01 September 2014
Petites Annonces Gratuite
FacebookTwitterGoogle PlusLinkedin
Facebook Like
Sunday, 20 January 2013 11:20

Bhimsen Ramma de la Crime Prevention Unit – « Les vols se font avec audace et violence » Featured

Rate this item
(0 votes)
L’inspecteur Bhimsen Ramma, de la Crime Prevention Unit (CPU), admet que l’audace des voleurs interpelle la police. Il parle également des vols qui se font désormais avec violence et souvent en plein jour.
> Un sondage d’Afrobarometer indique que 20 % de la population, surtout dans les régions rurales, ont un sentiment d’insécurité. En tant que responsable de la CPU, comment réagissez-vous ?
J’ai lu le sondage en question. Mais je ne peux me prononcer, car je ne sais pas sur quelles données les sondeurs se sont basés. Il est vrai que, pour les deux seuls mois de décembre et de janvier, il y a eu plusieurs braquages de stations-service. Cela interpelle la police, évidemment.

Mais, pour l’ensemble de 2012, le taux de criminalité est à la baisse. Je comprends, toutefois, que le public soit interpellé, surtout vu l’audace avec laquelle les voleurs opèrent en plein jour. Pour ce qui est des régions rurales, les vols sont moins fréquents que dans les villes. Essayez de voler en plein jour à Centre-de-Flacq ! là-bas, les gens sont solidaires et vont tout faire pour arrêter le voleur à l’arraché. En ville, c’est chacun pour soi.

> Quels sont les types de voleurs chez nous ?
Il y a le voleur délibéré. Par exemple, le toxicomane. Il doit voler pour ses doses quotidiennes, c’est son métier. Puis, il y a le casual, qui frappe par opportunisme. Il n’est pas sorti pour voler, mais si l’occasion se présente, il se sert volontiers sous l’effet de la tentation.

> Peut-on dire que braquer une station-service est plutôt facile ?
À la CPU, nous essayons de développer une culture de prévention. Nous menons une campagne de sensibilisation dans divers domaines, que ce soit dans les hôtels, les business, les stations-service... Nous expliquons aux gens les précautions à prendre. À titre d’exemple, si le braquage d’une station-service est fait avec la complicité des pompistes et que la police arrive à le prouver, ils risquent une plus grosse peine que les braqueurs.

> Pourquoi ?

Parce que cela tombe sous le chef d’accusation larceny by a person in receipt of wages, c’est-à-dire que l’employeur lui a fait confiance et que cette confiance a été trahie. Il en est de même pour les vols sans effraction dans les hôtels effectués par les employés. C’est pour cela que nous faisons du field counseling.

> Quels conseils donnez-vous aux propriétaires de stations-service ?

On leur dit d’utiliser un coffre-fort placé dans du béton, d’avoir des caméras de surveillance, des alarmes et des identification chips.

> Qu’est-ce que c’est ?

C’est une carte que le pompiste passe dans les pompes après avoir inscrit le montant qu’il doit servir. C’est cette carte magnétique qui déclenchera le moteur de la pompe. En même temps, le montant apparaît sur l’écran de la caisse. Ce qui fait que le pompiste ne pourra pas fausser le montant servi.

> Cela a un coût…

Cela vaut le coût… En règle générale, un pompiste ne doit pas conserver plus de Rs 3 000 en liquide sur lui.

> N’est-il pas mieux d’introduire une carte de fidélité pour éviter d’avoir du liquide dans les stations-service ?

Cette proposition avait été faite, mais les membres de la Petroleum Association ont refusé, arguant que leur marge de profit est réduite de 50 % avec les frais que réclament les banques.

> On note que les vols se font de plus en plus avec violence. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

Les voleurs sont de plus en plus jeunes et ne connaissent pas la sévérité des sentences auxquelles ils s’exposent s’ils sont trouvés coupables. Ce qu’on demande aux victimes, c’est de ne pas résister, de ne pas faire des mouvements brusques qui pourraient affoler le voleur et le faire réagir brutalement. Il faut juste observer afin d’avoir suffisamment d’informations physiques sur le voleur, ce qui va nous aider à leur mettre le grappin dessus.

> La drogue a-t-elle quelque chose à voir avec cette violence ?
Souvent, les voleurs sont des toxicomanes.

> Des boutiques d’achat d’or pullulent. Est-ce que cela n’encourage pas le vol à l’arraché ?
Les règlements sont très stricts en ce qui concerne ces boutiques d’achat d’or. On ne peut plus vendre ou acheter de l’or comme auparavant. Il y a l’Assay Office qui veille au grain. Un gérant de ce genre de boutiques a l’obligation d’exiger la carte d’identité de celui qui vient vendre de l’or, ainsi que le reçu prouvant l’achat de l’objet. Le gérant a le devoir cette fois d’envoyer cet or à l’Assay Office pour authentifier l’article.

> Le gérant peut en toute quiétude acheter l’or d’un voleur et le faire fondre tranquillement, ni vu ni connu…
Impossible, puisqu’il a l’obligation d’installer des caméras dans son magasin, qui peut être visité par des officiers de l’Assay Office à tout moment.

> Les voleurs s’en prennent principalement aux femmes et aux personnes âgées. Qu’avez-vous à dire à celles-ci ?
On leur dit de ne pas porter ostensiblement des bijoux quand elles sont dans des endroits où il y a foule, comme les foires, qui sont le terrain de prédilection des voleurs. Ou alors, de ne plus mettre de l’argent dans l’armoire, les bijoux dans un petit panier posé sur la coiffeuse... Il faut changer cette culture, il faut séparer les bijoux, car les voleurs sont des Mauriciens comme nous, ils connaissent nos petites manies.



Jean Claude Dedans

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Zero Tolerance

ZERO Tolérance

Les internautes qui voudraient commenter les articles qui sont publiés sur le site defimedia.info sont avisés qu'ils doivent éviter à tout prix d'utiliser des termes obscènes, racistes, communaux ou diffamatoires. La moindre utilisation d'un terme offensant entraînera le rejet automatique du commentaire soumis.

comments powered by Disqus

Interview Popular Articles

Google+