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Sunday, 08 July 2012 10:56

Liaison et agression sexuelle – La policière : « J’étais enceinte de l’inspecteur » Featured

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Révélation de taille qui pourrait incriminer davantage l’inspecteur de police accusé par une policière de l’avoir agressée : elle serait tombée enceinte lors de cette première expérience sexuelle pénible.
Elle n’a pas encore tout révélé à la police et a une ultime carte en main. Cette policière d’un poste des hautes Plaines-Wilhems, 22 ans et d’origine rodriguaise, dit vivre un « véritable calvaire à cause des pressions exercées par les collègues » pour qu’elle retire sa plainte contre son ex-petit ami, un inspecteur de police de 42 ans. À travers l’un de ses proches, Le Dimanche/L’Hebdo a pu lui adresser des questions.

Outre l’allégation d’avoir été agressée sexuellement, dans la soirée du vendredi 13 avril, la policière dit être tombée enceinte de son agresseur présumé. Mais elle « n’a pas encore communiqué » cette d’information aux enquêteurs du Central Criminal Investigation Department (CCID).

L’affaire remonte à 2010. La policière était de faction devant la résidence d’une ministre quand elle a fait la rencontre de l’inspecteur, qui était à l’époque un sergent de la Very Important Person Security Unit (Vipsu). Ils ont alors commencé à se parler au téléphone.

En septembre 2011, l’inspecteur est muté au même poste que la policière. « Je lui ai tapé dans l’œil ! Nous nous sommes rapprochés au fur et à mesure. Un jour, il m’a dit qu’il était toujours malheureux en amour. Il me couvrait de compliments. Il me disait que j’étais belle, que j’avais un corps de rêve et que j’étais tout à fait son type de femmes. Naïve, j’ai cru en ses paroles et j’ai eu un faible pour lui. »
Vendredi 13 avril. L’inspecteur invite la jeune femme à un dîner en amoureux dans un restaurant à Nouvelle-France. « Ce soir-là, j’étais fatiguée et je ne voulais pas sortir. Mais il a insisté et j’ai accepté pour lui faire plaisir. Il y avait beaucoup de monde au restaurant et cela ne m’a pas plu. Comme il pleuvait, l’inspecteur m’a alors dit Guett sa lanbians lapli la. Je lui ai alors proposé de prendre le repas et de nous rendre à la plage. Il m’a répondu Avek sa move letan la, ki nou pou al fer lamer ? »

dîner aux chandelles

L’inspecteur lui propose alors de se rendre chez lui à Vacoas. « Nous avons dîné aux chandelles. Au menu : poulet, calamar, riz cantonais et légumes. J’avais apporté du panaché fait maison. Il a ensuite sorti deux ballons, du vin et du champagne. Puis, il m’a dit Mo ti anvi ouver enn boutey pou nou premye sorti ek to fitir lakaz. J’ai préféré prendre un peu de vin. Il a mis une chanson bollywoodienne romantique, la traduisait pour que je comprenne le sens et j’ai fredonné quelques notes. Puis, je suis allée aux toilettes. Entre-temps, il avait rempli mon verre. J’ai continué à boire. À un moment, j’ai été pris de vertiges. Il m’a dit Pa kass latet, bebe, kapav to fatigue. Al repoz twa. Et il m’a conduite dans sa chambre. »

Vers 23 heures, la policière dit s’être rendue compte que l’inspecteur avait des relations sexuelles avec elle. « Je savais qu’il abusait de moi, mais j’étais trop faible pour l’en empêcher. Puis, vers 1 heure, j’ai été réveillée par des douleurs atroces. Il a rempli la baignoire et m’a proposé un bain chaud pour que j’aille mieux. Il m’a dit qu’il m’aimait et parlait même de mariage. J’étais toujours dans un état second. Je me suis résignée en me disant que, s’il avait pris ma virginité, je ne pouvais rien faire… »
La policière, à ce moment-là, dit n’avoir rien vu venir. Selon elle, l’inspecteur aurait ensuite profité de sa « faiblesse » pour la sodomiser. « J’ai tout fait pour que ça s’arrête. En vain. Le lendemain matin, il m’a dit de ne pas partir car il comptait m’épouser. Je lui ai dit Bizin signe papier avan. Étant donné qu’il m’a proposé le mariage, je n’ai pas jugé nécessaire d’aller porter plainte à la police. Je l’aimais… »

