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Sunday, 13 January 2013 09:49

Thaipoosam Cavadi – À la gloire de Muruga

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Les Hindous d’origine tamoule célèbrent le Thaipoosam Cavadi le 27 janvier. C’est une des plus importantes fêtes du calendrier religieux. Avant, les dévots jeûnent durant 10 jours.
Ce vendredi, le kodi ettram, un drapeau blanc orné d’un coq ou d’un paon, flottera chez les familles tamoules, pour annoncer le début du jeûne, en marge du Thaipoosam Cavadi, célébrée le 27 janvier. Durant cette période, les dévots se rendent au kovil pour faire des offrandes au dieu Muruga. Ils lui chantent des louanges et l’honorent, afin de lui rendre grâce et lui demander sa bénédiction.

Les Mauriciens d’origine tamoule se préparent spirituellement et physiquement, avant d’entamer le jeûne. Petits et grands, chez les familles Chellen et Kisnasamy à Curepipe, sont unis autour des traditions ancestrales. « Le Thaipoosam Cavadi est une fête très importante pour ma famille. On perpétue la tradition que nous ont enseignée nos grands-parents à propos de cette fête religieuse. On la transmet à nos enfants », explique Renuka Chellen.

Cette mère de deux enfants explique que le rituel se compose de plusieurs étapes. « Ce lundi, j’entamerai le grand nettoyage de la maison. Vendredi matin, je parfumerai partout, avant me rendre au kovil, accompagnée de mon mari, de mes enfants et de proches. On s’y rend durant 10 jours avant la fête pour se préparer spirituellement. On médite et récite le mantra : vetrivel muruganukku arogara, qui signifie Gloire à toi, dieu Muruga. »

Durant la période de carême, les dévots se plient à un nouveau mode de vie. Le jeûne est strict. Ils prennent des repas végétariens uniquement préparés à la maison, se couchent sur une natte et prient quotidiennement. Davissen a 10 ans et il connaît déjà l’importance de la fête Thaipoosam Cavadi.

Ferveur
« Je suis enthousiaste à l’idée de porter cette année le cavadi pour la première fois. J’ai observé le jeûne et mes parents m’ont enseigné les valeurs entourant cette fête », dit-il. À l’entendre parler, l’on se rend vite compte de l’intérêt qu’il porte au dieu Muruga. Il explique aussi comment il a planifié et géré le jeûne et les études. « C’est vrai que mon quotidien est différent, durant la période de préparation de la fête. Après le collège, je fais mes devoirs et je vais ensuite au kovil. Je me réveille un peu plus tôt que d’habitude pour dire des prières. »

Les jeunes sont-ils aussi fervents que les plus âgés ? Pour Yogen Chellen, 24 ans, la fête Thaipoosam Cavadi est sacrée et très importante. Sa foi est fervente bien qu’il soit jeune. « J’observe le carême depuis que je suis enfant. C’est une habitude. Je suis appelé à faire un sacrifice pendant cette période pour renforcer ma foi en Muruga. C’est aussi une fête qui rassemble la famille », explique-t-il.

Yogen est heureux que la famille soit réunie et unie, dans le cadre de cette fête. Durant les 10 jours de carême, tous aident à la décoration du cavadee. Il raconte que sa construction se fait la veille et toute la famille met la main à la pâte.

« Les femmes s’affaireront à préparer des douceurs pendant que les hommes décoreront le cavadee avec des fleurs, feuilles, du tissu et d’autres décorations. »

Le jour de la fête, celui qui porte le cavadee doit se lever à l’aube pour d’abord prendre un bain purificateur chez lui et dire des prières, raconte Thirou Kisnasamy.

« Je porte le cavadee par amour pour le dieu Muruga. C’est une tradition de se purifier et aussi de demander la bénédiction des parents et des grands-parents, avant de quitter la demeure et de se diriger au kovil pour d’autres prières. Ensuite, nous irons au jardin botanique à Curepipe, où se tiennent des prières et des rituels », raconte-t-il. Comme lui, les dévots seront nombreux à se transpercer la langue avec le vel et aussi le corps avec des aiguilles.  

Thirou, Yogen et Davissen seront vêtus d'habits spéciaux pour la fête.  Leurs proches qui porteront le cavadi comme de nombreux dévots participeront à une procession jusqu'au kovil qu’ils fréquentent. Le Kanaga Tookay Sangham (le lait qu’ils ont porté durant la marche) sera versé sur la statuette de Muruga. Après des prières, ils partageront un repas avec les amis et la famille.



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