Ecoles : monopole des uniformes ?
Certaines écoles pratiquent-elles le monopole des uniformes ? C’est ce que déplorent des marchands ambulants que nous avons rencontrés à Port-Louis. Fawzia et sa sœur Fateema sont deux modestes marchandes ambulantes installées dans le centre de la capitale et dont la spécialité est de proposer des uniformes pour les filles. Fawzia les confectionne elle-même mais décrie la pratique des grands magasiniers qui refusent de leur vendre du tissu dont elle a besoin.
« Les tissus des uniformes semblent être le monopole des établissements scolaires renommés. Ils les réquisitionnent pour les confectionner eux-mêmes et ensuite les imposer aux élèves à un prix beaucoup plus cher que si les parents les avaient achetés de nous. Déjà l’an dernier, nous avions décrié cette pratique injuste qui nous empêche de gagner notre vie. Rien n’a changé depuis. Tous nos appels, tous les articles publiés par la presse, semblent être tombés dans les oreilles des sourds », avance-t-elle. Même son de cloche chez Raffick. « Certaines écoles achètent les uniformes à un prix pour ensuite les imposer aux écoliers à un prix presque double, avec comme différence le logo de l’établissement estampillé sur les chemises.
C’est scandaleux ! » se plaint-il. Ces marchands ambulants insistent que des magasins sont de mèche avec certains établissements scolaires. Ces derniers recommandent aux parents les noms des magasins où ils pourront trouver l’uniforme de leurs enfants. Ainsi, les parents sont obligés d’acheter les uniformes en magasin au prix imposé par ces derniers alors qu’ils auraient pu les acheter à un meilleur prix auprès des marchands ambulants. Malheureusement, ceux qui veulent coudre les uniformes eux-mêmes n’arrivent pas à mettre la main sur les tissus.
Eau : coupures drastiques
Les fêtes de fin d’année terminées, le répit aussi en ce qui concerne la fourniture en eau ! Particulièrement pour les habitants des régions du Sud-Est, après ceux de Moka et des Plaines-Wilhems. À Bel-Air-Rivière-Sèche, Pont Lardier et Belle-Rose, l’approvisionnement en eau se fait entre 4 heures et 8 heures. À Trou-d’Eau-Douce, il est de cinq heures. Même si la situation a changé comparé à décembre, la Central Water Authority (CWA) estime l’amélioration trop insignifiante pour que nous nous estimions être sortis du rouge. La CWA juge la situation toujours grave vu que Mare-aux-Vacoas n’est qu’à un quart de sa capacité. La situation n’est pas brillante non plus dans les autres réservoirs, affirme Bhishek Narain, le responsable de communication de la CWA.
Contraire-ment à d’autres régions de l’île, l’eau ne coule qu’une fois par jour à Plaines-Wilhems, et à des heures précises. Depuis jeudi et jusqu’à aujourd’hui dimanche, la four-niture d’eau est irrégulière à Rose-Belle, Gros-Billot, New Grove et dans les régions avoisinantes, cela en raison des travaux entrepris par la CWA. Pour améliorer la région Sud, la CWA va pomper l’eau de la Rivière La Forêt, à Saint-Félix, ce qui permettra de fournir environ 2 000 mètres d’eau à la station de traitement de Mont-Blanc. Cette station traite actuellement que 6 500 mètres d’eau par jour, soit la moitié de sa production en temps normal.
L’exploitation de la Rivière La Forêt permettra de fournir en eau les régions de Surinam, Chemin-Grenier et Pomponnette. La direction de la CWA – qui exploite déjà sept rivières à travers l’île – fait un appel aux habitants pour qu’ils ne polluent pas les rivières. Une requête qui fera froncer les sourcils car des eaux usées sont déversées dans certaines rivières avec la bénédiction des autorités… Le volume pourrait augmenter à Mare-aux-Vacoas quand l’eau d’une rivière dans la région d’Arnaud sera déviée après la construction d’un mini barrage.