C’était avant que la jeune femme ne découvre les « mensonges » de l’inspecteur. « Au début, il m’a dit qu’il était célibataire. Puis, il m’a fait comprendre qu’il avait un enfant. J’ai ensuite appris qu’il était marié et que sa femme et son enfant vivaient à l’étranger. Il fréquentait d’autres policières, dont une amie à moi. » En mai, la policière dit avoir découvert qu’elle était enceinte. « J’ai fait un est en sa présence qui s’est révélé positif. Il était furieux, mais n’a pas douté de sa paternité. »

L’inspecteur, selon la policière, ne voulait pas de cet enfant. « Il a tout fait pour me convaincre d’avorter. Ses textos en témoignent. Parmi, il y en a un qui dit : Hope u dnt speak that to anybody… Mo tombe lor to li pied… garde to réputation, le mien aussi stp… tu veux être mère célibataire ? S’il le faut, je suis prête à remettre ces textos à la police. »

Meurtrie dans sa chair, la policière décide de tenir tête à son supérieur. « J’ai décidé de garder l’enfant, quoi qu’il advienne ! Mais j’étais tellement stressée que j’ai fait une fausse couche… » Après ces mésaventures, l’inspecteur aurait commencé à raconter à ses collègues les détails de cette liaison. « Je me suis sentie humiliée. Mes collègues me regardaient différemment. Malgré cela, j’ai décidé d’oublier toute cette affaire. Mais un beau jour, j’ai entendu qu’il disait à mes collègues qu’il m’avait payée Rs 500 000 pour que je garde le silence. »

C’est ainsi que la policière a décidé de porter plainte contre l’inspecteur au CCID, vendredi 29 juin. Elle a même remis aux enquêteurs les sous-vêtements qu’elle portait le jour du délit allégué. Toutefois, le lendemain, elle s’est rendue à nouveau aux casernes centrales pour retirer sa plainte. Ce qui n’a pas empêché l’inspecteur d’être arrêté lundi et mis en examen pour sodomie. Depuis mardi, il est en liberté conditionnelle, après s’être acquitté d’une caution de Rs 7 000.
Le CCID compte boucler l’enquête et envoyer le dossier au State Law Office pour qu’il décide de la marche à suivre. Dans cette même affaire, le sergent Jaylall Boojhawon a été arrêté vendredi. Une accusation provisoire de « criminal intimidation » pèse sur lui (voir ci-contre). Depuis, il est en liberté conditionnelle. D’autres policiers pourraient être arrêtés.

« Mon fils est innocent »

« Mon fils n’est pas un coureur de jupons. Il complétera ses 25 ans de service cette année et rejoindra sa femme à l’étranger. Toutes ces allégations sont fausses », explique le père de l’inspecteur, 70 ans. Quant à l’avocat Me Navin Ramchurn, il explique que son client « nie avoir sodomisé cette policière, mais admet avoir eu des relations sexuelles consenties. Il est serein et a confiance en la justice.
Il se battra pour prouver son innocence ! »

Le sergent clame son innocence
« Les allégations contre moi sont fausses. La policière est venue me voir dans mon bureau pour me demander si elle ferait face à des problèmes au cas où elle retirerait sa plainte. Je lui ai dit que si sa déclaration est  genuine, elle n’aura aucun problème. Sinon, elle risquerait d’avoir des ennuis. Elle m’a alors confié qu’elle voulait retirer sa plainte car l’inspecteur aurait menacé de se suicider. Je ne comprends toujours pas comment une telle sanction a été prise contre moi. Il y a complot… » nous
a déclaré le sergent Jaylall Boojhawon.



Last modified on Sunday, 08 July 2012 10:56
Le Dimanche/L' Hebdo

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