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Sunday, 27 January 2013 10:23

Paul Bérenger – La lutte continue Featured

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Les proches de Paul Bérenger étaient à ses côtés. Les proches de Paul Bérenger étaient à ses côtés.
Si un jour, il arrête la politique, sa vie n’aura plus de sens ! Cette phrase vient de Geneviève, la mère de Paul Bérenger, lancée à la presse alors que son fils accédait au poste de Premier ministre en 2003.
Mais dix ans plus tard, un cancer de l’amygdale force l’emblématique leader mauve à mettre sa carrière entre parenthèses.

Ceux qui ont longtemps côtoyé Paul Bérenger, qui aura 68 ans le 26 mars, jettent un regard sur le combat de cet « homme d’exception » au caractère « difficile et intransigeant », mais dont la lutte a marqué la politique mauricienne. C’est un « fonceur qui va à l’essentiel », comme le fait remarquer Cassam Uteem. L’ancien Deputy Leader du MMM et ancien président de la République vient mettre en exergue un personnage à la fois « ambigu et rempli de contradictions », tout en étant un « vrai patriote ».

Comme pour bien démontrer ce qu’il avance, Cassam Uteem explique que Paul Bérenger est un « démocrate » de conviction, mais a un « tempérament de dictateur » : « Dans la majorité des cas, il a pu résoudre cette contradiction avec brio. Il a les qualités et les défauts d’un bon leader politique. » Néanmoins, selon Cassam Uteem, il a pu faire du MMM le parti le plus démocratique à Maurice.

Malgré sa « divergence profonde » avec Paul Bérenger – qui l’amènera sur la voie de la démission en tant que président de la République –, Cassam Uteem dit avoir surmonté cette différence avec l’homme qui avait sa confiance de 1987 à 1992, alors qu’il occupait le poste de Deputy Leader du MMM. À cette époque, il avait compris que Paul Bérenger est « intolérant envers l’amateurisme et la lenteur ».

Si Cassam Uteem a été « impressionné » par le courage de Paul Bérenger pour avoir dévoilé sa maladie à la population mercredi, il se souvient d’un autre geste courageux du leader du MMM : à la veille de l’élection partielle à Triolet-Pamplemousses (no 5), le 20 décembre 1970, des coups de feu avaient été entendus à la mairie de Port-Louis. Un caillou avait été lancé en direction de Paul Bérenger et c’est l’un de ses gardes rapprochés, Sylvio Cotoyé, qui l’a intercepté. « Il n’a pas eu froid aux yeux. l est entré dans ce que l’on qualifiait de couloir de la mort et il nous a démontré qu’il est un battant », se souvient Cassam Uteem.

D’autres, qui l’ont connu dans les années 70, restent « charmés » par le charisme de l’homme. Rama Poonoosamy, directeur de l’agence Immedia, se rappelle que « Paul Bérenger n’a pas toujours été d’accord avec lui ». Mais dès 1983, il a cru en la capacité du leader mauve à être Premier ministre : « Dans un premier temps, il avait refusé, car il avait quelqu’un d’autre en tête. Mais au fil des débats, il finira par accepter la proposition qui faisait l’unanimité au MMM ».



Last modified on Sunday, 27 January 2013 10:35
Le Dimanche/L' Hebdo

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