit fin. « En 1991, le fils du défunt propriétaire est venu réclamer ses droits sur cette terre. Il nous a demandé de partir, mais on n’avait aucun endroit où aller. Il nous a alors intenté un procès. Mon mari était malade, il est décédé par la suite et je me suis retrouvée seule face à cette rude épreuve », confie Sweta.

« J’avais fait appel du premier jugement de la Cour, mais le fils du défunt était bien décidé à me voir déguerpir et il a employé les grands moyens. En 2011, il est venu avec une pelleteuse et a fait ravager mon potager. Toutes ces années d’économie et de dur labeur se sont envolées, il ne restait plus que des détritus. En octobre 2012, le jugement final n’a pas été en ma faveur», poursuit la veuve sans pouvoir retenir ses larmes. Aujourd’hui, Sweta vit dans le garage d’un proche. Elle quémande de l’aide pour trouver un toit dans la région de Nouvelle-France.



Sabine Lourde

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