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Sunday, 10 February 2013 10:58

Menon Munien, ZEP Project Coordinator : « La vérification des repas a été bâclée » Featured

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À cause d’une erreur, il ne faudrait pas abandonner un excellent projet. C’est en substance ce que dit Menon Munien, ZEP Project Coordinator et responsable du programme de repas chauds dans les écoles de la zone d’éducation prioritaire. 
> Combien d’écoliers, fréquentant des écoles ZEP, sont concernés par le programme de repas chauds gratuits ?
Environ 9 000 écoliers sont concernés par ce programme. C’est-à-dire 30 écoles de la République, dont une à Rodrigues et deux à Agalega. Je précise qu’il s’agit d’écoliers de la maternelle jusqu’à la 6e.

> Combien l’État déboursera-t-il  pour ce projet ?
Chaque repas coûte à l’État Rs 75 par enfant et par jour. Ce qui fait un budget annuel de Rs 130 millions.

> Le response est-il satisfaisant, du point de vue du ministère ?
Nous avons un léger retard concernant Rodrigues. Mais, dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits du response.

> Est-ce que ces repas chauds ont lutté contre le taux d’absentéisme ?
Si on compare les chiffres de janvier 2013 à la période correspondance en 2012, on constate une amélioration de 0,6 % sur l’ensemble des écoles ZEP, soit une amélioration du taux de présence d’environ 90 enfants.

> Peut-on déduire que ce sont les repas chauds qui poussent les écoliers à être plus réguliers à l’école ?

Les repas chauds attirent les enfants à l’école et c’est tant mieux pour tout le monde.

> Les conditions à respecter, concernant la fourniture des repas chauds, sont-elles nombreuses ?

Il existe trois normes à respecter à la lettre : l’hygiène du lieu où les repas sont préparés, le transport des plats prêts à être consommés et le service.

> Le ministère exerce-t-il un contrôle concernant la qualité des repas ?

Il y a tout un arsenal de vérifications que le ministère de la Santé effectue. Il inspecte les fournisseurs, l’endroit où les repas sont préparés, les équipements de cuisine, le lieu où sont préservés les aliments, l’hygiène de la cuisson et la préparation.

> Pourtant, il y a eu l’incident de Bambous…

Ce qui s’est passé à l’école de Bambous A est malheureux. Nous le regrettons vivement. Toutefois, je dois préciser que le fournisseur en question avait reçu la visite des inspecteurs sanitaires le 31 janvier. Le rapport était favorable. Les officiers n’avaient rien noté d’anormal. La prochaine inspection était prévue jeudi 7 février, le jour même où il y a eu cette intoxication alimentaire. Malheureusement, les inspecteurs n’ont pu rencontrer le fournisseur, car il y avait un attroupement devant le bâtiment où il opère.

> À quelle heure les barquettes doivent-elles arriver à l’école ?

Les repas doivent arriver à l’école aux alentours de 11 heures et sont servis à 11 h 15.

> À quelle heure le fournisseur est supposé commencer la préparation des repas ?
C’est au cuisinier de décider quand il doit démarrer la cuisson. Pour l’école de Bambous, qui compte autant d’écoliers, il doit se mettre très tôt au boulot.

> Compte tenu du nombre d’écoliers, se pourrait-il que le fournisseur prépare la garniture la veille ?
Je ne puis répondre, car je ne sais pas. La question est pertinente. Je vais en parler aux officiers du ministère de la Santé.

> Pourquoi avoir donné le pouvoir à la PTA de choisir son fournisseur ?
Nous prônons le concept Empowerment to community. Nous ne voulions pas que la communauté subisse le diktat du ministère de l’Éducation. Nous voulons démocratiser les services, mais en établissant des directives strictes à respecter à la lettre. Ce qui me dérange, c’est que certains habitants de Bambous ont dit qu’il aurait fallu octroyer ce contrat à l’hôtel La Pirogue. C’est complètement absurde.

> Le problème, c’est que la Parents Teachers Association peut choisir n’importe quel quidam du coin…

Le ministère ou le Central Procurement Board aussi auraient pu choisir n’importe quel fournisseur du coin. Le projet de repas chauds est une excellente initiative, sauf qu’il y a eu un petit problème, une erreur. Cela arrive même aux grands restaurants, mais nous devons désormais faire davantage preuve de vigilance.

> Vous conviendrez que c’est compliqué de préparer à manger pour 600 bouches chaque matin…

Effectivement ! Nous avons constaté que confier le repas de tous les enfants d’un établissement à un seul fournisseur n’est pas une bonne idée. Surtout si l’école est très peuplée. C’est la raison pour laquelle le ministère a décidé d’octroyer le contrat de ces écoles à deux ou trois fournisseurs.

> Qui vérifie la qualité des repas lorsqu’ils arrivent à l’école ?

Ce sont les directeurs d’école, les parents et les enseignants.

> Si c’était le cas, l’incident de jeudi ne serait pas survenu…

J’ai l’impression que la vérification des repas ce jeudi-là a été faite bâclée.

> Donc, les vérifications se font at random…

Le ministère a demandé un rapport au maître d’école.

> Quand les repas arrivent, y a-t-il un appareil dans les écoles pour les conserver au chaud ou au frais ?

Non. Quand les repas arrivent dans les écoles, ils sont immédiatement servis. Il n’y a aucun moyen de les conserver, ni au chaud ni au frais.

> Une fois dans la barquette, le repas émet une vapeur, qui se transforme en eau et se mélange à la nourriture…

C’est un problème à étudier. Mais, concernant l’incident de Bambous, un peu plus d’une centaine d’enfants ont eu un problème d’intoxication. J’imagine que, sur les 600 repas, une centaine était avariée. La vigilance s’impose désormais.

> La situation aurait pu être plus grave…

Bien sûr. Dorénavant, une équipe du ministère de la Santé assistera les maîtres d’école.

> Quelle garantie pouvons-nous avoir concernant la qualité des ingrédients stockés dans les frigos des fournisseurs ?

Le ministère de la Santé effectue des visites surprises.

> Et qui dit qu’un fournisseur ne sous-traite pas ?

Le ministère de la Santé a une liste des fournisseurs. Ses officiers se rendent chez eux pour des vérifications, histoire d’être certains que ce sont les fournisseurs qui ont décroché le contrat qui préparent les repas. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de cas de sous-traitance.



Jean Claude Dedans

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