Deux cas de noyade en une semaine : une partie de pêche en famille qui tourne au drame

Par Kendy Antoine O commentaire
Teeruthraj Seesurn

Au cours de la semaine écoulée, deux cas de noyade ont été enregistrés. Dimanche 1er octobre, le corps sans vie de Teeruthraj Seesurn, 52 ans, a été repêché au Morne et lundi, c’est Ragoonaden Coopan, 65 ans, qui a été retiré hors de l’eau à Souillac. Le sexagénaire avait déjà rendu l’âme.

Teeruthraj Seesurn, aussi appelé  Raj, était un habitant de Phoënix. Dimanche, lui même et ses proches, se sont rendus au Morne pour passer un bon moment. Passionné de pêche, Raj avait apporté sa canne pour s’adonner à son passe-temps favori. Mais le mauvais sort a frappé, contre toute attente.

Ajay, l'un des frères de la victime n'en revient toujours pas. « Raj connaissait pourtant très bien le lagon du Morne Cela fait plus d'une quarantaine d'années que nous venons pêcher à cet endroit. Le jour du drame, Raj ne s’est fait accompagné ni de sa femme et ni de ses enfants ».

Ainsi, dimanche, ils étaient une quinzaine de joyeux lurons, à se diriger vers la plage dans l'Ouest de l'île. « Nous sommes arrivés vers 10 h 30. Nous avions tout préparé sur place. C'était un très bon moment », ajoute Ajay.

Vers 12 h 30, Raj a pris sa canne à pêche et il est entré dans l'eau. Il se tenait à seulement quelques mètres de notre groupe. « Enn coup monn truv li a kat pat dans de lo. Bann la p dire li pe nazer. Nous sommes allés le voir et avons constaté qu'il ne bougeait plus. Les proches ont alors alerté le SAMU. On nous a dit de faire appel à la police. Et à la police, on nous a dit de prendre mon frère pour l'emmener nous-mêmes à l'hôpital, alors que c’est supposé être de leur ressort, » s'indigne le frère de la victime.

Finalement, ce sont les ambulanciers eux-mêmes qui ont assuré le transfert de la victime à l'hôpital Yves-Cantin à Rivière-Noire. C’est là que son décès a été constaté. Une autopsie a eu lieu en début de soirée, dimanche. Celle-ci a révèle que la mort est due à l’asphyxie par noyade. Une enquête est en cours au niveau de la police de La-Gaulette en vue de faire la lumière sur ce drame.

La victime laisse derrière elle deux enfants. « Il était une personne joviale qui adorait la pêche », nous dit Ajay. « Désormais, rien ne sera plus pareil. C'en est fini maintenant des parties de pêche à la mer, » lâche-t-il. Une des sœurs de la victime se trouve à l'étranger. On s’attend à ce qu’elle rentre au pays pour les funérailles.

Une seconde victime à Souillac

Le lendemain, un drame presqu’identique s’est joué à Souillac. Ragoonaden Coopan, 65 ans, s’était rendu à la mer de Souillac, mais n’en est jamais revenu. En effet, son corps sans vie a été repêché à cet endroit. Ce sont les gardes-côtes de la région qui ont retiré son corps hors de l’eau. Il a été dirigé à la morgue. L’autopsie a attribué le décès par asphyxie due à la noyade.