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Sunday, 18 November 2012 10:44

L’homme aux Rs 300 millions est accusé d’agression – Hemant Bangaleea : « On me fait du chantage » Featured

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Il sort de son mutisme. Hemant Bangaleea, rentré au pays mercredi, récuse les allégations portées contre lui. Cet activiste politique, devenu homme d’affaires, plus connu comme l’homme aux Rs 300 millions, dit faire l’objet de chantage de la part de son accusateur.
> Vous faites l’objet de graves allégations, vous n’avez pourtant pas été inquiété par l’immigration mercredi à votre retour au pays. Pourquoi ?
Je suis passé par l’immigration comme tout le monde. J’ai été fouillé, comme à chaque fois que je rentre au pays. C’est du harcèlement. Je suis un homme d’affaires, pas un dealer ni un imposteur.

> Vos connexions politiques y sont pour quelque chose ?

Pas du tout ! Mes liens politiques n’ont rien à voir avec mes affaires. Je répète qu’on me traite pire qu’un bandit à l’aéroport. Mercredi, les officiers ont même fouillé une boîte qui contenait des gâteaux de Divali. J’ai dû les jeter.

> Vous êtes accusé d’avoir, avec l’aide de votre épouse, commandité deux agressions sur la personne de l’homme d’affaires Ritesh Ramdharry...

Ritesh Ramdharry est venu me voir un jour pour me demander de lui prêter de l’argent. Il disait devoir de l’argent à deux grands centres commerciaux et un grand concessionnaire de berlines. Il voulait aussi investir en Inde, à Goa précisément. Il avait l’intention de construire un hôtel et voulait que je serve d’intermédiaire.

> Ritesh Ramdharry allègue que vous lui avez volé Rs 40 millions…

Vous voulez connaître l’histoire de ces Rs 40 millions ? Nitesh Ramdharry est venu chez moi à plusieurs reprises pour me supplier de l’aider. Je lui ai dit que je devais réfléchir. Il m’a harcelé de textos et m’a même suivi à Londres (il nous fait lire deux textos, ndlr).

> C’est quoi au juste le chèque de Rs 40 millions ?
Je devais me rendre en Suisse. Généralement, je signe un chèque que je laisse dans la boîte à gants de ma voiture. Ce chèque est destiné à mon épouse qui écrit le montant en cas de besoin. Ce chèque a disparu. Apparemment, Ritesh Ramdharry qui l’aurait pris et aurait mis le montant de Rs 40 millions. C’est ce chèque qu’il brandit en disant qu’il est sans provision. On me fait du chantage.

> Vous ne lui avez pas donné ce chèque ?
Non. Il n’y a qu’à comparer l’écriture. Il nous harcèle, ma femme et moi, et réclame que nous lui donnions le contrat des terres qu’il devait acheter en Inde.

> Vous allez le faire pour éviter des pépins avec la police ?
Il peut garder le chèque. J’ai la conscience claire sur la question. Ce que Nitesh Ramdharry ne sait pas, c’est qu’il n’y a jamais eu d’acquisition de terres en Inde pour la bonne et simple raison que la transaction a été annulée étant donné que Nitesh Ramdharry n’a pas payé. L’original du document est en ma possession (il nous montre un document émanant du Indian Panel Code de la Cour du Maharashtra).

> Mais encore ?
Le Deed of Cancellation a été fait le 14 août 2012. Il porte la référence 0271/08/12. Les noms de Nitesh Ramdharry et de son père Suryadeo Ramdharry sont mentionnés. Trois facteurs expliquent l’annulation de la vente : la somme de Rs 40 millions n’a pas été versée, les acquéreurs n’ont pas respecté le délai de 10 jours pour le versement et les acquéreurs ont fait savoir qu’ils n’ont pu réunir les fonds nécessaires. Donc, le contrat qu’il dit posséder n’a aucune valeur.

> Nitesh Ramdharry vous accuse d’avoir commandité deux agressions sur sa personne, l’une en octobre et l’autre mercredi…

C’est une histoire à dormir debout. Mon épouse, qui a été arrêtée, n’y est pour rien dans cette affaire. Nitesh Ramdharry dit avoir eu rendez-vous dans un endroit retiré. Il s’y rend. Là, il est immobilisé par deux bouncers et deux femmes qui l’aspergent d’essence. Il réussit néanmoins à s’enfuir. Si ces personnes lui voulaient du mal, pensez-vous qu’il aurait pu leur échapper aussi facilement ? Il dit aussi ne pas pouvoir reconnaître ses agresseurs. Enfin, il a choisi d’aller porter plainte au poste de Sodnac et non à un poste de police dans le Nord.

> Osons la question qui peut fâcher. On dit que vous pesez très lourd, d’où le surnom de « l’homme aux Rs 300 millions ». D’où provient cette fortune ?

Je ne répondrais pas à cette question. No comment.

> De simple chauffeur, vous êtes devenu un richissime homme d’affaires. Donnez-nous la recette…

Il y a trop de jaloux dans ce pays. Je suis né de parents pauvres. J’ai grandi dans une maison en paille. Puis, je me suis construit petit à petit. Est-ce un péché de gravir les échelons dans ce pays ? Pourquoi ne pas poser cette question à d’autres qui, comme moi, ont réussi ?

> On s’attendait à une riche demeure. Mais votre maison est d’une simplicité étonnante. Avez-vous peur de montrer des signes extérieurs de richesse ?

Pas du tout ! Je suis un homme simple. Je mourrai dans la simplicité.

Nitesh Ramdharry : « Je réclame mon dû »
Nitesh Ramdharry a conté son agression dans deux dépositions consignées à la police. Il explique qu’il a été victime d’un traquenard et qu’en arrivant à un rendez-vous, il est tombé sur deux bouncers et deux femmes. « À un moment, je me débattais contre les deux bouncers. Les deux femmes m’ont aspergé d’essence.

Heureusement que j’ai pu m’enfuir », a-t-il souligné.  Nitesh Ramdharry allègue que Hemant Bangaleea est le commanditaire de cette agression, ainsi qu’une autre dont il a été victime en 2011. Il l’accuse aussi d’avoir proféré des menaces de mort à son encontre. Nitesh Ramdharry soutient que Hemant Bangaleea lui a extorqué des dizaines de millions de roupies. «Mes malheurs ont commencé quand j’ai réclamé mon dû », allègue-t-il.




Jean Claude Dedans

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