23 December 2014
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Wednesday, 22 February 2012 12:00

‘Fancy-fair’ à la SMF – Le thème revient sur le tapis Featured

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Jean Pascal Vadamallay, photos à l’appui, veut démontrer que les jeunes recrus sont des souffre-douleur à la SMF. Ce que dément le lieutenant Dawoodarry. Jean Pascal Vadamallay, photos à l’appui, veut démontrer que les jeunes recrus sont des souffre-douleur à la SMF. Ce que dément le lieutenant Dawoodarry.
Le témoignage de Jean-Pascal Vadamallay contre les brimades et vexation à l’égard des jeunes recrues au sein de la force policière ne cesse de faire des vagues. La déclaration de Jean-Pascal Vadamallay n’a pas laissé insensible. Il revient à la charge, cette fois, avec des preuves.
Les dés sont jetés. Jean-Pascal Vadamallay, officier de la Special Mobile Force (SMF), actuellement interdit de fonction, ne recule plus dans sa démarche. Le soldat dit être prêt à braver les intempéries en dépit du danger.

Le thème « Fancy-fair » à la SMF revient sur le tapis. Un sujet que bon nombre d’officiers de la police connaissent. D’ailleurs, il suffit de citer ce mot pour voir clairement l’expression de leur visage qui en dit long. Un thème qui rend livides certains officiers.

C’est quoi le ‘Fancy-fair’ à la SMF ? Le lieutenant Dawoodarry explique que, durant des années, la SMF est connue pour avoir organisé les plus grands spectacles connus comme le ‘Fancy-fair’. Le lieutenant Dawoodarry reste sur ses positions en réfutant les dires du soldat Vadamallay. « Cela n’existe pas au sein de la SMF. Ce n’est qu’une fausseté », dira le lieutenant.

Toutefois, l’officier interdit de ses fonctions ne souhaite pas rester les bras croisés. Il veut coûte que coûte que la vérité triomphe et, pour cela, il dévoile même des images troublantes qui montrent ce qui se passe à l’intérieur des locaux de la SMF.

« Ces images ont été prises durant ce qui est connu dans le giron de la police comme étant le vrai ‘Fancy-fair’. Là, où il n’y a pas de respect aux droits de l’homme et où tout est permis. C’est un moment qui laisse place à l’humiliation, à la torture morale et au dégoût. Les jeunes recrues sont les souffre-douleur. Ce sont elles qui sont les protagonistes de ces shows », déclare l’officier.

Outre d’avoir été témoin, il affirme aussi avoir été victime de ces jeux immoraux : « Sur ces photos, n’importe quel officier peut affirmer que l’image a bien été prise dans une des pièces de la SMF. On y voit des recrues en petite tenue de femme. Leurs rôles c’est d’amuser la galerie. On nous force d’afficher un sourire pour ne pas à subir cela durant plus de quatre mois. Malgré la colère, la honte, la répugnance, on est exposés comme des bêtes de foire. On doit faire semblant de s’amuser, bien qu’on a envie de pleurer comme des gosses. Sinon, on devra endurer cette peine durant des mois ».
« Trop c’est trop ! » ajoute-t-il. Il souhaite mener son combat jusqu’au bout pour dénoncer les maltraitances auxquelles font face les jeunes recrues.

« Ce calvaire encourage les jeunes recrues de la SMF à demander leur transfert, certaines recrues préfèrent jeter l’éponge, voire même se donner la mort. Ce que j’avance ne sont pas des informations fausses. Je suis une personne crédible. Je n’ai rien à gagner dans cette affaire, au contraire, je serai certainement harcelé nuit et jour mais je ne me tairai pas. C’est mon devoir en tant que soldat d’aider ceux qui subissent ou qui vont subir ces atrocités. Ces photos très éloquentes prises en cachette sont les preuves que je ne mens pas », dit le soldat.

Le lieutenant Dawoodarry continue à affirmer de son côté qu’il n’y a jamais eu ce genre de « Fancy-fair » à la SMF : « Ceux qui font ces allégations ont un agenda caché. D’ailleurs, aucun officier n’a jamais fait des plaintes concernant ce problème. » Il poursuit en disant que si, effectivement, ce problème existait au sein de la SMF et que les victimes se taisent, elles sont à blâmer. « Comment on saura si ceux qui se disent victimes ne viennent pas dénoncer ce qui se passe…? On travaille en toute transparence, et on adopte une politique de zéro tolérance à la SMF. Donc, j’encourage les officiers à venir me voir personnellement s’ils veulent dénoncer ce qu’ils trouvent incorrect. Des mesures seront prises en ce sens», assure le lieutenant Dawoodarry.

Last modified on Wednesday, 22 February 2012 07:40
Sabine Lourde

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